\. % ^Q .6 ">, ¥ COLÉOPTÈRES DE FRANCE Lyon. Imp. l'inier, s iccissri.ir cl> Riclianl, 'tl, rin"' Tnpin. 59/ v^iV^ HISTOIRE NATURELLE COLÉOPTÈRES DE FRANCE^ / ' E. MULSANT Soiis-Kililiotliécaiiu ilc I.a vilk' de Lvoii. Prol'csseur d'histoire iialurellc au Lycée, Correspondant du Ministère de l'iiistruclion puldique, «te. ET Cl. lŒY. DITERSIPAIiPES PARIS MÂGxNIN, BLANCHARD et 0\, sucgesseir de LOUIS JANET Rue Honore-Chevalier, 3, près la place St-Sulpicc 1803-1864 A MONSIEUR BENOIT-PHILIBERT PERROUD VICE-PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ LINNÉENNE, MEMBRE DB L'ACADÉMIE ET DE LA SOCIÉTÉ D'AGRICl'LTURK DE LYON, ETC., ETC. Monsieur, La science entomologique, dont vous êtes parmi nous l'un des représentants les plus glorieux, nous fournirait bien des litres pour rappeler ici tous les services qu elle vous doit ; mais ramitié dont vous nous honorez, a des dettes particulières et plus pressantes à acquitter, et elle seule veut avoir le plaisir de vous offrir ces pages : vous voudrez bien sans doute les accueillir comme un témoignage des sentiments affectueux de Vos dévoués E. MULSANT et Cl. REY. Lyon, le 8 Décembre IS63. TABLEAU MÉTHODIQUE ANGUSTICOLLES DE FRANCE -*o\\\. habituellement simples; parfois les postérieurs sont incourbés à l'extrémité, comme on le voit chez une espèce d'Opile; ils 6 ANGUSTICOLLES. se montrent exceptionnellement renflés chez les o* de certains Clairons. Leur longueur comparée à celle des tarses concourt à faire connaître les différences que ces insectes peuvent offrir dans leur mode de progression. Les Eperons des quatre tibias antérieurs sont courts et grêles, parfois peu distincts : ceux des tibias postérieurs affectent généralement les mêmes dispositions chez les 9 ,; mais chez les c/", l'interne est souvent courbé ; d'autrefois il acquiert , chez le même sexe, une grosseur et un allongement insolite, comme certains Clairons en offrent l'exemple, et il fait oublier l'experon externe qui s'est anihilé. Les Tarses offrent, dans cette tribu, des variations plus nombreuses que dans beaucoup d'autres. Ils sont ordinairement déprimés, au moins aux pieds antérieurs, et les quatre premiers articles, ou du moins une partie de ceux-ci, sont pourvus en dessous d'appendices membraneux ou de sortes de lamelles. x\Lais le nombre de leurs articles est loin de sem- bler uniforme. Chez les Tilliens,le chiffre de ces pièces est distinctement de cinq : chez les Clériens, on peut, avec un peu d'attention, en recon- naître cinq, mais dont la première est voilée en dessus par la seconde. Les Corjnètiens semblent en avoir seulement quatre, par suite du rapetissement ou de l'état rudimen taire de la 40, cachée dans une échancrure de la précédente. Ces pièces varient dans leur longueur re- lative : l'avant-dernière apparente, est plus ou moins distinctement échancrée ou bilobée. Les ongles , toujours au nombre de deux, sont parfois simples; d'autres fois, munis d'une dent basilaire, ou môme pourvus de' deux dents à leur côté interne, comme on le voit chez les Tilliens. VIE ÉVOLUTIVE. Swammerdam, nous à fait, le premier, connaître la larve d'une in- secte de cette tribu (1). Après lui, Réaumur (2), Sclueffer (3) et divers (i) Biblia Naiurœ, t. I, 1737, p. 2oG. (2) Mémoires pour servir à IHisf. des Ins., t. VI, XVIl, p. 81. (3) AbhundluiHjen von Insealeu, i. 11, 17(34, p. 22. ANGUSTICOLLES. 7 auteurs plus modernes nous ont donné des détails sur les premiers états de ces Coléoptères. Les larves de nos Angusticolles présentent des caractères connus, in- diqués par Erichson {Archir. fur de Naturg, 1841, t. I, p. 96.), mais rectifiés sur plusieurs points par l'un de nos Réaumur modernes les plus habiles et les plus consciencieux, M. Perris (1). Ces caractères sont les suivants : Corps allongé ; tomenteux ; un peu ventru ou renflé dans le milieu de l'abdomen ; offrant, après la tête, douze segments. Tête cornée; ordinairement dirigée en avant; très-faiblement convexe en dessus; planiuscules en dessous. Epistome confondu avec le front. Labre transverse, ou arqué en devant. Mandibules cornées, fortes, arquées, dentées. Mâchoires soudées avec le menton ; à un lobe charnu. Palpes marillaires de trois articles : les labiaux, de deux. Yeux représentés par des ocelles petits, arrondis, situés sur les cô- tés de la tête, ordinairement au nombre de cinq , disposés sur deux rangées rapprochées : trois sur l'antérieure : deux sur la seconde (2). Antennes courtes; composées de quatre articles (3) : les deux pre- miers, en partie rétractiles : le 3e subcylindrique : le 4^ grêle. T/iorfW' composé de trois segments, portant chacun en dessous une paire de pieds : leprothoracique, généralement muni en dessus d'une pla- (1) M. Perris, dans ses admirables travaux sur le pin maritime, a, plus qu'un autre , contribué à faire connaître le genre de vie et les [premiers états de nos Aiiguslicolles. (2) M. Lefebvre (Aiin. de la Soc. Eniom. de France, tom. IV, 1833, p. 578), ne donne qu'un œil, de chaque côté, à;son Clervs Buqueti (Thaneroclems Bu- quclu, Spinola, t I, p. 207, 1) ; mais M. Westwoodq'ii a vu celte larve, assure qu'elle a plusieurs petits ocelles sur les côtés de la tête. >I. Lefebvre, suivant l'au- teur anglais, aurait pris po \v un œil l'article basilaire des antennes. (3) M. Ratzeburg [Forsllnsect. t. I, p. 35), ne donne que trois articles aux an- tennes du Thanasimus formicams ; Erichson {Arch. fiir die ]Salur(j., 1841, t. I , p. 97), n'en donne que deux, a-;x Clkkides, en géruM-al : toutes les larves de ces insectes que nous avons observées, en ont bien réellement qiiatre, comme Va re- marqué M. Perris. 8 ANGUSTIGOLLES. que cornée : le 2«, parfois pourvu de deux plaques de même nature : le 3^ offrant quelquefois aussi la même particularité. Abdomen composé de neuf segments : les huit premiers, charnus ou peu coriaces : le ll^ garni en dessus d'une plaque cornée ; armé chez le plus grand nombre de deux crochets ou sortes de cornicules , offrant en dessous une saillie pseudopode, c'est-à-dire faisant l'office de pied et servant à la progression. Pieds peu allongés, grêles, subcylindriques ou graduellement rétrécis; composés d'une hanche, d'une cuisse^ d'un tibia et d'un tarse terminé par un ongle. Stigmates au nombre de neuf paires : la première , placée sur la face inférieure de l'anneau mésothoracique, près du bord antérieur de l'arceau : les huit autres paires, sur la partie supérieure des flancs des huit premiers segments de l'addomen. Sous le domino servant à voiler leur forme dernière, toutes les larves connues de nos Angusticolles sont carnassières. La nature les a prin- cipalement destinées à décimer, dans leurs premiers états, d'autres in- sectes dont la trop giande multiplication nuirait à l'ordre établi par le Souverain Ordonnateur de l'univers. Mais toutes ne font pas la guerre à des articulés ayant des habitudes semblables. Les uneS;, comme celles des Denops , des Thanasimes, des Opiles et de quelques autres genres, chargées d'une mission favorable à nos intérêts, poursuivent, dans leurs retraites ténébreuses, ces vers do rtines et d'Anobies, qui criblent de trous les charpentes de nos habitations et jusques aux meubles de nos appartements; pourchassent, dans leurs galeries sinueuses, les larves de ces Xylophages , dont les races maudites causent souvent h nos arbres des dommages considéra- bles ; osent même attaquer, sous les écorces chargées de les caclier , celles de divers Longicornes ou Buprestides. Toujours avides d'une proie vivante, quand elles ont dévoré l'ha- bitant de l'une de ces retraites, elles déchirent, de leurs mandibules robustes, la cloison servant à séparer cette gaîne d'une galerie voisine, pour trouver un nouveau moyen de se satisfaire. Un instinct providen- dentiel semble les guider dans la recherche de la proie qu'elles con- voitent ; mais si leur espérance est trompée, elles se contentent d'ali- ments plus maigres, et demandent aux matières excrémentielles ANGUSTICOLLRS. 9 laissées par leurs' victimes . les moyens de soutenir leur existence. D-Vutres insectes de cette tribu ont aussi^, dans leur état vermiforme.^ une utilité particulière. Ils sont chargés de détruire les matières grais^ scuses attachées aux peaux desséchées ou aux restes dégoûtants du corps des animaux supérieurs. Ministres d'une Providence toujours attentive aux besoins de l'homme, ils accomplissent dans leur condition obscure, le rôle de paria auquel ils semblent réduits. Peut-être dans l'occasion^ montrent-ils aussi les habitudes insecticides de leurs congénères, et ne se font-ils pas scrupule d'attaquer les autres larves nécrophages , qui viennent, comme eux, vivie des débris de la mort. (juelques autres Angustigolles, dans leur jeune âge, nuisent à la multiplication de certains Hyménoptères millifôres, dans ces nids, d'un mortier si .solide que les abeilles maçonnes appliquent contre les montants ou les corniches en pierre de taille de nos portes ou de nos fenêtres, la larve des uns dévore, dans la cellule , où elle comptait couler ses jours en paix, celle de la Mégachile, née comme elle dans le même berceau. Ce nouveau Minotaure ne se contente pas d'une seule victime. Il dé- truit les parois seivant à séparer les retraites de ces apiaires, pénètre .successivement dans diverses cellules , et se repaît de son habitant. Quelquefois ces laiTes apicides vivent aux dépens de la postérité de nos abeilles domestiques. Elles passent d'une alvéole à l'autre, en portant partout le ravage et la mort, et ne mettent un terme à leurs méfaits qu'au moment où elle vont passer à l'état de nymphe. Avant de revêtir la forme d'une momie, les insectes de cette ti ihu . prennent toutes les précautions possibles pour n'être pas troublés du- rant les jours de sommeil auxquels ils vont être condamnés. Ceux qui poursuivaient dans les branches ou les troncs des arbres les vers li- gnivores, se creusent quelquefois sous les écorces un sépulcre com- mode pour s'y retirer avec plus de sécurité. D'autres se pratiquent dans la vermoulure une retraite convenable. Les espèces apivores trouvent dans les cellules des abeHles une couchette toute préparée, ou se construisent sous les alvéoles un tombeau propre à les cacher. Toutes tapissent le lieu dans lequel elles se retirent, d'une matière gojnmeuse , réduite souvent à une très-mince pellicule, mais suftisante pour former une sorte de coque, dans laquelle le corps délicat de la 10 ANGUSTIC0LLE8. nymphe future reposera plus mollement, et trouvera un abri plus assuré, durant les jours de mort apparente prédécesseurs de celui de sa résurrection (1). GENRE DE VIE DES INSECTES PARFAITS. Une fois arrivés au jour^, nos Angusticolles ont des destinées diverses. La plupart de ceux qui cachent leur jeune âge dans les dédales obscurs creusés dans les arbres de nos forêts par des larves rongeuses^, se mon- trent encore les fidèles protecteurs de ces végétaux^ comme ces dryades tutélaires crées par l'imagination des poètes, ou inventées pour la con- servation des bois par le sage esprit des législateurs. On les voit sur les branches et les troncs de nos pins ou sur d'autres arbres djessences diverses, arpenter les écorces en tous sens, et mémoratifs de leur pre- miers penchants, déchirer d'une dent avide les petits insectes que leur mauvaise fortune fait trouver sur leur route. Leur agilité s'accroît sous les feux d'un soleil ardent, et quelques- uns , comme les Tarsostènes , déploient tant de vivacité et de prestesse dans leurs mouvements, qu'ils savent se soustraire sans peine , par un vol précipité, aux doigts paresseux ou peu exercés qui cherchent à s'en emparer. Ceux, d'une taille moins faible, que leurs allures moins promptes laissent tomber en notre pouvoir, cherchent par d'autres pro- cédés des moyens de salut. Les uns, simulent l'état du mort; les autres essayent, à l'aide de leurs tenailles robustes, de pincer la main qui les a saisi pour échapper à la captivité et à la perte de la vie: et souvent ils nous mordent avec une ténacité telle, qu'ils préfèrent se laisser décoller plutôt que de lâcher prise. (1) Dans leur état normal d'existence, la vie évohilivedeces insectes, h moins de circonstances exceptionnelles sans doute très-rares, ne se prolonge pas au delà du cercle de Tannée, on plutôt n'atteint pas cette limite; mais dans nos laboratoires, les choses ne se passent pas toujours aussi régulièrement, et parfois ils mettent plusieurs années avant de revêtir leur forme parfaite. Mais dans nos éducations particulières, ne voit-on pas quelquefois des Lépidoptères rester trois ou quatre ans i\ l'état de chrysalide avant d'éclore, et des larves Longicornes séjourner jusqu'à plus de quinze ans, dans des bûches enfermées dans nos maisons , ou dans les bois de nos meubles, avant de subir leur dernière transfiguration? AN(JUST1C0LLES. {{ Parmi ceux qui se nourrissaient de matières graisseuses ou des larves si fréquentes dans le domaine des équarrisseurs^ quelques-uns conti- nuent à fréquenter ces ossuaires ou ces charniers. Dans le pays des an- ciens Sésostris, on en rencontre parfois sous les bandelettes des momies, avec ces divinités populaires, ces ibis^ et ces scarabées, dont les services étaient pour ces peuples la manifestation vivante de la providence de Dieu. Mais toutes ces Nécrobies ne sont pas exclusivement attachées aux lieux dans lesquels elles remplissaient d'abord une mission bienfaisante; plusieurs vont trouver, dans la corolle des végétaux, une vie moins obs- cure et une nourriture plus' recherchée. Les Clairons naguère si funestes à la postérité de diverses sortes d'abeilles, semblent avoir oublié leur instincts, apicides, pour courtiser, dans nos prés, les ombelles aux blanches fleurs, et leur dérober les sucs emmiellés dont se remplissent leurs nectaires. La nuit les voit le plus souvent, ennivrés de cette ambroisie, endormis au sein de ces pétales, où leur goût puisait mille jouissances. Si durant le jour on les surprend au milieu de leurs plaisirs, si nos doigts les troublent dans leurs sen- suelles voluptés, ils replient leur tête et leurs pattes pour échapper, par une résignation apparente, au sort dont ils peuvent être menacés. La nature leur a donné une parure dont les joyeuses couleurs sem- blent en harmonie avec leurs goûts recherchés, durant leurs jours les plus glorieux. La plupart ont pour couleur foncière le bleu, le vert ou le violet, dont les teintes métalliques constituent sur leurs étuis rouges ou orangés, des points, des taches, ou des sortes de bandes, dont les contours capricieux varient suivant les espèces, et se modifient souvent, en usurpant des espaces plus considérables, jusqu'à dénaturer le dessin primitif delà robe. En général, les insectes de cette tribu, sans étaler la richesse ou l'é- clat somptueux des Buprestes, se font remarquer par la beauté, la diver- sité des nuances ou des dessins de leur vêtement. Les Opiles. les moins favorisés sous ce rapport, se confondent par leur couleur de bois, avec les poutres de nos habitations, sur lesquels sou- vent on les rencontre. Mais les Thanasimes , les Tarsostènes, les Dé- nops et les Tilles, présentent sur leur cuirasse les gracieux effets pro- duits par une disposition harmonieuse du noir, du rouge et du blanc. 12 ANGUSTICOLLES. Là, c'est un corsage de corail destiné à faire ressortir des élytresdejais; ici, sur des étuis d'un fond obscur, se montrent des taches ou des gouttes de lait, ou des bandes d'une blancheur cfayeuse, soit inhérentes à la substance de leurs vêtements, soit formées par un duvet serré comme un feutre; chez d'autres, des espaces teintés de cinabre ou de minium, viennent prêter à leur manteau des agréments particuliers. Les Gorynètes et les Nécrobies, malgré les lieux abjects dans lesquels ils étaient condamnés à vivre, et le rôle dégoûtant mais utile qu'ils y remplissaient, ont reçu, la plupart, pour leurs dernières scènes à jouer dans la vie, un costume riche des teintes les plus belles du bleu métal- lique, variées quelquefois par un corsage ou des pieds hématoïdes. Une seule espèce d'Europe, mais étrangère à nos contrées, a été réservée à porter les couleurs lugubres consacrées au deuil, ou adoptées pour les insignes de la mort. Les Angusticolles compris dans notre faune, y sont en général moins localisés que la plupart des Coléoptères des diverses autres tribus. Ceux qui se nourrissent aux dépens des larves nuisibles à nos bois, s'y trouvent à peu près sous toutes les zones. Aucun ne recherche d'une manière spéciale les parties élevées des chaînes alpines, dont les sommets sont couronnés de glaciers. Mais parmi les espèces apivores, plusieurs ne s'éloignent jamais de ces heureuses provinces, où l'olivier voit mûrir ses fruits, où la lavande émaille les coteaux, où divers autres labiées embaument l'air de leurs aromatiques odeurs. Quant aux Gorynètes ou aux Nécrobies, dont la destinée, dans leur jeune âge, est de détruire le reste des animaux supérieurs, ou de déci- mer les vers s'engraissant de ces débris, plusieurs paraissent avoir été importés avec des peaux étrangères et s'être naturalisés sans peine dans notre pays. Nos Angusticolles sont principalement amis des beaux jours; ce- pendant quelques individus attardés se montrant encore jusque vers l'époque où l'automne ramène le temps des vendanges. Mais comme la plupart des autres insectes, ils jouissent assez peu de temps des avantages ou des douceui's réservés à leurs derniers jours. Le but terminal de leur existence, celui d'assurer la perpétuité de leur espèce, les préoccupe bientôt. Ghaque femelle déploie alors une sollici- tude et des soins dont on ne peut pas trouver des exemples plus mer- veilleux parmi les animaux supérieurs. ANGUSTICOLLES. 13 Celles dont la postérité doit faire la guerre aux Bostriches et autres destructeurs de nos bois, se mettent en quête des arbres dans lesquels ces nuisibles créatures ont établi leur demeure, et à l'aide de leur ovi- ducte mobile, introduisent dans l'ouverture de leurs galeries, des œufs d'où sortiront bientôt de petits ogres, vivant de la chair fraîche de ces malencontreux bûcherons. Celles dont les descendants doivent être apivores, s'introduisent dans les nids des abeilles maçonnes ou dans nos ruches, comme Dio- mède dans les murs de l'antique Ilion, et y déposent des germes, dont les produits porteront bientôt dans les alvéoles le carnage et la désola^ tion. Quand leur tâche est ainsi remplie, nos Angusticolles ne tardent pas à subir la loi commune, c'est-à-dire à payer à la mort le tribut auquel ne peut se soustraire aucun être vivant. Mais avant de rentrer dans le néant, ministres d'une providence qui veille sans cesse aux besoins de l'homme, ils ont contribué à la loi d'harmonie faite pour maintenir tous les animaux dans de justes limites, et pour conserver sur la terre cet équilibre admirable, qui seul suffirait pour nous révéler la sagesse et la bonté du Dieu créateur, qui préside aux destinées de l'univers. HISïOmOUE DE LA SCIENCE. Essayons maintenant d'exquisser les changements par lesquels a passé la classification de ces insectes. 1758. Linné dans sa 10^ édition de son Systema Naturœ, renferma principalement dans son genre Attelahus le petit nombre, connu de lui, des Coléoptères de cette tribu ; il en égara une espèce parmi ses Der- mestes^ et une autre parmi ses Chrysomela. 1761 . Poda, dans ses Insecta miisaei graecensis^ suivit la même marche. 1762. Geoffroy, dans son Histoire abrégée des insectes^ transporta aux Hister de Linné le nom à' Attelahus; donna celui de Bhinomacer aux pre- mières espèces du genre Attelabusûe Linné; et comprit les autres, c'est- à-dire celles qui nous occupent, sous la dénomination générique de Clerus. 1763. Scopoli, dans son Entomologia carniolica adopta les idées lin- néennes. 14 AN6USTIC0LLES. 1767. Linné dans la 12^ édition de son Systema Naturae., n'apporta aucune modification à son travail précité. 1773. De Geer, dans le tome V de ses Mémoires pour servir à l'His- toire des insectes, marcha sur les traces de Geoffroy, et rangea tous nos Angusticolles connus de lui, dans le genre Clerus. 1775. Fabricius, dans son Systema entomologiae, fit entrer la plupart de nos Angusticolles dans le genre Clerus, adopté de Geoffroy; en laissa quelques autres parmi les Bermestes, à l'exemple de Linné ; fit d'une autre espèce une Lagria, et créa le genre Notoxus aux dépens de quel- ques Attelabus du Pline du nord. 1781. Il ne fit point subir de modification à ce premier travail, rela- tivement aux insectes de cette tribu, ni dans son Species insectorum (1781), ni dans sa Mantissa insectorum (1787). Avant ou un peu après l'apparition de ces deux ouvrages, avaient été produites diverses publications, dont les auteurs s'étaient bornés ou à peu près, à suivre les traces de leurs prédécesseurs. Sulzer, dans son Abgekurzele Gschichte der Inseclen {Histoire abrégée des insectes) (1776); Laicharting dans son Verzeichniss und Beschrei- bung der tyroler Insecten (Catalogue et description des insectes du Tijrol (1781), rangèrent parmi les Attelabus de Linné, le petit nombre de nos Angusticolles dont ils donnaient la description; et Mûller, dans son Zoologiae danicae prodromus (1776) les dispersa parmi ]es Attelabus, Ber- mestes et Crioceris. 1790. Rossi dans sa Fauna etrusca dissémina à l'exemple de Fabri- cius, nos Angusticolles dans les genres Clerus. Bermestes et Notoxus ; décrivit dans cette dernière coupe, une espèce nouvelle, et plaça dans la précédente un insecte, qu'il soupçonna bientôt y avoir été renfermé à tort. 1790. La même année, Olivier, mieux inspiré créa, dans le tome II de son Entomologie, le genre Tillus pour y placer celui de nos Angus- ticolles dont Linné avait fait une Chrysomela,et Fabrius une Lagria, et il y adjoignit l'espèce que Rossi regrettait avoir colloque avec les Ber- ■mestes, et qui devait plus tard devenir le type du genre Enoplium. Nos autres Angusticolles, paraissant n'avoir que quatre articles à tous les tarses, sévirent rejetés dans le IV^ volume de son ouvrage; ils y constituent le genre Clerus, et ce\m de iVerro^îa, indiqué par Latreille, ANGUSTICOLLES. 18 formé aux dépens des insectes de cette tribu, que Linné et Fabricius avaient laissé avec les Derwes^es, et Thunberg, avec les Auobium. La méthode tarsienne mise en lumière parGeofïroy, et rejetée aujour- d'hui par la plupart des naturalistes, a rendu, on ne peut le nier, de grands services à la science. Elle a permis souvent de replacer, dans leur famille naturelle, des insectes qui en étaient très-éloignés. 1791. Olivier, qui sous ce rapport, adoptait la manière de voir du médecin de Paris, commença le premier à sentir les rapports nom- breux qui existaient envers nos divers Angusticolles, et dans le tome VI de VEnctjcIopécUe méthodique, il les réunit sous le nom générique de Clerus., à l'exception de ceux dont il avait fait des Tillus. 1792. Hehbst, dans le tome IV de son Natursystem aller bekannten [nsekten (Système de la nature de tous les insectes connus) créa le genre Korynetesh l'aide des insectes dont Latreille et Olivier (1790) avaient fait celui àeNecrobia; il appliqua à tort le nom de Trichodes à ceux que Geof- froy, à l'exemple d'Aristote avait plus particulièrement désigné sous le nom de Clerus; il laissa dans le tome VII du même ouvi-age (1797), sous ce dernier nom générique, tous nos autres Angusticolles. 1792. Fabricius, dans son Entoniologia systematica adopta le genre Tillus d'Olivier; mais n'apporta aucune autre modification à ses dispo- sitions systématiques précédentes. 1793. Panzer, dans sa Faumi Germanica (1793 et suivantes) et dans son Entomologia Germanica (1794) suivit les pas de ce maître. 1797. Peu d'années après parut le premier ouvrage d'un entomolo- giste, dont le génie devait surtout se révéler au commencement du siècle suivant. Latreille, dans son Précis des caractères génériques des in- sectes, disposés dans un ordre naturel, essayait de faire pour l'Entomo- logie ce que Ant. Laurent de Jussieu avait tenté avec tant de bonheur pour la botanique. Sa seixième famille des Coléoptères, eut pour carac- tères : Antennes terminées presque insensiblement en une massue allongée, dont le der- nier article grand, obtus; quelquefois en scie. Antennules en massje sécuri- fornie, presque égales en longueur, lèvre inférieure allongée. Tarses à quatre articles : le pénultième bifide. Les ouvrages entomologiques éclos dans les dernières années du 16 ANGUSTICOLLES. XVIII^ siècle, n'apportèrent aucun changement notable à la classifica- tion (le nos insectes. Bornons nous donc à citer parmi les plus remar- quables : lUiger, Verzeichniss der Kaefer Preussens (Catalogue des insec- tes de la Prusse) (1798) et Paykull, Fauna suecica (1798). 1800. Duméril, à la fin du premier volume des Leçons d'anatomie comparée, parGeorges Cuvier, donna, en suivant la méthode tarsienne, un Tableau de la classification des insectes dans lequel ces petits ani- maux étaient distribués en familles, ayant des dénominations particu- lières. Nos Angusticolles firent partie de celle des Térétiformes, ayant : Les Antennes en massue et le corps souvent cylindrique. 1881. Lamarck, dans son Système des animaux sans vertèbres, réunit aussi tous les insectes dans le genre Clerus, ayant pour caractère : Antennes droites, en massue perfoliée, quatre antennules: les postérieures, gran- des et sécuriforraes. Yeux en croissant. Tôte inclinée. Corselet rétréci postérieu- rement. Tarses de cinq articles. 1801. Fabricius éclairé par les travaux précédents, sentit mieux qu'il ne l'avait fait jusqu'alors, les liaisons existantes entre nos divers An- gusticolles, et il les rapprochait tous, dans les genres Clerus, Tillus, Trichodes, Corynetes et Notoxns. Il retranchait ainsi des Dermestes les espèces dont Latreilleet Olivier avaient fait des Necrobia, et Herbstdes Koryneles, et il restreignit à quelques-uns de nos Angusticolles son genre Notoxus pour rejeter les autres espèces avec les Anthicus, avec lesquelles elles se trouvèrent plus naturellement placées; mais à l'exem- plede Herbst, il continuait à transformer les Clairons de Geoffroy en Tri- chodes. 1804. Latreille, dans son Histoire naturelle des crustacés et des insectes, à la vue de ces changements, s'écriait avec raison, malgré l'amitié dont nous honore l'illustre entomologiste de Kiel, nous repousserons ces in- novations nominales. Latreille admit le système tarsal avec les autres entomologistes français. Il s'était aperçu, comme l'avait remarqué La- mark, que tous les Clairons avaient cinq articles aux tarses, dont le premier est parfois peu distinct; et par cette raison, il réunit tous nos Angusticolles dans sa famille des Clairones, la cinquième des Coléop- tères, ayant pour caractères principaux : ANGUSTICOLLES. 17 Antennes terminées par un ou quelques articles sensiblement plus grands. Corselet rétréci postérieurement et souvent cylindrique. L'illustre auteur, dans cet ouvrage, l'un des plus beaux monuments de son génie, séparait avec raison, des autres coupes génériques, pour constituer celle des Enoplium, des espèces laissées avec les Tillus par Fabricius; et il donna le nom générique d'Opilo aux Notoxus du pro- fesseur de Kiel. Les autres insectes de cette tribu furent répartis dans les genres Tillus^ Clerus et Necrobia, coupe indiquée primitivement par lui, et admise par Olivier qui la fit connaître avant d'avoir été repro- duite par Herbst, sous le nom de Korynetes. 1806. Dans le premier volume de son Gênera crustaceorum et insec- tonim, l'entomologiste de Brives continua à comprendre tous nos An- GUSTicoLLES, daus sa famille des CLAmoNES (Clerii)^ devenue la sixième de la première division des Coléoptères; mais il sépara, sous le nom de Thaiiasimus, les insectes nommés à tort Clerus par Herbst et par Fabri- cius, réservant avec raison cette dernière dénomination générique aux Coléoptères plus spécialement connus en France, depuis Geoffroy, sous le nom de Clairons. 1806. Duméril, dans sa Zoologie analytique, continua, à l'exemple d'Olivier, à séparer de nos Angusticolles ayant cinq articles apparents à tous les tarses, ceux qui semblent en avoir seulement quatre. D'après ces idées, les Tillus firent partie des Coléoptères pentamérés, dans la famille des Lime-hois ou Térédiles , A élytres dures, couvrant tout le ventre; à Antennes filiformes, à corps arrondi, allongé, convexe. et les autres, ou les Cleius et Corynetes, rangés parmi les Tétramérés, et entrèrent dans la famille des CvLiNDmroRMES ou Gylindroïdes. A antennes en massie, non portées sur un bec ; à corps cylindrique. 1808. Gyllenhal, dans le tome I^"^ de ses Insecta suecica, adopta la famille des Clerii de Latreille. Elle forma la dixième de ses Coléop- tères, et se trouva réduite, pour la faune de son pays, aux genres Clerus, Notoxus et Tillus du système de Fabricius. 1809. Latreille, dans ses Considérations yênérales sur Vordre naturel 1-3 ANGUSTICOLLES. des animaux, n'établit aucune coupe générique nouvelle dans sa fa- mille des Clairones; mais il la divisa en deux sections, pour en rendre l'étude plus facile : I. Premier article des tarses très-apparent, différant peu de longneur du précé- dent {Enoptium, Tillus, Thanasimus). II. Premier article des tarses très-court, caché en dessous par la base du second * {Opilo, Clerus, NecroUa). 1812. De Lamarck, dans son Elirait du cours de zoologie sur les ani- maux invertébrés, rangea nos Angusticolles, parmi ?>e?, Pentamères cJovi- cornes, et les fit entrer dans la section des Zoophages, dont les larves dévorent les insectes vivants, ils y furent tous réunissons le nom géné- rique de Clairon. 1815. Leach, dans le tome IX de ï Encyclopédie d'Edimbourg , fît entrer nos Angusticolles dans la neuvième tribu de ses Coléoptères pentamères; ils y formèrent celle des TiLLmES. Quant aux genres, il prit principalement La treille pour guide. 1817. De Lamarck, dans le tome IV de l'Histoire naturelle des animaux sans vertèbres, modifia les dispositions de son ouvrage précé- dent. Il partagea les Coléoptères pentamères en trois sections : 1° les Filicornes, à antennes filiformes, moniliformes ou sétacées, rarement épaisses vers le bout; 1^ les Clavicornôs; 3" \q?> Lamellicornes. Nos Angusticolles appartinrent à la section des Filicornes et prirent place parmi les MÉLvmDES, ayant pour caractères : Quafres Palpes. Elytres i-ecouvrant Tabdomen en totalité ou en majeure partie. Slernum anlérieur ne s'avançant pas sous la tète. MmuUhules fendues à leur pointe, ou munies d'une dent au dessous. Corps mou. Les MÉLYRiDES comprirent les genres Lymexyle, Mastige et Scydmène à tête séparée du corselet par un étranglement, et ceux de Malachie, Drile, Mélyre, Clairon et Tille, à tête enfoncée dans le corselet : les trois derniers se distinguent par leur absence de vésicules sui- les côtés et par leurs antennes simples ou en scie. 1817. La même année, Latreille, dans le troisième volume du Régne animal, par Cuvier, divisait les Coléoptères pentamères en six familles: 1° les Carnassiers ; 2° les Brachélytres ; 3» les Serricornes; 4° les Clavi- cornes ; 5° les Palpicornes; 6'^ les Lamellicornes. ANGUSïlGOLLES. 19 Nos Angusticolles firent partie de celle des Clavicornes ayant pour caractères : Quatre palpes. Etuis recouvrant ledessus de l'abdomen ou sa plus grande portion. Antennes plus grossesvers leur extrémité, souvent même en massvie perfoliée ou solide; plus longues que les palpes maxillaires. Ils furent compris dans la première section comprenant les espèces à antennes grossissant insensiblement ou terminées par une massue d'un à cinq articles. Ils constituèrent dans cette section le genre Clairon, distingué des Clavicornes suivants par Les palpes maxillaires très-avancés, aussi longs que la tête, ou les labiaux aussi longs ou plus saillants que les précédents, terminés par un article beaucoup pins grand que les inférieurs, en hache ou en cône très-allongé. La tête et le corselet plus étroits que Pabdomen. Ce genre fut lui-même divisé en plusieurs autres coupes : Mnstige. Scydmène, Tille.. Enoplie, Clairon (^auquel il réunissait ses Tlianasime^ et ses Nécrobies). 1821. Le comte Dejean. dont le Catalogue des Coléoptères a beaucoup contribué à répandre le goijt de l'Entomologie, rangea nos Angusti- colles parmi ses Térédiles. Admirateur de Fabricius, dont les écrits lui servaient de point de départ, les Coléoptères dont nous nous occupons furent répartis dans les genres Tillus, Clerus ( Thanasinius Latr.), Notoxus {Opilo, Latr.), Trichodes (Clerus, Latr.). Corynetes {Necrobia, Latr.). 1822. Sahlberg, dans ses Insecta fennica. suivit les traces de Gyl- lenlial pour les insectes qui nous occupent. 1825. Latreille, dans ses Familles natureUes du règne animal, trans- porta nos Angusticolles, de sa famille des Clavicornes. dans celles des SERmCORNES. Ils y constituèrent la septième tribu, celle des Clérides; ils furent divisés de la manière suivante : a Antennes jamais en scie et toujours terminées en massue. Tarses, vus en -dessus, n'offrant que quatre articles : le premier étant très-court {Necrolne, Clairon, Opilo.) r ^0 ANGLSTICULLKS. «K Antennes soit grossissant insensiblement vers le bout et souvent presque en- tièrement en scie, soit terminées par sept ou trois articles plus grands et for- mant une massue dentée. Cinqarticles distincts à tous les tarses. /3 Antennes grossissant insensiblement {Tille.) /3/2 Antennes terminées bru.squement par sept ou trois articles plus grands que les précédents (Enopile.) 1828. La famille des Clerii, dan.s la Fauna iitsectorum lapponica de Zetterstedt, se trouve réduite aux genres Clniis et Corynelcn de Herbst. 11 ne changea rien à ee travail, dans ses Insccta hippouiai . publiés en 1840. 1829. Fischer de Waldheim. dans le premier volume du Bulletin de In Société des vatnraUiiks d<'. Moscou, créa'le genre Di^nops. 1829. Latreille. dans la seconde édition du Bégne aniiiiaL parCuvier. partagea ses Coléoptères Serrirornes en trois sections : Steriwxes, ayant le prosternum avancé jusque sous la bouche; les Malarodermes, ayant le prosternum non avancé, et la tète engagée dans le corselet; les Limp-hois, ayant le sternum non avancé et la tête séparée du corselet par un étranglement ou espèce de cou. Nos Angusticolles y composèrent la quatrième trilni des Makicodo) mes, c^Ue des Glauiones, ayant pour caractères : Deux P«^/)t^9an moins avancés et terminés en massue. Mandlbnlea dentées. Pénultième arlicle des tarses bilobé : le premier très-court ou peu visible dans pin sieurs. Antennes tantôt presque filiformes et dentées en scie, et tantôt terminées en massue ou grossissant presque insensiblement. Corps ordinairement presque cylindri- que. T(^/e et corselet plus étroit que l'abdomen. Yeiw écbancrés. Ils étaient divisés de la manière suivante: A Tarses, vus sous Ic.irs deux faces, distinctement de cinqarti- cles. Tillus. AA Tarses, vus en dessus, ne paraissant composés que de quatre articles : le premier des cinq ordinaires étant fort court et cacbé sous le second . "B Antennes grossissant insensiblement. C Palpes maxillaires tiliformes : les labiaux terminés par un grand arlicli; en forme de bâche. Tlutnasimiis. ce Les quatre palpes terminés par un grand article en forme de liache. Opilo. BB Antennes avant les ti'ois derniers articles formant une ANGUSTIGOLLES. 21 massue br.isqiic, soit simple en forme de triangle ren- versé, soit on scie. D Massue des antennes simples. E Dernier article des pnlpes maxillaires en triangle ren- versé : celui des labiaux en forme de hacli(>. CAerus. EE Les quatre palpes terminés par un article de même grandeur, en forme de triangle allongé et comprimé. P^errobia. DD Massue des antennes ayant les deux avant-derniers ar- ticlesdilatés an côléinterne en manièrede dents. Kiwplium. 1829. Curlis, dans son Guide lo an Anamji'uient of british Iiisecis. ci dans sa Britisli Entomology, suivit Latreille, dans ses divisions géné- riques. Toutefoi.^, il sépara, des Nécrobies, une espèce à laquelle il conserva le nom de Co'yneles. donné aux unes et aux autres, par Herhst. 1830. Stepliens, dans le troisième volume de p^es Illustrations, donna, à l'exemple de Leacli, le nom de Tujjdées à la famille des Clairones de Latreille. Il divisa, comme Curlis, les Corynetes de Herbst, en Necrobia et Coryiietes; et le suivit à peu près pour les autres coupes génériques. 1836. M. de Laporte dans la suite de ses Etudes entonwlogiques. insérée dans le tome IV de la Revue entomologique publiée par M. Sil- bermann . divisa sa trilni des Claironides de la manière suivante. Nous restreignons ses tableaux aux espèces de notre pays : A Tarses offrant distinctement cinq articles ; palpes maxillaires filiformes ou ovalaires. tii.mtes. AA Tarses n'olfrant que quatre articles distincts. B Antennes grossissant insensiblemenl. mitoxifes. JJB Antennes àjtrois derniers articles beauc():i\) plus gros que les autres. rouYNKTiTiis. TlLLITKS. G»nrfs. « Tète en carré long. ('.ijUdriis. 5<« Tête ovalaire ou arrondie. Tillus NoTOxrrES. z Dernier article de tous les palpes en foruie de hache. yoto.riix. 'jL'x Dernier arlicle des palpts maxillaires filiforiue. C.\eru$. 22 ANGUSTIGOLLES. CORNÉTITES. « Trois derniers articles beaucoup moins longs que tous les au- tres réunis. ^ Palpes maxillaires terminés par un article en triangle ren- versé; le dernier des labiaux en hache. Trichodes. /9/3 Tous les palpes à dernier arti(;le triangulaire. Corynetcs. az Trois derniers articles des antennes plus longs que tous les les autres réunis. Enopliuni. Il ne changeait rien à ce tableau, en 18i0, dans le tome I de son Histoire nalureUe des insectes Coléoptères. 1837. Sturni, dans le onzième volume de sa Faime d' Allemagne {Deutschlands Faunci) suivit les traces de Herbst et de Fabricius, et admit, avec eux. les genres TiUus^ Notorus, Trichodes, Ckrus Conjnetes. auxquels il ajoutait celui (VEnopJinni de Latreilie. 1837. La même année, M, Brullè, dans son Histoire naturelle des Insectes.^ publiée avec Audouin, divisait de la manière suivante, sa famille des Clériens. la troisième de celle des Serricornes. a Palpes filiformes (antennes comprimées). Cylidrus. ccx Palpes à dernier article élargi. 6 Dernier article élargi aux palpes labiaux seulement. S Antennes filiformes ou en scie. Tillus. Antennes terminées en massue. >7 Cette massue serrée. Clerus. ï)>5 Cette massue lactie. Nccrobia. «6 Dernier article élargi aux palpes labiaux et aux maxil- laires. « Extrémité des antennes peu dentée. OpHo. .ee Extrémité des antennes fortement dentée. Enoplium. 1839. M. Westwood, dans son Introduction to tlie modem Classifica- tion of Insects, fit entrer nos Angusticolles dans ses Priocerata, corres- pondant aux Serricornes de Latreilie. Ils en constituèrent la sixième famille, celle des Clérides, distincte de celle des Melyrides, par des téguments plus solides, par un corps long et cylindrique, avec la tête et le prothorax plus étroits que les élytres. 1839. La même année, Stephens, dans son Manual of british Coleop- tera, ressuscitait le genre Tilloidea, de M. de Laporte, fondé sur de faux caractères^ et suivait la marche de son premier travail. ANGUSTIGOLLES. 23 1841. Erichson dans ses Archiv fur Naturgeschichle formant la con- tinuation de Wiegmann, chercha, dans un savant mémoire, à faire connaître le parti que la science pourrait retirer des caractères fournis par les larves des insectes, pour la disposition systématique de ces pe- tits animaux. Les Clérides lui parurent former une famille très-natu- relle après celle des MÉLYmoES. 1841. Le marquis de Spinola donna dans la Pu'viW' zoologique ., pu- bliée par M. Guérin-Méneville, une division de la famille des Clai- RONES de Latreille, dont il préparait la monograpliie. Voici un extrait de cette classification, en ce qui regarde les insectes de France. A Tarses postérieurs de cinq articles, visibles dans tons les sens. TILLOÏDES. AA Tarses postérieurs n'ayant que qiiaîre articles visibles, notoxoïdes. ClAIRONES TILLOÏDES. a Tête en carré long. «se Tête arrondie ou ovalaire. Dcnops. TU lus. Clairones notoxoïdes. a Antennes filiformes ou nioniliformes grossissant insensible- ment vers leur extrémité. j8 Dernier article des palpes maxillaires n'étant pas de même forme que les labiaux. Thininsimus. /8/3 Dernier article des palpes maxillaires étant de la même forme que le dernier des labiaux. Notoxus. «a Antennes terminées par une massue de trois articles, apla- tis et dilatés. y Massue antennaire plus courte que les 2-8'" articles pris ensemble. r, Dernier article des palpes labiaux très -dilaté et sécuri- forme. Clerns. r,n Dernier article des palpes labiaux en triangle ren- versé presque équilatéral. • Dernier article des palpes maxillaires mince et cylin- drique. Trichodes. Si Dernier article des palpes maxillaires en triangle renversé. Coryiieles. SSS Dernier article des palpes labiaux mince et subcylin- drique comme le dernier des maxillaires, yecrobia. 24 ANGUSTICOLLES. yy Massue antcnnaire visiblement plus longue que les 2-8'' articles pris ensemble. Enoplium. 1842. L'année soivante, le docleur Kliig piiljlia dans les Mémoires de r Académie des sciences de Berlin un Essai sur la détermination et la d's- position systématique des genres et des espèces de Clériens. Cette monographie, dans laquelle l'auteur ne donnait point de ta- bleau méthodique des coupes génériques, se composait, pour la faune européenne, des genres Cylidrus. Tillus, Clertts, Opilus., TricJwdes. Co- rynetes, Enoplium. 1844. M. Spinola, dans son Essai monographique sur les Clérites, ap- porta divers changemenls à la classihcalion de ces insectes, précé- demment donnée par lui. En voici le résumé : A Prothorax formé de deux pièces seulement, une supérieure ou tergum, l'autre inférieure o:i prosternuin. c(-. cléroïdes. AA Prothorax composé de quatre pièces distinctes, dont une supérieure ou tergum et trois inférieures^ savoir : deux épisternums et un proslerniim médian. cl. cory^étoïdes. Cl. clkroïdec:. X Tarses ayant toujours cinq arlicles également visibles sous tous les aspects. 6 Tète en rectangle longitudinal , ■n crtex près ]ue aussi grand que le front. Di'iwpii. êê Tèle arrondie ou ovalaire; vertex beaucoup plus petit que le front. TiUns. XX Tar.ses postérieurs n'ayant jamais plus de quatre articles vi- sibles en-dessus. 6 Antennes filiformes ou uioniiiformes, grossissant iiKsen.si- blement vers Textrémité. y. Dernier article des palpes maxillaires n'étant pas d(.' même forme que le dernier des labiaux. Thanasimus. x/. Dernier article des palpes maxillaires de la même forme (|ue le dernier des labiaux. Solo.rus. /S/3 Aniennes terminées par une massue aplatie de trois ou quatre articles. 'j Dernier article des palpes labiaux trés-dilaté, sécu- riforme. Clenia. 'îô Dernier article des palpes labiaux moins dilaté, on trianjile .renversé et non sécuriforme. ANGUSTICOLLES. â3 e Massue antennaire évidemment plus courte que les articles 2-8*-' réunis. i Tarses minces : articles intermédiaii'es tronqués et non bifides. Appendices membraneux très- petits. Torsostenus. ,-î Tarses épais ; articles intermédiaires dilatés et bifides. Appendices membraneux très-appa- rents. Trichodes. î: Massue antennaire aussi longue oii plus longue que les articles i-S'" réunis. Kmplium. Ci,, cokynktoïdes. r. Massue antennaire serriforine ou ppctiniforme. Orthopleura. ■/;■/) Massue anlennaire perfoliée. 6 Dernier article de quatre palpes aplati , subtriangulaire et tronqué. Conjnelcs. 00 Dernier article des quatre palpes siibcyliudriqiie et tron- qué. Ncirobia. VjO Domm- article des quatre palpes conique et terminé en alêne. Opetiopnipus. 1845. M. Blanchard,, dans son Histoire d's iusecles., avait donné à sa tribu dos CLÉRiEiNs, la seizième des Colùoptères. les caractères suivants: Antennes pectinées ou renllées vers l'extrémité. Tous les tarses de cinq articles. Tête et corselet plus étroits ([iii' l'abdonKMi. Ebjtres de consistance médiocrement solide. 11 la ilivisa en quatre familles : l» Mélvrides; 2" O.érides; ^"^ Lv- MEXYLONIDES ; 4'' PtIXIDES. Les Clérides furent partagés en deux groupes : « Tarses de cin([ articles. XX Tarses seulement de quatre articles distincts. TU.LITES. TIUCHODITES, TILLITES. X Antennes en dents de scie, à partir du 3<^ article, mandibules longues. Cylidrus. xa Antennes en dents de scie à partir du 4'' article, mandibules courtes. Tilliis. v.xx Antennes filiformes avec leurs trois dernin-s fric'es très- élareis. Cterus 26 ANGUSTICOLKES. TRlCHODlTliS. 1. Antennes en dents de scie. Palpes maxillaires à dernier ar- ticle sécuriforme. Opilo. 2. Antennes grêles, avec les trois derniers articles larges, for- mant une massue. Tiichodes. 3. Antennes ayant leurs huit premiers articles très-petits : les trois derniers plus grands que tous les précédents réunis. Enoplinm. 4. Antennes ayant leurs derniers articles élargis et écartés, for- mant une massue. Palpes labiaux cylindriques. ISecrobia. 1845. M. Louis Redtenbacher, dans la méthode analytique consacrée aux genres de la Faune des Coléoptères de l'Allemagne (Bw Gattungen der dcutscJien Kaefer-Fauna nach dev anahjtiscJien Metltode geurbeitct). donna à la famille des Clkrides. la trentre-unième des Coléoptères, les caractères suivants : Antennes grossissant graduellement, ou terminées par trois articles plus grands. Tarses de cinq ou quatre articles : ravant-dernier bilobé : le premier court et ordinairement en partie caché. Tête au.ssi large que le prothora\. Prothorax arrondi sur les côtés. Elytres semi-cylindriques. C'o/7?.ç hérissé de poils. Les Clérides furent divisés comme suit : « Palpes labiaux terminés par un article sécuriforme. /3 Palpes maxillaires terminés par un article sécuriforme. Opilo. /3/3 Palpes maxillaires filiformes. y Ongles profondément divisés. Tillus. Ti Ougles munis au plus d'une dent basilaire. è Dernier article des antennes quadrangulaire, tronqué eu ligne droite. Trichodes. S$ Dernier article des antennes ovoïde, terminé en pointe. Clerus. «« Palpes labiaux et palpes maxillaires filiformes ou terminés par un article faiblement sécuriforme. £ Deux avant-derniers articles des antennes dentés en scie au côté interne, brièvement triangulaires, beaucoup plus larges que longs. Enoplinm. tt Derniers articles des antennes non dentés en scie, égale- ment élargis des deux côtés. i Trois derniers articles des antennes d'égale longueur et presque de même largeur. Dernier article des palpes la- biaux tronqué et plus large à son extrémité. Necrobia. a Dernier article des antennes plus hrge que le précédent ANGUSTICOLLES. ±1 et aussi long que les deux premiers articles de la mas- sue. Dernier article des palpes' labiaux plus large dans son milieu, réti'éci en pointe à rextrémité. Corynetes. d846. M. Rosenhaiier, dans une petite brochure (Broscosoma und Laricobius, zwel ncuc liaefcrijaitungcn) établit le genre Laricobim, fondé sur une petite espèce encore inédite de notre tribu des Angustigolles, et il reproduisit, l'année suivante, les caractères de cette coupe géné- l'ique, dans ses BeUrœge zur Imekten-Fauna Europas (Matériaux pour la Faune des insectes d'Europe). 1849. Dans la première édition de sa Fauna austriaca M. L. Redten- bacher ajouta le genre Opctiopalpus aux coupes génériques susindiquées. 1852. M. Bach, dans la troisième livraison de sa Faime des Coléoptères pour le nord et le milieu de V Allemagne {Kaeferfauna fiir Nord-imd Mittel- Deutschland), donna à sa famille des Cleri, la trente-troisième de sa mé- thode, les caractères suivants : Antennes grossissant insensiblement ou terminées par trois articles plus gros. Ventre Ae SIX arceaux. Tarses de cinq ou de quatre articles : Tavant-dernier 1)1 - lobé : le premier court et ordinairement en partie caché : le quatrième parfois rudi- men taire. Tête aussi large que le prothorax. Prothorax à côtés rrondis. Elijtres cylindriques. Corps hérissé de poils. Il suivit à peu près M. Redtenbacher pour les caractères distinctifs des genres. 1852. Le Conte, dans le cinquième volume des Annales du Lyeée dllistoire naturelle de New-York, donnait un Sijnopsis des insectes coléop- tères du groupe des Clérides se trouvant dans les États-Unis^ travail dans lequel il suivait, pour les genres se rapportant à nos insectes de France, les désignations données par Herbst et Fabricius. 1857. M. Lacordaire, dans le tome IV de son savant Gênera des Coléop- tères , a donné à sa famille des Clérides , la (luarante-unième . dans son ordre méthodique, les caractères suivants, dont quelques-uns ne s'appliquent pas à nos insectes de France. Menton carré ou trapéziforme chez presque tous. Languette membran(Mise, par- fois coriace, sans paraglosses. Mâchoires à deux lobes lamelliformes et ciliés. Palpes Inlnaux souvent plus longs que les maxillaires : leur dernier article sécu- riiorme cliez la plupart. Epislome distinct, coriace ou submembraneux en avant. 3 Î8 ANGUSTICOLLES. Yeiw très-généralement échancrés. Antennes de onze articles, rarement de moins, flabellées, dentées ou terminés en massue. //«wc/i^s rt7i/(^ri>Mresconico-c}iindriques, médiocrement saillantes : les intermédiaires plus courtes, subglobuleuses, un peu distantes : les trochantins des unes et des autres en général distincts : les posté- rieures transversales, enfoncées, recouvertes par les cuisses de la même paire. Tarses pentamères ou tétramères, pourvus de lamelles en dessous : leur dernier article au moins biîobé. Abdomen composé de cinq ou six segments , tous libres. Il a divisé la famille de.s Clérides en deux tribus : A Cinq articles aux tarses. Pronotum confondu avec les parapleures du protliorax CLÉRIDES vrais. AA Quatre articles aux tarses. Pronotum distinct des pa- rapleures du prothorax. ENOPLÎÎDES. La première tribu, ou celle des Clérides vraiS;, réduite aux espèces propres à notre faune, a été divisée de la manière suivante : « Premier article dégagé, visible en dessus. tillides, « Premier article recouvert par le deuxième, souvent l'udi- mentaire. clérides vrais. Les TiLUDES sont réduits pour notre pays aux deux genres suivants : « Tête allongée, parallèle sur les côtés. Denops. au Tête ovalaire. Tillus. Les Clérides vrais. Antennes terminées par une massue triarticulée. u Palpes labiaux seuls sécuriformes. ;5 Massue des antennes à articles lâchement unis. Thanasimus. ■ /5,9 Massue des antennes à articles serrés. Cdertis. ex Palpes labiaux et maxillaires sécuriformes. V Massue des antennes ne formant pas un triangle régulier. Tarsoslenus yy Massue antennaire en triangle régulier. Trichodes. La deuxième Iribu, ou celle des Enopliides. a été partagée en deux sous-tribus : a Antennes terminées par une massue lamelliforme ou en scie, très-souvent plus grande que le reste de l'organe. enopliides vrais. fccK Antennes terminées par îine petite massue de trois articles, corvnétides. ANGUSTICOLLKS. 29 Enopliides vrais. a Dernier article des palpes non ou à peine sécuriforme. Orthopletira. aa E)ernier article des palpes sécuriformes Enoplium. CORYNÉTIDES. a Premier article des tarses dégagé et visible en dessus. Laricolnus. aa Premier article des tarses plus ou moins recouvert par le deuxième. /; Dernier article des palpes triangulaire. Coi^netes. M) Dernier article des palpes ovalaire et tronqué. Necrohia. hbb Dernier article des palpes acuminé. Opetiopalpus. 1801. Enfin M, Jacquelin du Val, dans le tome III de son Gênera des Coléoptères d'Europe^ divisa sa famille des CLÉmDES en quatre groupes : Groupes a Tarses de cinq articles : le quatrième étant bien développé, échancré ou bilobé. Prothorax n'offrant point de lignes latérales. clérites an Tarses subpentamères : le quatrième article normal étant très-petit, peu marqué et reçu dans une échancrure api- cale du troisième. p Prothorax n'offrant sur les côtés aucune ligne séparant le pronotum des paraplen.res. tarsgsténites p^ Prothorax offrant sur les côtés une ligne élevée longit'i- dinale, séparant le pronotum des parapleures. y Abdomen offrant inférieurement six segments appa- rents. Antennes terminées par une grosse et longue massue. enopj.uïes. yy Abdomen offrant inférieurement cinq segments appa- rents seulement. Antennes terminées par une massue un peu plus médiocre. * corynétites. Cl-Irites. • Genres. a Tarses à premier article entièrement dégagé et distinct en dessus. b Tète grande, allongée. Yeux placés en avant très-loin du prothorax, Dcnops. bb Tête assez courte. Yeux peu ou point distincts du pro- thorax. TiUus. aa Tarses à premier article plus ou moins petit et cour', re- co'ivert par le second, peu ou très-peu visible en dessus. :iO ANGUSTICOLLES. c Palpes labiaux bien plus longs que les maxillaires: ceux-ci oiirts, à dernier article suboblong. Thanasimus. ce Palpes labiaux subégaiix en longueur aux maxillaires. d Dernier article des palpes maxillaires très-grands, fortement sécuriforme. Antennes épaisses \evs Yex- trémité. Opilus. dd Dernier article des palpes maxillaires en triangle renversé notablement plus long que large. Anten- nes terminées par une massue obconiqiie et large- ment tronquée, de trois articles. Clens. « Tarsostknites. Un seul genre. Tarsoslenus. Enopliites. « Dernier article des palpes en triangle renversé ou sécuri- forme. Ligne latérale du prothorax médiocrement sail- lante et même peu tranchée en avant. KnopUum. au Dernier article des palpes suhcylindrique. Ligne latérale du prothorax très-saillante et tranchante dans toute sa lon- gueur. Orthoplevra. CORYNÉTITES. a Tarses à premier article étroitement recouvert en dessus parole deuxième. Ongles munis d'une forte dent basilaire. Corynetes. aa Tarses à premier article dégagé en dessus à sa base. Lar'icolnus. Dans ce beau travail , le genre Thanasimus se trouve divisé en plu- sieurs sous-genres: Pseudoclerus, Pseudoclerops^ Thanasimus^ Allonyx. celui de Corynetes a été également partagé en trois groupes : Coryne- tops, Conjnetes^ Opetiopalpus , dont nous reproduirons plus tard les caractères. Nous diviserons nos Angusticolles en deux groupes '. De six arceaux apparents. ClrrideS. De cinq arceaux apparents, Gorynétiues. TILLIENS. 3! PREMIER GROUPE. CLÉRIDES. Caractères. Vpiide de six arceaux apparents Ces insectes se partagent en trois familles. visiblement pentamores , c'est-à-dire visiblement composés de cinq articles distincts. Prothorax non reborde sur les côtes. Ongles bidentés. ci G^ ■- Prothorax non rebordé sur les côtés. Premier article des tarses recouvert en dessus par le deuxième : le quatrième bien développé. Prothorax muni de chaque côté d'un rebord séparant sa partie dorsale de son repli. Premier article des tarses voile en dessus par le deuxième : le quatrième caché ou rudimentaire. Familles. TiLLIENS. Cleriens. Enopliess. PREMIÈRE FAMILLE LES TILLIENS. Caractères. Veatie de six arceaux apparents. Taises postérieurs de cinq articles très-distincts : le quatrième èchancrè ou bilobé. Ongles munis de deux dents au côté interne de chacune de leurs branches. Piothouix non rebordé sur les côtés. Antennes grêles à la base, élar- gies et comprimées à partir du quatrième ou d"u cinquième article : les cinquième à dixième au moins, dentés en scie à leur côté interne. Man- dibules bidentées. Mâchoires à deux lobes coriaces, presque égaux, ciliés ou frangés à l'extrémité. Les Tilliens sont des insectes de forme gracieuse et parés de couleurs assez vives, on les trouve généralement sur les vieux bois ou sur les végétaux sarmenteux, dans lesquels, à l'état de larve, ils faisaient la guerre à celles de divers insectes xylophages. Latreille, le premier, avait soupçonné l'instinct carnassier de ces coléoptères, dans leur jeune âge. 32 ANGUSTICOLLES. Les Tilliens se divisent en deux a-enres : Genres. séparés du bord antérieur du prothorax par un espace à pou près égal au diamètre de l'un d'eux. Tarses postérieurs à peu prés aussi longs que le tibia. Tète plus longue que large. Palpes maxil- laires et labiaux à dernier article graduellement élargi vers l'ex- trémité. Denops. contigus ou presque contigus au bord antérieur du prothorax. Tar- ses postérieurs visiblement moins longs que le tibia. Tète aussi large que longue. Palpes labiaux ta dernier article sccuriformo ou en triangle presque équilatéral. Tillits. Genre Denops, Denops ; Fischer. Fischer de ■Wadlheim. Bull, de la Soc. des natur. de Moscou, t. I, IS29, p. 65. Caractères. Tête plus longue que large. Yeux écliancrés à leur côlà. interne; séparés du bord antérieur du prothorax par un espace à peu près aussi grand que leur diamètre. Antennes insérées dans la partie antérieure de l'échancrure des yeux, sous un rebord des joues; de onze articles : le premier médiocrement renflé : les deuxième à quatrième grêles : les autres élargis, comprimés : les cinquième à dixième dentés en scie au côté interne: le onzième ovalaire. Epistome échancré en arc, anguleux à chacune de ses extrémités, obliquement coupé antérieure- ment en arc à son bord antérieur. Palpes maxillaires un peu plus courts que les labiaux, subfiliformes, à dernier article subfusiforme tronqué à l'extrémité. Prothorax plus long que large, plus étroit dans sa seconde moitié; marqué en dessus d"un sillon transversal croisant la li- gne médiane, vers le quart ou un peu plus de sa longueur. Paipes la- Maux à dernier article graduellement élargi d'arrière en avant, tronqué à l'extrémité. Ecusson apparent. Elytres débordant la base du prothorax du quart ou du tiers de la largeur de chacune, uii peu plus couines que l'abdomen, surtout chez la Ç. Ventre de six arceaux. Tarses àe cinq articles très-apparents; les postérieurs aussi longs que le tibia: le pre- mier le plus long, le dernier un peu moins long que les deux précé- dents réunis. Ongles armés, au côté interne de chacune de leurs bran- ches, de deux dents : la basilaire un peu obtuse : l'autre aiguë, située vers la moitié de leur longueur ou un peu plus avant, Coips allongé; subcylindrique. TiLLiENS — Denops. 33 1. D. albofasclatus ? Charpentier. Dessus dn corps hérissé de poils nébuleux. Tête noire en devant, rouge postérieurement. Prothorax rugueu- sement ponctué ; rouge. Ehjtres noires, parées avant le milieu d'une bande transverse blanche. Médi et postpcctus et pieds noirs: cuisses antérieures ordinairement d'un rouge testacé. Tîllus albofasciatns. Chakpënt., Ilorte Entom, 1823. p. 198. pi. VI fig. 3. — Sturm, Deutsclî. Faim. t. II. p. 9. S. Cylidrus albofasciatus. Klug, Versuch einer syst. Bestimm. u. Aiiseinandersetz. d. Gatt. u. Arten. d. Clcrii, in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 264. 5. — Id. tiré àpart. p. 8. 3. —Lucas, Explor. se. de TAlgér. 1849. p. 202. 331. — Bach, Kaeferfaun. 3. livr. p. 88. 1. —L. Retend., Faun. austr. 2* édit. p. 349. Cylidrus agilis. Lucas, Ann.de la Soc. entom. de Fr. -2'' série, t. I. 1843. p. 25. Denops pcrsonatui^. Spinola, Essai monogr. sur les Cléritcs. t. I. p. 90. 4. pi. I. fig. A. Dnwps(dbofascialus.i. du Val, Gêner, t. III. p. 102. 1. pl.XLVÏIL fig. 236 et a. Long. 0'".0042 à 0"' ,007^2 (1 7/8 à 3 3/4). — Larg. 0»\0009 à 0'",0018 (2/5 à 4/5). Corps allongé. Tête marquée de points rapprochés, en laissant ordi- nairement une trace lisse légèrement relevée sur une partie de la ligne médiane : hérissée de poils livides ou néhuleux, fins et médiocrement allongés; noire, avec la partie postérieure aux yeux, rouge parfois, en majeure partie de cette dernière couleur; pièces de la houche, noires. Antennes moins longuement prolongées que les angles posté- rieurs du prothorax ; noires, avec les quatre ou cinq premiers articles d'un rouge jaune. Prothorax tronqué et sans rebord en avant, tronqué et à peine rebordé à sa hase; subsinueusement parallèle jusqu'aux deux cinquièmes de sa longueur, subsinueusement rétréci ensuite; de moitié plus long, vers son milieu, que large en devant; convexe; creusé, vers le cinquième, ou un peu plus, de sa longueur, d'ijn sillon transverse non étendu jusqu'au côté; rugueusement ponctué; hérissé de poils li- vides d'un rouge jaune. Écussou à peine aussi long que large; arqué à son bord postérieur, d'un rouge obscur. Ehjtres deux fois à deux fois et quart aussi longues que le prothorax; un peu élargies jusqu'aux deux 34 ANGUSTICOLLES. tiers, subarrondies chacune postérieurement ; médiocrement convexes ; d'un noir violâtre et luisant; parées d'une ])ande transversale blanclie, couvrant du tiers à un peu plus de la moitié de leur longueur ; à peine pointillées; peu garnies de poils fins, blanchâtres mi-hérissés. Dessous du corps d'un rouge jaune sur l'antépectus et sur le mésosternum, d'un noir luisant sur le reste; garni de poils fins et blanchâtres. Pieds garnis de poils semblables : hanches antérieures et intermédiaires, cuisses de devant, tarses des quatre pieds antérieurs, d'un rouge ou roux jaune : le reste d'un noir luisant. Sa larve vit dans la vigne sau- vage, aux dépens des larves de la Xylopertha sinuata. Le Benops albofasciatus est principalement méridional ; l'un de nous •l'a reçu dans le temps, de Draguignan, de feu M. Doublier, et des Lan- des, de notre savant entomologiste M. Perris;mais on le rencontre aussi dans les contrées viticoles des zones tempérées. Au rapport de M. Sufîrian , il a été pris aux environs de Mayence, dans une forêt de pins, par M. le pasteur Schmitt. (Stettin. Entom. Zeit. 1863, p. 123). Obs. La couleur de diverses parties du corps varie un peu suivant les individus. Chez quelques-uns, la partie antérieurement noire de la tête est plus restreinte ou passe au brun. Chez d'autres, les ôlytres sont rouges à la base; les pieds surtout offrent des variations plus nom- breuses, suivant le développement ou le défaut de la matière colorante; quelquefois ils sont rouges, avec seulement les cuisses postérieures et une partie des jambes des mêmes pieds, noires. Le Denops longicollis (Steven) Fischer {Bullct. de la soc. des Nat. de Moscou, t. I, 1829, p. 67) appartient à une des variations extrêmes. Il a la tête, la base des élytres et les pattes rouges ou d*un rouge testacé. Faut-il, suivant l'opinion de Spinola (loc. cit. pi. 1, fig. 4 B.) le regar- der comme une variété du D. albofascicatus, et doit-il, d'après le soup- çon de J. du Val,' constituer une espèce particulière ? M. Perris a eu la bonté de nous communiquer la note suivante sur les premiers états du Denops. Larve. Long. 0«>,0011 à 0'»,0013. - Larg. 0'^,0001 1/2 à 0"%0001 3/4. Linéaire, avec la partie antérieure un peu atténuée, charnue, et d'un TiLLiENS. — Denops. 35 joli blanc mat, un blanc jaunâtre; glabre avec quelques poils roussâtres sur la tête^ le protliorax et le dernier segment. Tête subdéprimée, un peu plus étroite que le corps, coinée, luisante et d'un testacé ferrugineux, avec le bord antérieur noirâtre ; marquée en dessus d'une ligne enfoncée luune. qui n'atteint pas ordinairement l'épistome; revêtue en dessous d'une plaque continue, jusqu'au niveau de l'insertion des antennes, et que parcourent deux sillons longitudi- naux rapprochés et à peine divergents à l'extrémité antérieure. Anten- nes de quatre articles : le premier assez grand et épais, le second aussi long que les deux suivants, pris ensemble : le troisième plus court que le dernier, tronqué un peu obliquement en dehors, et muni de deux ou trois poils : le quatrième grêle, cylindrico-conique, surmonté d'un poil, et accompagné d'un petit article supplémentaire des deux tiers plus court et visiblement conique. Eplstome très-court, tranversal : la- bre peu saillant, pubescent, en demi-ellipse, transversal et non échan- cré. Mandibules peu arquées, ferrugineuses avec l'extrémité noire. Mâchoires courtes, à lobes tuberculiformes portant quelques soies aussi longues que les palpes maxillaires : ceux-ci de trois articles, dont le dernier un peu plus long que chacun des autres. Lèvre inférieure petite et cordiforme, portant deux palpes l)i-articulés. Tous ces organes sont d'un roussâtre pâle ou livide. Les verres les plus amplifiants n'ont pu me faire apercevoir aucune trace d'ocelles bien caractérisés. J'ai vu seulement, comme dans les larves de Tillus, un peu au-dessous de cha- que antenne, un petit tubercule lisse, à peine saillant et ocelliforme, avec cette différence que chez ces dernières on remarque, au bord inférieur de ce tubercule, un point noir à peine perceptible à une forte loupe, tandis que je n'ai pas trouvé ce point sur la larve du Denops. Prothorax à peu près carré, de la couleur du corps, ayant vers le tiers antérieur une bande transversale roussâtre, arquée en arrière et interrompue au milieu. Mésothorax et Métathorax à peu près de la dimension du prothorax, avec un pli transversal sur le milieu. Abdo- men formé de neuf segments, le premier un peu plus court que les sept suivants qui sont égaux ; tous munis de chaque côté d'un bourrelet rô- tractile et dilatable, qui sert à favoriser les mouvements de la larve ; neuvième segment un peu plus court que les précédents, arrondi et 36 ANGUSTICOLLES. terminé par doux crochets cornés, ferrugineux avec la pointe noirâtre, d'abord à peu près droits, puis brusquement recourbés : ce segment creusé en gouttière entre les deux crochets, et pourvu]jen dessous d'un mamelon pseudope. Stigmates au nombi'e de neuf paires, la première sur un bourrelet transversal triangulaire entre le prothorax et le'mé- sothorax, les autres au tiers antérieur des huit premiers segments ab- dominaux. Pattes peu robustes, de quatre articles, plus un ongle sub- corné et peu courbé, munies de quelques soies, notamment deux lon- gues et assez épaisses à l'extrémité supérieure du tibia. La larve du Denops vit dans les sarments de la vigne sauvage où elle fait la chasse aux larves de VAgrilus derasofasc'mtus, et à celles beaucoup plus communes du Xylopertha sinuata. Elle a les plus grands rapports avec celle des Tillus unifasciatus et elongatus dont elle ne ma paru dif- férer que par sa taille ordinairement plus petite, par son corps un peu plus grêle, par le labre non échancré, et surtout par la couleur du pre- mier segment qui n'est pas roussâtre sur les deux tiers antérieurs, et du dernier qui n'a pas de tache rousse couvrant la moitié postérieure. Les crochets terminaux sont aussi relativement un peu plus petits. Quand le moment de la transformation est venu, elle se pratique au milieu des détritus une cellule qu'elle tapisse d'un vernis incolore et très-peu apparent, et, après être demeurée quelque temps repliée sur elle-même, elle passe à l'état de nymphe. Nymphe. Elle n*offre rien de particulier, elle est seulement beaucoup moins velue que celle des Thanasimus et des Oinlus, et a de grands rapports avec celle du Tarsostemis et des Tillus. Ed. Perris. Genre Tillus. Tille ; Olivier. Olivier. Enlora., t. H, 1790, uo 22. [riUoi, je pince.) CARAGTtiREs. Tête à peu près aussi large ou plus large que ;iongue. F^M.r échancrés à leur côté interne ; contigus ou presque conligus,; à TiLLiENS, — Tillus. 37 leur partie postérieure, au bord antérieur du prothorax. Antennes in- sérées dans la partie antérieure de l'échancrure des yeux, sous un re- bord des joues ; de onze articles : le premier médiocrement renflé : le deuxième court : les suivants élargis, comprimés : les troisième à dixième ou quatrième à dixième, dentés en scie au côté interne : le onzième ovalaire. Epistome et Labre transversaux, entiers. Palpes maxil- laires plus courts que les labiaux, subfili formes; à dernier article subfu- siforme tronqué à l'extrémité. Palpes lubiaux allongés; à dernier article obtriangulaire ou sécuriforme. Prothorax plus long que large, plus étroit dans les deux cinquièmes postérieurs ou un peu plus ; marqué en dessus d'un sillon transversal, croisant la ligne* médiane vers le cinquième ou le quart de la longueur de celle-ci. Ér«sso« apparent. Elytres débordant la ])aso du prothorax, du tiers ou des deux cinquiè- mes de la largeur de chacune; voilant l'abdomen. Ventre de six arceaux. Tarses de cinq articles distincts : les quatre premiers munis en dessous de soies membraneuses : les postérieurs visiblement moins longs que le tibia ; à premier article le plus long. Ongles armés, au côté interne de chacune de leur branches, de deux dents, l'une à la base, lliutre vers le milieu. A. Elytres unicolores. 1. T. elong;atus; Linné. Dessus du corps hérissé de poils obscurs; d'un noir hlcuâtre. (Protliorax d'un rouge jaune chez- la Ç). Ecusson transversal. Elytres marquées de points sérialement disposés., oblitérés pos- térieurement ; rarement notées chacune d'une ou de deux taches livides ou blanchâtres. Dessous du corps et pieds noirs. çf Prothorax noir. Sixième arceau ventral sillonné transversale- ment : tronqué à l'extrémité. Ç Prothorax d'un rouge jaune, avec le bord antérieur noir. Sixième arceau ventral sans sillon transversal ; arqué en arrière à son bord postérieur. (S Lagria ambulans. FAi5ii.,Mant. lus. t. 1. p. 03. t). Tillus nmbulans. Fabr., Entom. syst, t. 1. 2. p. 78. 2. — Id. Syst. nloutli. t. I. 38 ANGUSTICOLLES. p. 282. 4. — Steph., Illustr. t. m. p, 322. 2. — Sturm , Deutsch. Faun. XI. p. o. 2. Lagria atra. PANZ.,Faun. Germ. VIII. lig, 9. 9 Chrysamela elomjata. Linn. Syst. lo« édit. t, I. p. ;}77. 78. — Ul, lO» étlit. t. I.p. 603. 122. Lafjria ruficollis. Herbst, Archiv. 4*^ cah. p. 68. 29. pi. 23.fig.3o. Labria elongata. Faiîr., Mant. ins. t. I. p. 93. 8. Tillus elongatus. Ouv., Entom. t. II. n» 22. p. 4. 1. pl.I. fig. i. — Fabr., En- tom. syst. t. I. 2. p. 77. 1. — Id. Syst. eleuth. t. I. p. 281. 1.— Panz., Faun. germ. 43. 16. — Latr., Hist. nat. t. IX. p. 143. 1. pi. LXXVI. fig. 8. — Schœnh., Syst. ins. t. II. 43. 1. — Steph., Illustr. t. III. p. 322. 1. — Sturm, Deutsch. Faun. XI. p. 4. 1. S 9 • Tillus elongatus. Gyllenh., Ins. suec. t. 1. p. 313. 1. — Klug, Clerii. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 268. 1. — Id. tiré à part. p. 12. 1. — STErH.,Man.p. 197. 1361.— Spinola, ClcvitesA. I.p. 94. 1 pi. IL fig. 2. — Bach., Kœferf. 3*^ liv. p. 89. 1.— L. Redtenb., Faun. austr. 2*' édit. p. 349. — Rouget, Catal. 993. — J. du Val, Gêner, t. ïl!. p. 162. Var. a. Elylres ornées chacune d' une ou de deux taches blanches ou blanchâtres, ou d'aune sorte de band" transrerse raccourcie., un peu après le milieu de leur longueur. c? Tillus bimaculatus. Donov., t. Xîl. pi. CCCCXi. fig. 2. cJ Tillus hyaliims. Stu.m., Deutsch. Faun. t. XI p. 6. 3. pi. CCXXVlîl. fig. a. Long. 0'».0067 à 0''\0090 (3 à 4). — Larg. 0'",0013 à 0"'.0017 (;3/5 à 4/S;) à la ba.sc des élytres; 0'».,0014 à 0'",0028 (2/3 à l 1. 1/4) vers les trois quarts de leur longueur. Corps allongé. Tête d'un noir ]>leuâtre, pointillée, hérissée de poils noirs, parfois marquée de deux fossettes presque obsolètes sur le front; parties de la bouche, noires. F^ito? noirs, échancrés. .4 m tomé's prolongées jusqu'au cinquième (?) ou au tiers basilaire (cf) des élytres; noires. Prothorax tronqué et presque sans rebord en devant ; tronqué et re- bordé à la base ; subparallôle sur le dixième antérieur des côtés, légère- ment arqué jusqu'aux trois cinquièmes ou un peu plus, plus étroit et subparallèle postérieurement; de moitié au moins plus long sur son mi- lieu que large en devant ; médiocrement convexe, rayé, sur le premier sixième de sa longueur, d'une ligne ou d'un sillon transversal, se rapprochant des angles de devant sur les côtés; rayé d'un sillon anté- TILLIENS. — TillUS. 39 basilaire, parfois un peu anguleusement avancé sur la ligne médiane; à peine pointillé, hérissé de poils obscurs, d'un noir bleuâtre luisant (c/*), ou d'un rouge jaune, avec le bord antérieur noir ou obscur ($). Ecusson une fois plus large que long, écbancré à son bord postérieur ; noir. Elytres trois fois au moins aussi longues que le protborax ; sub- graduellement élargies jusqu'aux trois quarts, arrondies, prises en- semble, postérieurement; émoussées à l'angle suturai ; peu convexes sur le dos : d'un noir bleuâtre, parfois ornées chacune d'une ou de deux ta- ches, d'un livide sale ou blanchâtre, marquées de points sérialement disposés, postérieurement affaiblis et oblitérés vers l'extrémité; hérissées de poils obscurs. Dessous du corps et pieds noirs ou d'un noir bleuâtre luisant : le premier, peu garni de poils fins et obscurs : les seconds, mi-hérissés de poils blanchâtres. Cette espèce paraît habiter toutes les zones de la France, surtout les tempérées ou les septentrionales; mais elle est généralement peu com- mune. On la trouve sur les vieux chênes, hêtres, etc., ou sous l'écorce de ces arbres. Elle a été prise par feu Bompart, dans les environs de Tournus, sur un pieu de saule. Sa larve, suivant M. Perris, ressemble à celle de l'espèce suivante. AA. Elytres rouges ;ï la base, noires ensuite, et parées cVdne bande blanche. 2. T. uBfiif'asieiatiis ; FABmcius. Tèh' d inothorax d'un noir luisant ; hérissés de poils noirs, Elytres marquées sur leur moitié antérieure de gros points sérialement disposés, lisses sur la postérieure, mais parées chacune, vers la moitié de leur longueur, d'une bande transversale blanche, un peu arquée en devant, laissant le rebord suturai noir; hérissées de poils blancs à l'extrémité, et de poils obscurs sur le reste. Dessous du corps et pieds noirs. o* Sixième arceau du ventre creusé de deux sillons longitudinaux. $ Sixième arceau du ventre lisse. Cleriis unifascialus. Fabu., Mant. t. I. p. 123. 8. — id. Syst. eleuth. t. I. p 281. 9.— RoEMER, Gêner, p. 43. 43. pi. 4. fig. 13. — Ros.si, Faim. etr. I. p. 138. 332. — Olivier, Entom. t. IV. n« 70. p. 17. 21. pi. H. fig. 21. b,— 40 ANGI'STIGOLLES. Petagna, Inst. Entom. y. -2-24. 2. — Herbst, Naturs. t. VII. p. 209. 3. pi. CIX. fig.3. Clerus fasciatiis. Fourrer, Eiitom. [par. t. I. p. 130. var. B. Clerus formicarhts. Petagna, Spécimen, p. lo. 73.pl. fig. 10. Tillus iinifasciatus. T.atr, Hist. nat. t. IX. p. 143. 4. — Id. Gêner, t. II. p. 269. 2. — CuRTis, Brit. Entom^tom. VI. pi. 267. — Steph, Illustr. t. III. p. 323. 3.— STURM,Deutsch. Fauna. XI. p. 8. 4. pi. CCXXVIII. fig. b. B. — Klug, Clerii, mAbliandl. d. K. Akad. der Wissensch. zu Berlin, 1842, p. 275. 14. — Id. tiré k part. p. 19. 14. — Spinola, Clérites. t. I. p. 96. 2. pi. 2 fig. 4. — Perris, Ann. de la Soc. Entom. 1849. p. 33. — Bach, Kaeferfaim. 3*^ livr. p. 80. — L. Bedtenb, Faun. Austr. 2'^ édit. p. 549. — J. du Val, Gen. p. 162. pi. 48. fig. 237. — Bouget, catal. 994. Tilloidea unifasciata. Steph, Man. p. 197. 1562. — Suckhard, The brit. Col. p. 43. g. 376. pi. XXXII. fig. 2. Var. «. Couleur rouge de la base des élytres^ étendue jusqu'à la lisière de la bande transversale blanchâtre. Tillus tricolor. Dejean, Catal. 1837. p. 123. Tillus unifasciatus. Var. A. Spin. loc. cit. pi. II. fig. 3. Long. 0™,0042 à Om,0072 (1 7?8 à 3 1/2). — Larg. 0'\,0009 à O^miS (2/5 à 3/4) à la base dos élytres; 0"i,0014 à 0>»,0020 (2/3 à 9/10) vers les 4/5 de la longueur de celles-ci. Corjjs allongé. Tête à' un noir luisant; à peine pointillée; hérissée de longs poils noirs ; marquée sur le front d'un sillon linéaire en demi- cercle dirigé en avant, naissant au côté interne des yeux et avancé jusqu'à l'épistome. Parties de la bouche noires. Ff?/.f noirs; entaillés. Antennes prolongées environ jusqu'au cinquième basilaire des élytres: noires. Protliorax tronqué et sans rebord, en devant; tronqué et rebordé à la base; subparallèle jusqu'à la moitié de ses côtés, rétréci ensuite jusqu'aux trois quarts, subparallèle postérieurement; plus long sur son milieu que large en devant ; médiocrement convexe ; creusé d*un sillon en arc dirigé en arrière; naissant aux angles de devant et pro- longé jusqu'aux deux seplièmes de la ligne médiane; rayé d'un sillon antébasilaire peu profond un peu anguleusement avancé sur la ligne médiane; d'un noir luisant; à peine pointillé; hérissé de longs poils noirs. Eeussou plus long que large; subparallèle à la base, en ogive tiliji:ns. — TiUus. 41 à l'extrémité; noir. Elytres deux fois et quart aussi larges que le pro- thorax; subgraduellement élargies jusqu'aux trois quarts, arrondies, prises ensemble, postérieurement; très-médiocrement convexes; mar- quées sur leur première moitié de points sérialement disposés, gros près de la base, graduellement un peu moins gros ensuite; lisses sur leur seconde moitié ; rouges sur le tiers antérieur, noires ou d'un noir bleuâtre sur le reste, mais parées chacune, à partir de la moitié de leur longueur , d'une bande transversale blanche, un peu arquée en devant, et laissant le rebord suturai noir; hérissées de poils noirs et fins sur leurs sept huitièmes antérieurs, et de poils blancs postérieu- rement. Dessous ducoips et jrieds noirs, ou d'un noir bleuâtre luisant: le premier garni de poils fins et obscurs; les seconds mi-hérissés de poils blancs. Cette espèce paraît habiter aussi toutes les zones de la France ; on la rencontre assez fréquemment, en mai et en juin, sur les bois moils ou coupés, et parfois dans les maisons. M. Perris a fait connaître les habitudes et les premiers états de cette espèce {Annales de la Soc. entomol. de France, 2^ série, t. V. 1847, p. 32-33, pi. I, n» II, fig. 6, larve; 7 à M, détails). Nous ne sau- rions mieux faire que de reproduire le travail de ce savant si cons- ciencieux et si parfait observateur. Larve. Long. 0'n,013 (pi. I, no II, fig. b, et détails 7-11). Linéaire, charnue et d'un beau blanc ou d'un blanc jaunâtre, surtout lorsqu'elle est près de sa transformation. Tête déprimée, un peu plus étroite que le corps, cornée et de couleur ferrugineuse, avec le bord antérieur plus foncé. Epistome court, transversal, labre large, velu, en forme de segment de cercle, mais un peu échancré au milieu. 3{andi- bules noires, crochues, nullement dentées, échancrées ou bifides. An- tennes atteignant à peine la longueur des mandibules; de quatre arti- cles: le premier assez grand et épais; le deuxième un peu plus long et plus large à l'extrémité qu'à la base; le troisième de moitié plus court et plus étroit, portant à son extrémité extérieure deux ou trois 42 ANGUSTICOLLES. soies d'inégale longueur ; le quatrième plus long que le troisième, grêle, cylindro-conique et surmonté d'un poil. Palpes saillants, en cône allongé: les maxillaires, composés de trois articles égaux; les labiaux, de deux. Lobe interne des mâchoires étroit, assez long, et fine- nement velu. Tête saillante, libre, ovale-arrondie , marquée près de l'épistome d'une ligne circulaire, et, longitudinalement, d'un sillon qui est très-prononcé sur le vertex : de ce sillon partent deux traits blanchâtres et obliques, qui ont l'air de dessiner deux grands yeux : en dessous, sont deux sillons rapprochés et parallèles. Un peu au dessous de la base des antennes, on aperçoit, sur le côté de la tête, et à l'aide d'une forte loupe, un tout petit point noir : je ne serais pas surpris que ces points fussent des yeux. Co?7;s formé de douze seg- ments, à peu près tous égaux; linéaire; légèrement aplati, mais plus sensiblement dans la partie thoracique et cà l'extrémité postérieure : premier segment roussâtre antérieurement, et le dernier à l'extré- mité, où il porte deux crochets relevés, cornés, cà base roussâtre et à extrémité Ijrune : en dessous est un mamelon charnu et rétractile. A partir du quati'iéme jusqu'au onzième inclusivement , les côtés de chaque segment sont dilatés en un bourrelet tulterculiforme, qui rend très-sensible la séparation des segments : ces bourrelets sont rendus sen- sibles par de petites impressions longitudinales. Les trois premiers seg- ments portent chacun, en dessous, deux pattes: celles-ci sont faible- ment cornées et jaunâtres, avec la base des hanches, les genoux et les ongles plus foncés; elles sont de quatre articles (si l'on doit compter pour un le mamelon de la base), et portent quelques soies, notamment deux très-longues et assez épaisses, à l'extrémité antérieure du tarse. La tète et le dernier segment sont parsemés de poils roussàtres ; les trois premiers segments en ont quelques-uns sur les côtés; les autres ne paraissent en avoir qu'un seul. Stigmates au nombre de neuf paires : la première, sur un bourrelet transversal triangulaire, situé entre le premier et le deuxième segment, mais qui dépend de celui-ci ; les au- tres, sur le milieu du quatrième segment et suivants, jusqu'au onzième inclusivement : ces stigmates sont disciformes, roussàtres : le premier est un peu plus grand que les autres et placé sensiblement plus bas. Cetle lai've vit dans les sarments .'^ecs de la vigne cultivée ou sauvage. TILLIKNS. — Tillus. 43 Elle est certainement carnivore, car elle attaque et dévore les larves et les nymphes de la Mordella maculata et de VApate sexdentata; mais elle paraît ronger aussi le bois pour se frayer un passage jusqu'à sa vic- time. C'est dans les sarments même qu'elle subit ses métamorphoses, et, avant de passer à l'état de nymphe, elle s'enfonce dans une cellule qu'elle a creusée ou agrandie, et bouchée des deux côtés avec de la vermoulure. La nymphe ne présente rien de particulier. Ed. Perris. Qoc. cit.) Cette larve attaque sans doute aussi celle des CaUidium nnifasciatum qui vit dans les sarments de vigne; elle dévore sans doute également diverses larves qui nuisent aux pins. T. itraBas^ersalBS ; Charpentier. Dessus du corps hérissé de poils cendrés blanchâtres^ Tête et prothorax noirs, ruguleux. Elytres presque sé- nalement et légèrement ponctuées à la base, d'une manière obsolète et irré- gulière postérieurement ; rouges S2ir presque les deux cinquièmes basilaires, noires sur le reste, et parées siir cette partie noire, vers les quatre septièmes de leur longuetir, d'une bande transversale blanche, n'atteignant ni le bord externe, ni la suture. Dessous du corps et pieds noirs. Clerus unifascintus. Var. B. Oi.iv., Entom. tom. ÏV. p. 17. 21. Clerus trausverscdis. iHelwig) Chaupentieu, Ilorac entom. p. 199. pi. VI. fig. 2. — Klug, Clcrvi. inAbhandl. de K. Akad. de Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 273. 13. — Id. tiré à part, p. 10. 13. — Sfinola, Clérilcs.t. I. p. 102. 6. pi. II. fig. i. Long. 0'^,0072 à 0^,0112 (3 1. 1/4 à 3 1.). — Larg. O'^,0020 à 0™,004S (3/10 à 2 1.) Patrie : l'Espagne, le Portugal, l'Algérie. T. gDallÊslipeisiaf s ; BiELZ. Noir; hérissé de poils noirs. Elytres d'un roux fauve, sensiblement élargies jusqu'aux deux tiers de leur longueur, rétrécies ensuite en ligne courbe; ruguleusement et asse% finement ponc- tuées ; voilant souvent incomplètement V abdomen. Prothorax garni en dessus de rides transversales. 4 44 ANGUSTIGOLLES. TiUus pallidipennis . Bielz, Verhandi. Herrn. Ver. l. 179. Long. On>,0100 (4 li2). — Larg. 0'n,0028 (1 1. 1?4) à la base des élytres; 0^,0039 (1 1. 3i4) vers les deux tiers de celles-ci. Patrie : le Caucase. (Collect. Reiche.) DEUXIÈME FAMILLE. LES CLÉRIENS. Caractères. V/>ntre de six arceaux apparents. Tarses subpentamères, ou n'offrant pas visiblement cinq articles très-distincts : le premier re- couvert en dessus par le deuxième ; le quatrième même parfois rudi- mentaire ou peu apparent. Prothorax non rebordé sur les côtés. A71- tennes dilatées vers l'extrémité on terminées par une massue. Ongles simples ou munis seulement d'une dent basilaire. Mandibules armées d'une dent à leur coté interne, près du sommet. Mâchoires à deux lobes cornés ou coriaces, ciliés ou frangés à l'extrémité. Les Clériens ont, comme les insectes de la famille précédente, des formes et des couleurs généralement agréables. Comme ceux-ci. dans leur premier état, ils sont carnivores et vivent aux dépens des larves de divers Coléoptères ou Hyménoptères. Les Clériens se partagent en deux branches : Branches. de cinq articles, mais dont le premier est caché en dessus par le deuxième et visible seulement en dessous : le quatrième tiès-appa- renl, échancré ou bilobé. Palpes labiaux à dernier article plus ou moins fortement sccuriforme. CLÉnAiRES. paraissant n'avoir que quatre articles : le premier caché en dessus et visible seulement en dessous : le quatrième rudimentaire ou pou apparent, caché dans une échancrurc du précédent : celui-ci échancré ou bilobé. Palpes labiaux à dernier article graduellement élargi d'arrière en avant et tronqué à l'extrémité. Tabsosténaires. CLÉRiENS. — Thanasimus. 45 PREMIÈRE BRANCHE LES CLÉRAIRES. Caractères. Tarses de cinq articles, mais dont le premier est caché en dessus par le second, et visible seulement en dessous; le quatrième très-apparent, échancré ou bilobé. Palpes labiaux à dernier article plus ou moins fortement sécuriforme. Les insectes de cette première branche se répartissent dans les genres suivants : y. — c a Palpes maxillaires plus courts que les labiaux; à dernier article suballongé, comprimé, graduel- lement élargi d'arrière en avant Thanasimus. Palpes maxillaires au moins aussi longs que les 3 j3 I labiaux; à dernier arîicle sécuriforme. Yeuï s ^ :s r3 a,- transverses; assez faiblement écbancrés. 0pihl3. longitudinaux, entamés vers le milieu de leur côté interne, par une échancrure oblique, jusqu'à la moite de leur largeur. Clerus. Genre Thanasimus, Thanasime; Latreille. Latreille. Gênera crust. et insector., t. I, 1806, p. 270. (exvKsiiAOi, mortel.) Caractères. Téie aussi large que longue. Yeux échancrés à leur partie antérieure. Antennes insérées au devant de l'échancrure des yeux, et à peu près dans cette échancrure, sous un faible rebord des joues ; de cinq articles : les premiers grêles : les trois à cinq derniers, graduellement élargis. Épistome transverse. Labre transverse, échancré dans le milieu de son bord antérieur. Palpes maxillaires courts, à der- nier article suballongé, subcomprimé, obtusément tronqué à l'extré- mité. Palpes labiaux allongés ; à dernier article grand, cultriforme, sécuriforme, ou fortement obtriangulaire. Prothorax rétréci en ligne courbe à partir de la moitié de ses côtés, parallèle sur son cinquième ifl ANGLSriCOLLKS. postérieur; marqué en dessus d'un sillon transversal, croisant la ligne médiane, vers le tiers. Elytres débordant la base du prothorax, des deux cinquièmes au moins de la largeur de chacune, voilant ordinai- rement l'abdomen. Ventre de six arceaux. Tarses postérieurs de cinq articles, mais dont le premier est caché en dessus par le second, et n'est visible qu'en dessous; moins longs que les tibias; à deuxième article le plus long. Tarses munis au plus d'une dent basilaire. Les Thanasimes de nos pays ont les élytres noires (avec la base rouge) et parées de bandes ou de taches blanches. A Front à peine a issi large on moins large que le diamètre transversal d'un œil. Ongles munis d'une dent basilaire (S. -g Psendoclerops) J. na Yal^i li). 4. T. imitîllarius ; Fabricius. Tête et prothorax, noirs: la première garnie de duvet blanc en devant : le second paré d'une tache de duvet blanc vers les angles postérieurs. Ehjtres d'un rouge pâle., en devant., noires, pos- térieurement : la partie rouge, couvrant presque jusqu'au cinquième de la suture, striément ponctuée, suivie d'une tache suturale et d'une bordure blanche interrompue : la partie noire, couverte d'un duvet soyeux très- noir, parée d'une bande transversale commune et d'une tache apicole de duvet blanc : la bande, un peu après les deux tiers, bidentée sur chaque étui à son bord antérieur. Poitrine et pieds noirs. Ventre d'un rouge jaune. Attellahus serraticornis . de Villers. C. Linné, Entom. t. L p. 222. IQ. Clerus mutillarius. Fabr. Syst. Entom. p. 157. 1. — Id. Syst. Eleuth. t. I. p. 279. 1. — HerbsT; Archiv. p. 87. l.pl. 25. fig. 2. — Id. Natursyst. t. VIL p. 207. 1. pi. CIX. fig. l. — Panz., Faun. Germ. XXXL 12. — Oliv., Ent. t. IV. n» 76. p. 11. 12. pi. L fig. 12. — ScHOENH., Syn. ins. t. IL p. 42. 1. — Sturm, Deutsch. Fauna. XL p. 31. L Tillus mutillarius. Latr., Hist. nat. t. IX. p. 144. 2. — Duméril, Dict. des se. nat. t. LIV. p. 373. 1. pi. VIII. fig. 5. — Klug, Versuch. etc. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissedsch. zu Berlin 1842. p. 290. 4. — Id. tiré à part. p. 34. o. (1) Le Thanasimus brevicollis {clerus brevicollis, Spinola, Clériles, t. Lp.SHj, 26, pi. 2j, fig. 25) dont .1. du Val a formé le sous-genre Vseudoclcrm, par.iît 6tre élranger à rEuropf et particulier h l'Asie. Il est roux, velu, à clylrcs iioircs sur leurs cinq sixièmes postérieurs, et or'ées chacune de deux bandes onduleuscs blanches. CLÉRiENs. — Uianasimux. ^7 Thanmimiis mutillarius . Latr., Gener. t. II. p. 271. — Spinola, Clériles. t. ï. p. 183. .". pi. XVII. fig. 4. — Bach], Kaeferfaun. S» livr.. p. 90. 1. — L. Redtenb, Faun. aust. 2*^ édit, p. 530. Thanasimns {Pseudoderops) mutillariu-^ . J. du Val, Gener. t. III. p. 195. pi. XLVIII. fig. 238. Long. 0°»,0090 à 0^,0112 (4 1. à S 1.). — Larg. 0^,0022 à 0"',0033 (1 1. à 1 1. 1/2) à la base des élytres. Corps oblong ou suballongé. Tcte noire, finement ponctuée et pres- que glabre sur la partie postérieure; mais finement ponctuée et garnie de poils longs et couchés, d'un blanc cendré, sur la partie anté- rieure. Palpes et Antennes noir?,. Piothorai tronqué et sans rebord en devant; tronqué et muni d'un mince rebord à la base; subparallèle ou un peu élargi jusque vers la moitié de ses côtés, mais un peu en- taillé vers le cinquième, rétréci ensuite en ligne courbe jusqu'aux cinq sixièmes; parallèle postérieurement; au moins aussi long que large; convexe; noir; densement et finement ponctué ; marqué d'un sillon transversal un peu arqué en arrière, naissant latéralement vers le sixième, et prolongé jusqu'au tiers sur la ligne médiane ; hérissé de poils noirs sur la majeure partie de sa surface ; hérissé, vers les angles postérieurs, de poils blancs constituant une tache. Énisson parallèle, obtusément arrondi postérieurement; aussi long que large; noir. Elyl es deux fois et quart aussi longues que le prothorax; subparallèles jusqu'aux deux tiers, subarrondies, prises ensemble, postérieurement; médiocrement convexes ; d'un rouge pâle à la base, noires surje reste ; la partie rouge prolongée jusqu'au quart de leur longueur sur les côtés, et seulement jusqu'au cinquième ou un peu moins sur la suture, notée d'un point noir sur le calus humerai, hérissée de poils blancs : la partie noire, à peine striée en devant ; garnie d'un duvet soyeux très-noir; hé- rissée, près du rebord suturai, d'une ou de deux rangées de poils noirs, parée d'une tache suturale, d'une étroite bordure transverse antérieure, d'une bande transversale et d'une tache apicale, formées de duvet blanc : la tache suturale, en losange ou subarrondie, à la partie antérieure de la région noire: la bordure, grêle, interrompue, servant à séparer la partie rouge de la noire : la bande, située un peu avant les deux tiers, tronquée 48 ANGUSTICOLLES. presque en ligne droite à son bord postérieur, échancrée sur la suture à son bord antérieur, et anguleusement avancée vers le tiers interne et un peu moins vers les deux tiers de la largeur de chaque étui. Poitrine et pieds noirs, hérissés de poils blancs. Ventre d'un jaune rouge. Cette espace habite différentes zones de la France ; mais elle est en général peu commune. On la trouve sur les vieux arbres, en battant les fagottiers, etc. Obs. Hartig (Jahresberichte, 2« cahier, 1838, p. 181) dit avoirjrouvé la larve de cet insecte dans des galeries pratiquées dans lexhêne par des insectes lignivores. Voici la description de cette larve, qu'a eu la bonté de nous commu- niquer M. Perris : Long. 0'",018 à 0°»,020.— Larg. 0'",003 1/2. Caractères. Corps charnu, subdéprimé, un peu atténuéfantérieure- ment, ordinairement un peu renflé à la région abdominale. Couleur générale d'un rose vif, presque rouge. Tête velue, cornée, d'un mar- ron foncé, un peu plus longue que large, marquée au bord antérieur de fossettes arrondies, et sur le front de fossettes oblongues. Epistome membraneux se confondant avec le front ; labre assez large, largement échancrô et bordé de petits poils roux ; mandibules fortes, arquées, pointues et noires, avec une protubérance interne et deux petites soies en dehors. Dessous de la tête revêtu d'une plaque cornée de la couleur du dessus, marqué de quatre sillons longitudinaux dont les deux in- termédiaires un peu convergents en arrière. A l'extrémité antérieure de cette plaque règne une profonde rainure transversale qui la sépare d'une autre plaque subcoriace, testacée et en demi-ellipse transversal. Cette plaque, que traversent les deux sillons intermédiaires de la pla- que précédente, et que limitent les deux sillons latéraux, porte le menton et les mâchoires. Mâchoires assez larges, lobe court, conique, hérissé de petites soies; palpes maxillaires de trois articles, le premier et le second d'égale longueur, le troisième aussi long ou parfois un peu plus , sensiblement plus grêle et en cône allongé ; lèvre inférieure ob- tusément un peu_saillante et surmontée de deux soies entre les deux CLÉRiENS. — Tlianasimus . 49 palpes labiaux qui sont de deux articles, dont le premier un peu plus court que le second. Tous ces organes sont de couleur testacée pâle, avec du roux à la base des mâchoires, du menton, de la lèvre infé- rieure et des articles des palpes. Antennes de quatre articles : le pre- mier un peu en cône tronqué et rétractile : le second de la longueur du précédent et cylindrique : le troisième égalant à peine la moitié du second et surmonté de poils : le quatrième très-grèle, de la longueur du troisième, terminé par un long poil et deux ou trois très-courts et accompagné à la base d'un petit article supplémentaire, visible sur- tout lorsqu'on regarde la larve de profil. Le premier article est blan- châtre, les autres roussâtres avec l'extrémité pâle. Au dessous des an- tennes on voit, sur chaque joue, cinq ocelles disposées en deux séries transversales et obliques : la supérieure de trois : l'inférieure de deux, un peu plus grands que les autres. Prothorax recouvert en dessus d'une sorte de plaque semi-discoïdale, luisante, subcornée, rousse, marquée d'un petit sillon longitudinal et noir qui n'atteint pas le bord anté- rieur. Mésothorax et métathorax munis de deux petites plaques sem- blables, formant sur chacun deux taches elliptiques. Ces trois segments sont velus et leur fond est d'un rose vif. Abdomen de la même couleur ou presque rouge, hérissé de poils fins et roussâtres et composé de neuf segments : les huit premiers parcourus latéralement par trois bourrelets assez saillants, dont l'intermédiaire paraît seul lorsque la larve a de l'embonpoint , et pourvus en dessus de deux boursouflures rétractiles qui servent à faciliter les mouvements de la larve : neuvième segment arrondi, velu, recouvert sur ses deux tiers postérieurs, sauf les côtés, et sur un espace à peu près circulaire, d'une plaque sub- cornée comme celle du prothorax, marquée de deux sillons rapprochés ou d'une rainure ; terminé par deux crochets marron foncé, d'abord droits, puis brusquement recourbés en haut. Dessous du segment ayant un mamelon pseudopode, rétractile, au centre duquel est l'anus. Première paire des stigmates près du bord antérieur du mésothorax, les autres au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. J'ai trouvé assez souvent cette larve sous l'écorce de bûches de chêne où elle fait la guerre aux larves de CaUidium, et sous celle de l'orme qui lui offre en pâture des larves de Saperda punctata, à'Anthaxia 50 ANGUSTICOLLE». manca et de Lanipra : comme la larve du T. formicarius à laquelle elle ressemble beaucoup, et celle d'autres clérites connues, avant de se transformer en nymphe elle s'enveloppe d'une matière gommeuse blanchâtre et papyracée. Kijmphe. Elle est rose, parsemée de poils, et présente emmaillotée comme à l'ordinaire toutes les parties de l'insecte parfait; son dernier segm_ent est terminé par deux crochets recourbés en sens contraire, et dont l'extrémité est brune et un peu cornée. Ed. Perris. AA Front plus large que le diamètre transversal d'un œil. B Yeux séparés du bord antérieur du prothorax par un espace à peu près égal au diamètre de l'un d'eux Ongles munis d'une dent basilaire (s. -g. Thanasimus Latr.). 2. T. foriuicaFlus; LiXNÉ. Tète noire. Prothorax, noir sur son tiers antérieur., d'un rouge pâle postérieurement. Elytres rayées de deux stries longitudinales rapprochées., prolongées jusqu aux deux tiers.- l'interne., nais- sant de la fossette humérale; d'un rouge pâle sur le sixième antérieur, noires postérieurement ; parées de deux bandes transversales d'un duvet blanc : l'antérieure vers le tiers de la longueur , sur la partie noire et bordée de noir en devant : la postérieure, un peu après les deux tiers. Des- sous du corps d'un rouge pâle. Pieds noirs ; tarses en partie rougeâtres. Altelabus formicarius. Linné, Syst. nat. IC édit. t. I. p. 377. 5. — Id. 12« édit. t.I. p. 620. 8. Clerus formicarius . Fabr. Syst. entom. p. 137. 2. — Id. Syst. eleuth. t. I. p. 280. 5. — DE Geer, Mém. t. V. p. 160. 3 pi. V. fig. 8 et 9. — Herbst, Naturs. t. Vil. p. 208. 2. pi. CIX. 2. — Panz., Faun. Germ. 4. 8. — Ouv., Entom. t. IV. n» 76. p. 12. 13. pi. I. fig. 3. — Gyixenh., 1ns. snec. 1. 1. p. 310. 1. — ScHOENH., Syn. ins. t. II. p. 43. 5. — SïURiM, Deustch. Faun. XI. p. 32. f. pi. 231. — Ratzer., Forstins. t. I. p. 33. pi. I. fig. 17. — Klug, Versuch /m Abhandl. d. K. Akad. d. "Wissenseh. zu Berlin, 1842, p. 290. 7. — Id. tiré à part. p. 34. 6. — Bach, Kaeferfaun. 3"= livr. p. 91. 2. — L. Redtenb., Faun. austr. 2" édit. p. 5o0. Tillus formicarius. Latr., Ilist. nat. t. IX. p. 144. 3. Tlinmisimvs formicarius. Latr., Gen. t. I. p. 270. l. — Spinola, Clérites. t. I. CLÉRiEivs. — Thanasimus. 51 p. 187. 2. pi. XIV. fig. 2. — Perris, Ann. delà soc. entom de Fr. 3« série, t. 2. 1834. p. 603. — Jacquelin DU Vai-, Gêner, pi* XLVilï. fig. 235, — Rouget. Catal. 99o. Long. 0'»,0078 à 0'n,0095 (3 1/2 à 4 1/4). — Larg. 0"»,0015 à 0n>.0028 (2/3 à 1 1/8). Corps suballongé. Tcle noire, densement ponctuée, hérissée de poils oh&cuYS. Palpes et Antennes noirs. PiotJwrax tronqué et sans rebord en devant, tronqué et muni d'un mince rebord à la base, subparallèle sur près de la moitié antérieure de ses côtés (mais un peu entaillé vers le sixième de ceux-ci), rétréci ensuite en ligne courbe jusqu'aux quatre cinquièmes, subparallèle ensuite ; un peu plus long que large ; subdé- primé sur le dos, convexement déclive sur les côtés ; creusé d'un sillon transversal un peu arqué en arrière, naissant latéralement vers le sixième et prolongé presque jusqu'au tiers sur la ligne médiane ; fine- ment ponctué, noir sur sa partie antérieure jusqu'au sillon transversal, d'un rouge pâle sur le reste; hérissé de poils obscurs ou livides. Ems- son parallèle; obstusément arrondi postérieurement; plus large que long ; d'un rouge pâle. Elytres deux fois et quart ou deux fois et demie aussi longues que le prothorax; parallèles jusqu'aux deux tiers ou trois quarts, arrondies, prises ensemble, postérieurement; peu convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés; d'un rouge pâle à la base, noires postérieurement : la partie rouge couvrant à peine le sixième an- térieur sur la suture, un peu plus sur les côtés et anguleusement pro- longée en arrière sur le milieu de chaque étui , sérialement ponctuée, hérissée de poils noirs ou obscurs : la partie noire revêtue d'un duvet soyeux très-noir, hérissée près de la suture d'une ou de deux rangées de poils noirs ; parée de deux bandes transversales de duvet blanc : la première, reposant sur la partie noire et par là bordée de noir en de- vant, peu développée dans le sens de la longueur, située vers le tiers ou un peu plus de la longueur des étuis, onduleuse, formant souvent sur les côtés une tache blanche, et sur la suture, par sa réunion avec sa pareille, un arc dirigé en avant : la bande postérieure, située après les deux tiers, presque tronquée à son bord postérieur, ou faiblement sinuée de chaque côté de la suture, échancrée sur cette dernière à son bord an- 52 ANGUSTICOLLES. térieur, et un peu anguleusement avancée vers le quart interne de la largeur; marquées de deux stries longitudinales prolongées jusqu'aux deux tiers de leur longueur: l'interne naissant de la fossette humérale: l'externe, un peu moins avancée, voisine de la précédente : ces stries séparées par des points assez gros, après la première bande blanche. Dessous du corps d'un rouge flave. Pieds noirs. Tarses en partie rouges ou rougeâtres. Cette espèce paraît habiter toutes les provinces de la France. Elle n'est pas rare en hiver et au commencement du printemps, sous les écorces, et dans les beaux jours, sur les arbres. Obs. Elle se distingue facilement du T. nmtillarms. par la largeur de son front et par les autres caractères indiqués. Sahlberg (ïnsect. fenn, p. 108, var. C), cite une variété à poitrine noire que nous ne connaissons pas, et qui doit vraisemblablement se rapporter à cette espèce plutôt qu'au Th. rufipes. Petagna (Institut, entom. p. 224) a dit que cet insecte détruisait ïAnabium pertmax. Hartig, le premier, a parlé dé sa larve, ayant le corps de couleur rouge, et de sa nymphe (Jahbresbentchte, 2^ cah. 1838, p. 181). Il avait trouvé la première dans les galeries creusées par les Bostriches, aux dépens desquels il supposait qu'elle vivait, et la seconde dans les re- traites des larves de Porte-Becs. M. Ratzeburg a décrit cet insecte et fait connaître sa larve et sa nym- phe. (Forstinsect. t. I, 1839, p. 35, pi. 1, fig. 17, insecte parfait et dé- tails. — Fig. 17, c. Larve. — Fig. 17, g. Nymphe. — Voyez aussi Ekichson , Archiv. fur. Naturg. 1841, p. 96. — Et Spinola, Clcrites, t. I, p. 49.) Voici la description plus exacte de la larve donnée par M. Perris : Larve. Long. 0'°,0180. — Larg. 0'",0025. Corps charnu; subdéprimé, un peu plus atténué antérieurement, parfois un peu renflé à la région abdominale. Tête velue, cornée, d'un marron foncé, un peu plus longue que large, [marquée au bord anté- CLÉRiENs. — Thanasimus . 53 rieur de fossettes arrondies, et sur le front de fossettes oblongues. Épistome, membraneux, se confondant avec le front. Labre assez large, largement mais très-faiblement échancré et bordé de petits poils roux. Mandibules fortes, cornées, noires, avec une protubérance in- terne et deux petites soies au dehors. Dessous de la tête revêtu d'une plaque cornée, marquée de quatre sillons longitudinaux, dont les deux intermédiaires un peu convergents ; cette plaque formée par les mâchoires et le menton soudés ensemble. Mâchoires assez larges; à lobe court, conique, hérissé de petites soies à l'extrémité. Palpes maxil- laires de trois articles (et non de quatre comme le dit M. Ratzeburg) ; premier article sensiblement plus long que chacun des deux autres ; le deuxième plus court que le troisième, muni d'un poil extérieur ; le troisième en cône allongé. Lèvre inférieure largement échancrée. Palpes labiaux de deux articles, dont le premier un peu plus court que le second. Antennes non de deux articles, comme Fafiirme Erichson, ou de trois, comme l'avance M. Ratzeburg, mais de quatre articles : le premier, en cône tronqué et rétractile : le second aussi long que le précédent, un peu plus épais à l'extrémité qu'à la base, et rétractile aussi : le troisième égalant à peine la moitié du précédent, cylindri- que et surmonté de poils : le quatrième très-grèle, de la longueur du troisième, terminé par un long poil et deux ou trois très-courts, et ac- compagné à la base d'un petit article supplémentaire, et qui n'est visi- ble que lorsqu'on regarde la larve de profil : tous ces organes roussâtres, avec le premier article ^des antennes blanchâtre. Au-dessous des an- tennes, sur chaque joue, cinq ocelles, disposés en deux séries trans- versales et obliques: la supérieure de trois; l'inférieure de deux, un peu plus grands que les autres. Prothorax recouvert en dessus d'une sorte de plaque semi-discoïdale, subcornée, d'un brun roussâtre, livide, mar- quée d'un petit sillon longitudinal, dont la moitié postérieure est noire. Mésothorax et Métatkorax munis de deux petites plaques semblables, formant sur chacun d'eux deux taches elliptiques. Ces trois segments sont velus et leur fond est de couleur rose. Abdomen de même couleur ; velu ; les huit premiers segments parcourus latéralement par trois bourrelets assez saillants, dont l'intermédiaire paraît seul lorsque la larve a de l'embonpoint, et pourvus au dessus de deux boursoullures 54 ANGUSTICOLLES. rétractiles, qui servent à faciliter les mouvements de la larve : neuvième segment arrondi, recouvert postérieurement [sur un espace circulaire dune plaque subcornée comme celle du prothorax ; marqué de deux fossettes contiguës, et terminé par deux crochets marron foncé , d'abord droits, puis brusquement recourbés en haut ; dessous du segment ayant un mamelon subconique, pseudopode, au centre duquel est l'anus, sous une apparence d'aiguillon. Pattes de quatre articles (et non de trois, comme le porte la description de Ratzeburg); trochanters bien visibles, (et non cachés sous les fémurs, comme l'indique celle d'Erichson); héris- sées, surtout à l'extrémité des tibias, de longues soies roussâtres, et terminées par un ongle subulé. Stigmates offrant leur première paire prés du bord antérieur du mésothorax (et non sur le métathorax, comme le dit Erichson, d'après M. Spinola) : les autres, au tiers antérieur des huit premiers segments abdominaux. 'Sijmiphe. Elle est d'un rose tendre, et présente, comme à l'ordinaire, toutes les parties de l'insecte parfait. La tête, le prothorax et l'abdomen sont par- semés de poils nombreux et très-fins; le dernier segment est terminé par deux papilles divergentes, coniques, peu allongées. (Perris, Ins. du pin maritim., Ann. de la Soc. entom. de Fr., 3« série, t. II, 1854, p. G03, pi. 18, fig. 269, larve 270-275 détails.) Hartig et Ratzeburg ont considéré avec raison la T.Formicarms comme très-utile aux forêts. Sous sa forme parfaite, il attaque les petits insectes ennemis des arbres qu'ils rencontre sur leur surface, et dans les an- fractuosités de leur écorce; à l'état de larve, il vit. suivant M. Perris, aux dépens des larves du Tomlcus Stenographiis^ du Melanophila tarda. de YAstynomiis œdilis, et sans doute de diverses autres larves lignivores. Cette larve, suivant l'habile observateur que nous venons de citer, dé- truit les intervalles des galeries pour atteindre des larves voisines et fait d'assez grands ravages dans leurs rangs. Quand cette proie de pré- dilection vient à lui manquer, elle se nourrit de matières excrémen- tielles déposées dans les galeries. Le moment de sa transformation étant venu, elle se creuse dans la vermoulure, et souvent dans l'épais- seur de l'êcorce. une cellule elliptique qu'elle enduit d'une sorte de vernis blanc. CLÉuiKNS. — Tfuinashnus. 53 3. T. rufipes ; Brahm. Tête noire. Prothorax noir sur sontiers antérieur, d'un rouge pâle postérieurement. Ehjtres sans strie longitudinale; d'un rouge pâle sur le tiers antérieur., noires postérieurement ; parées de deux bandes transversales, d'un duvet Uanc: l'antérieure., vers le tiers de leur longueur., sur la partie postérieure de la région rouge., 7ion bordée de noir endevajit: la postérieure un peu après les deux tiers. Poitrine d'un rouge pâle. Ventre noir. Pieds d'un rouge pâle : genoux souvent obscurs ou noi- râtres. Cleriis rw/î^es. Brahm, Verzeichnis, etc. in Hoppe's, Taschenb. 1797. p. 136. 3. — Klug, CUrii. in Ahhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 184-2. p. 292. 7. — Id. Tiré à part. p. 30. 7. — Bach, Kaeferfaun. 3'-' livr. p. 91. 3. Clerus formicarius. Var. B. Gylleh., Ins. suec. t. î. p. 311. l. — Id. t. IV. p. 334. Var. d. — Sahlb., Ins. fenn. 1822. p. 108. Clsrus femoralisiDiLiEAji), Ca!al. 1821. p. 41. Clerus substriatus. Gebler, Notice, etc. îmNouv. Mémoires de la Soc. i. d. natur. de Mosc. t. II. 1832. p. 47. — STURM,Deutsch. Faun. t. XI. p. 34. 3. Thanasimiis fortnicarius.\2ii\ A. Spinola, Clériles. 1. 1 p. 189. Thanasimus ruppes.5. du Val, Gêner, p. 103. Long. 0'^,0067 (3). — Larg. O'^fiQib (2/8). Corps suballongé. Tête noire, densemement ponctuée, hérissée de poils obscurs. Palpes et Antennes d'un rouge ou roux flave. Prothorax tronqué et sans rebord en devant; tronqué et rebordé à sa base; sub- parallèle sur la moitié ant^n-ieure de ses côtés, rétréci ensuite en ligne courbe jusqu'aux trois quarts, parallèle ensuite; plus long que large; subdéprimé sur le dos, convexement déclive sur les côtés; creusé d'un sillon transversal un peu arqué en arrière, naissant latéralement vers le sixième de sa longueur, et prolongé presque jusqu'au tiers de la ligne médiane; finement ponctué, noir, sur la partie antérieure jus- qu'au sillon transversal, d'un rouge pâle sur le reste: hérissé de poils obscurs ou livides. Ecussou parallèle, aussi large que long; obtusé- ment arrondi postérieurement, d'un rouge pâle. Ehjtres deux fois et quart à deux fois et demie aussi longues que le prothorax; parallèles jusqu'aux deux tiers ou trois quarts; arrondies, prises ensemble posté- rieurement; peu convexes sur le dos, convexement déclives sur les 36 ANGUSTICOLLES. côtés ; d'un rouge pâle à la base, noires postérieurement : la partie rouge couvrant près du tiers antérieur de leur longueur ou la suture et un peu plus sur les côtés ; grossièrement ou presque sérialement ponc- tuées ; hérissées , de poils obsurs : la partie noire revêtue d'un duvet soyeux, hérissée prés de la suture, dune ou de deux, rangées de poils noirs; parée de deux bandes transversales, communes, de duvet blanc; la première sur la partie rouge, et non bordée de noir en devant, grêle, servant de bordure à la partie rouge, onduleuse, arquée en de- vant sur la suture; la postérieure, plus fournie, plus développée, aboutissant vers les trois quarts du bord externe, échancrée à son bord antérieur, sur la suture, et un peu anguleuse au devant, aux côtés de cette échancrure, sans stries naissant de la fossette humérale, mais marquées dans cette direction, après la bande blanche antérieure, de deux rangées irrégulières de gros points prolongées jusqu'aux deux tiers de leur longueur. Dessous du corps pubescent, obscur sur la poi- trine, d'un rouge ou roux flave sur le ventre. Pieds de cette dernière couleur. Cette espèce paraît rare en France. On la trouve quelquefois dans les parties orientales. Obs. Elle se distingue du Th. formicarius par sa taille ordinairement plus faible, par les palpes, la majeure partie de ses antennes, le tiers antérieur de ses élytres, ses pieds, d'un rouge pâle; par sa poitrine noire. Les élytres étant rouges sur leur tiers antérieur, la première bande blanche se trouve sur un fond de cette couleur, et n'est pas précédée d'une bordure noire comme chez le Th. formicarius. Les étuis n'offrent pas, comme chez ce dernier, deux stries, dont Tin terne naît de la fos- sette humérale; ils sont plus irrégulièrement et uniformément mar- qués de gros points sur la partie basilairc rouge, et ils offrent, après la premièi'c bande blanche, deux rangées irrégulières de points assez gros, prolongées jusqu'aux deux tiers, 4. T. quadrimaculatus ; Schaller. Partie antérieure de la tête, antennes, prothorax et partie au moins des pieds, ronges : partie postérieure de la tête, dessous du corps et élytres. noirs; celles-ci marquées de rangées CLÉRiENS. — Thanasimus. o7 sériâtes de points sur leur moitié antérieure; parées chacune de deux taches ou bandes transverses, blanches, n'arrivant ni à la suture ni au bord ex- terne : l'ime, vers le tiers ; l'autre vers les trois quarts de leur longueur. Attelubus quadrimaculaius. schâller, in Abhandl d. Hall. Naturf. Gesell. t. I. p. 288. Clerus quadrhnaculatus. Fabr., Mant. t. I. p. 12o. 7. — Id. Syst. eleiith. t. I. p. 281.8. — Panz., Faun. Germ. 43. 13.— Herbst, Naturs. t. VU. p. 213. 9. — Sturm, Deutsch. Faun. Xf . p 36. 4. — Klug, Clerii. in Abhandl. dek. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 308 52. — Id. tiré à part. p. 52. 32. — Bach, Kaeferf. t. III. p. 91. — Perris, Ann. de la soc. entom. de Fr. 1834. p. 607. — L. Redtenb., Faun. austr. 2« édit. p. 330. Thanasimus quadrimaculatus. Spinola, Clériles. t. ï. p. 192. 5. pi. XV. fig. .1. Thanasimus ( Allonyx) quadrimaculatus. J. du Val, Gea. t, III. p. 196. pi. XLVIII. fig. 240. Long. 0,0036 à 0,004o (1 2i3 à 2j. — Larg. 0,0009 à 0,0013 (2i5à 2i5). Corps suballongé. Tête marquée de points médiocrement rapprochés, donnant chacun naissance à un poil noir ; offrant entre les antennes une faible impression arquée ; noire, avec l'épistome et le labre d'un rouge testacé. Mandibules noires dans leur seconde moitié. Palpes d'un rouge testacé, avec le dernier article parfois obscur. Yeux noirs, un peu obliquement transverses. Antennes noires, hérissées de poils, et avec le dernier article d'un rouge testacé sur ses deux derniers tiers. Prothorax tronqué et sans rebord en devant ; tronqué et rebordé à sa base ; un peu élargi en ligne courbe jusqu'aux deux cinquièmes, rétréci ensuite jusqu'aux quatre cinquièmes, subparallèle ensuite; de près d'un tiers plus étroit à la base qu'en devant; plus long sur la ligne médiane que large vers les deux cinquièmes de ses côtés ; médiocrement convexe; obsolètement marqué de points donnant chacun naissance à un poil noir, hérissé ; noté d'un sillon en angle dirigé en arrière, nais- sant des angles de devant et prolongé jusqu'au tiers de la ligne mé- diane; rayé d'un sillon transversal étroit au devant du rebord basilaire; d'un roug flave. Ecusson noirâtre. Elytres débordant la base du pro- thorax du tiers de la largeur de chacune ; trois fois environ aussi longues que lui ; parallèles jusqu'aux deux tiers, arrondies, prises ensemble, à l'extrémité; peu convexes surledos;sérialemenl ponctuées: ces points 58 ANGUSTICOLLES. donnent chacun naissance à un poil obscur et couché, et à deux ou trois rangées de poils noirs, très clair-semés, hérissés; d'un noir bleuâ- tre; parées chacune de deux taches ou bandes transverses blanches n'arrivant pas à la suture : l'antérieure, vers le quart ou un peu plus de leur longueur, ordinairement étendue jusqu'au rebord marginal : la postérieure, un peu avant les trois quarts, un peu oblique, plus distante du bord externe que de la suture. Dessons dti corps d'un rouge flave ou testacé sur l'antépectus, d'un noir bleuâtre sur le reste; garni de poils livides assez fins. Pieds garnis ou hérissés de longs poils, en partie livides, en partie noirs; cuisses d'un noir bleuâtre, avec la base d'un rouge testacé ou foncé ; tibias et tarses de cette même couleur. Celte espèce se montre sous différentes zones de notre pays, on la trouve sur les pins. Elle est d'une agilité extrême ; court sur les écorces avec rapidité, et s'envole avec prestesse lorsqu'on cherche à la saisir. M. Perris a fait connaître la larve de cet insecte, dont il a donné la description suivante : Larve. Long. 0,0090. — Larg. 0,0015. Semblable à la larve du Tli. formica: ins, dont, à part la taille, elle a tous les caractères organiques. Elle en diffère par les particularités suivantes : Tête marquée de quatre sillons longitudinaux, dont les deux inter- médiaires, plus longs que les autres, n'atteignent pas le vertex. Plaque cornée du prolliorax subtriangulaire et n'occupant pas le bord anté- rieur. Corps d'un gris livide, teint ou marbre de rougeâtre : crochets du dernier segment ferrugineux: (Perris, Ann. d(3 la Soc. entom. de Fr., Z'^ série, t. II, 1854. p. 607, pi. 18, 11g. 276.) Ce savant observateur ajoute : Cette larve vit tantôt sous l'écorce des jeunes pins morts, où elle se nourrit des larves xylophages qui s'y trouvent, tantôt sous les premières couches corticales des vieux pins vivants, où elle dévore les chenilles des Tinéites qui y creusent leurs galeries. Je l'ai élevée chez moi, parmi des vermoulures entremêlées de ^arves de Bostriches. et j'en ai obtenu l'insecte parfait. TiiJJENS. — Opiins. 59 Genre Opilus, Opile, Lalreille.. {opô.o, nom donné par les anciens à un oiseau qui nous est inconnu.) Lalroille. Hist. iiat. descrust. el des iii'^orl. I. IX, 1804, p. I'i8. Caractères. Télé aussi large que longue; subperpendiculaire. )'eux à fossettes grossières ; transverses ; assez faiblement écliancrés à leur partie antérieure. Antennes insérées au devant de l'échancrure des yeux et à peu près dans cette échancrure, sous un faible rebord des joues ; à peine aussi longuement ou à peine plus longuement prolongées que les angles postérieurs du prothorax; de onze articles : les huit premiers presque d'égale grosseur ou grossissant graduellement d'une manière peu sensible : les trois derniers, comprimés, graduellement plus larges : les neuvième et dixième, obtriangulaires : le onzième, plus grand, pres- que en parallélipipède longitudinal, terminé en pointe à son angle antéro-interne. Labre Iransverse, échancré à son bord antérieur. Palpea maxillaiies ei palpes labiaux presque également allongés; à dernier arti- cle fortement sécuriforme. Prothorax au moins aussi long que large; ré- tréci à partir de la moitié ou des trois cinquièmes de ses côtés; parallèle sur le sixième ou cinquième postérieur ; marqué en dessus d'un sillon transversal croisant la ligne médiane du quart au tiers. Elyties débor- dant la base du prothorax du tiers environ de la largeur de chacune; voilant l'abdomen. Ventre de six arceaux. Tatses postérieurs moins longs que le tibia ; de cinq articles, mais dont le premier est caché en dessus par le second et n'est visible qu'en des.sous; à dernier article moins long que le deuxième ; celui-ci, presque aussi long que les deux suivants réunis. Ongles simples. Les Opiles, comme les insectes précédents, se rencontrent sur les vieux arbres, ou sous les écorces, principalement de ceux qui sont morts ; on les trouve parfois dans les maisons. La robe de la plupart des espèces de nos contrées se rapproche de la couleur du bois, en offrant quelques taches blanchâtres. Les larves se nourrissent aux dépens de celles qui vivent de matières ligneuses ou corticales. 1. O. mollis: LiNN'É. Dessus an corps hérissé de poils : d'un noir brun fiO ANGUSTIGOLLES, OU brun noir. Prothorax d'un fauve roussâtre en devant. Elytres striément po?ictuées sur plus de leur moitié antérieure; chargées d'une ligne élevée dans la direction du calus; parées chacune de trois taches disposées en rangée oblique., depuis le calus humerai jusqu'aux deux septièmes voisins de la suture., d'une bande transverse paraissant composée de deux taches., vers le milieu de leur longueur., et d'une tache apicole., d'im flave livide: ces divers signes ne dépassent pas la rangée juxta-suturale. Tibias postérieurs incourbés à V extrémité. a" Sixième arceau ventral ordinairement rayé de deux sillons longi- tudinaux ; tronqué à son extrémité. $ Sixième arceau ventral creusé d'une fossette ; en arc dirigé en arrière à son bord postérieur. Attelabus mollis. Linn., Syst. nat. 10'' édit. t. I. p. 388. 8. — Id. l^^ édit. t. I. p. 621. 11. — Laichart., Tyr. ins. t. I. p. 246. 3. Le clairon porte-croix. Geoffr., Hist. 1. 1. p. 303. 3. Clcrus fuscofasciatus. De Geer., Mem t. V. p. 139. 2. pi. 5. fig. 6. Notoxus mollis. Fabr., Syst. entom. p. 158. 1 — Id. Syst. eleuth. t. I. p. 287. 3. — RœviERjGener.p. 45. 44.pl. XXXIV. fig. 21.— PANZ.,Faun. Gerni. 5. 3. — GvLLENH.jIns. suec. t. I.p. 312. 1. — ScHOENH., Syii. ins. t. II. p. 52. 3. — Sturm, Deutsch. Faim. t. XI. p. U. 1. pi. CCXXIX. fig. a. M. — Spinola, Clérites. 1. 1. p. 221. 5. pi. XIX. fig. 4. Dermestes mollis. Schrank., Enum. p. 22. 37. Clerus mollis. Oliv., Entom. t. IV. n° 76. p. 10. 10. pi. I. fig. 10. — Herbst, Natiirs. t. VII. p. 210. 4. pi. CIX. fig. 4. — Donov., Brit. ins. t. XII. p. 49. pi. CCCCXI. fig. 1. Opilo mollis. Latr., Hist. nat. t. IX. p. 149. 1. pi. LXVII. fig. 3. Opiliis mollis. Samouelle, Entom. Usef. p. 166. pi. XII. fig. 1. — Steph., Man. p. 197. 1363.— SucKARD, Brit. Coleopt. pi. LU. fig. 5.— Klug, Clerii. in Ab- handl. d. k. Akad. d. Wissensch. zu Berlin, 1842. p. 318. 2. — Id. Tiré à part, p. 62. 2. — Perris, Ann. de la soc. entom. de Fr. 3" série, t. II. p. 610. — Bach, Kaeferfaun. 3" livr.p.91. 1. — L. Redtenb., Faun. austr. 2'"édit. p.350. — Rouget, Catal. 996.— J. du Val, Gêner, t. III. p. 163. Etat normal. Elytres brunes ou d'un brun noirâtre, parées chacune de trois taches en rangée oblique, d'une bande transverse et d'une tache apicale, d'un flave livide ou d'un livide flave ou roussâtre : ces divers signes ne dépassent pas la rangée de points juxta-suturale : les trois taches antérieures oblongues, liées ou presque liées ensemble. ci.ÉniRNS. — Opilti.'!. (H constituant une rangée prolongée obliquement depuis le calus humerai, jusqu'aux deux septièmes voisins de la suture : la tache externe sur le calus : la médiaire, plus postérieure, entre les quatrième et cinquième rangées : l'interne, plus postérieure encore, entre la première et la troi- sième rangée : la bande transverse, couvrant de la moitié aux deux tiers de leur longueur, paraissant ordinairement composée de deux taches accolées : l'interne, étendue entre la troisième rangée de points et la sixième: l'externe, de celle-ci jusqu'au rebord latéral: la tache api- cale, couvrant le sixième postérieur, moins l'espace compris entre la première rangée et la suture, formant avec la pareille un arc dirigé en avant et entaillé sur la suture. Obs. Quand la matière colorante a été moins abondante, la couleur foncière passe du brun au brun rougeâtre ou au fauve; la bande trans- verse est quelquefois formée de deux taches à peine unies dans le milieu de leur côté contigu; d'autres fois, au contraire, elle semble cons- tituer une bande presque uniforme. Var. ce. Elytres d'un livide flave ou d'un flavc livide sur leur moitié postérieure ou un peu plus. Long. 0'i',0090 à Om,0100 (4 1. à 4 l. 1 [2). — Larg. 0"',0014 à 0»\0017 (2i3à 3i4) à la base; 0^,0022 à 0^.0026 (1 1. à 1 1. Ii4) dans leur diamètre le plus grand. Corps allongé. Tète densement ponctuée; hérissée de poils d'un fauve livide ; brune, avec l'épistome d'un rouge brunâtre et le labre d'un flave rougeâtre. Mandibules d'un rouge brunâtre à la base, noires à l'ex- trémité. Palpes d'un flave roussâtre. Yeux subtransverses ; noirs ; à grosses facettes. Antennes prolongées à peu près jusqu'aux angles postérieurs du prothorax ; d'un jaunâtre livide ; hérissées de poils livides. Protho- rax tronqué et sans rebord, en devant; tronqué et à peine rebordé à la base ; subparallèle jusqu'aux quatre septièmes de sa longueur ( mais sinué vers le cinquième ou un peu plus ) , rétréci ensuite jusqu'aux quatre cinquièmes, subparallèle postérieurement ; médiocrement con- vexe ; marqué d'un sillon transversal en arc ou en angle dirigé en arrière, naissant près des angles de devant et prolongé jusqu'au tiers 62 AWÎUSTICOLLRS. de la ligne médiane, et continué ensuite en forme de fossette ou de sillon raccourci, jusqu'à plus de la moitié de la ligne médiane et quel- quefois jusque près de la base; creusé au devant de celle-ci d'un sillon transversal ; de moitié plus long sur la ligne médiane que large en devant ; marqué de points rapprochés et un peu râpeux, donnant chacun naissance à un poil hérissé, d'un fauve livide; variant du noir au noir brun, au brun rouge testacé ou au rouge testacé nébuleux, avec la partie médiane antérieure d'un fauve roussâtre ou testacé. Ecusson d'un rouge testacé ou obscur. Elytres trois fois et quart aussi longues que le pro- thorax; subgraduellement élargies jusqu'aux trois quarts; arrondies, prises ensemble, à l'extrémité ; peu convexes sur le dos ; subdéprimées sur la suture, après l'écusson; creusées d'une fossette humérale; à dix rangées striales de points, obsolètes sur les deux derniers cinquièmes, et donnant chacune naissance à un poil fin, hérissé, fauve ou d'un fauve livide; chargées, en dehors de la sixième rangée, d'une ligne élevée, nulle ou affaiblie en devant, et prolongée jusqu'aux cinq si- xièmes de leur longueur; parfois avec la base du troisième intervalle obtusément saillant en devant; colorées et peintes comme il a été dit. Dessous du corps densement ponctué sur la poitrine ; marqué de points plus unis et moins rapprochés sur le ventre; garni de poils fins et li- vides. Poitrine variant du brun noir au rouge brunâtre sur les médi et postpectus, avec les postépisternums et la majeure partie de l'anté- pectus, d'un rouge ou flave testacé. Ventre d'un rouge flave ou d'un roux orangé. Pieds garnis ou hérissés de longs poils : cuisses livides à la base, brunes ou brunâtres sur leur seconde moitié : tibias et tarses d'un rouge testacé livide : tibias postérieurs, et faiblement les inter- médiaires, incourbés à l'extrémité. Cette espèce paraît habiter toutes nos provinces. On la trouve sous les écorces des chênes, au milieu des dépouilles dont elle paraît se nourrir. On la rencontre aussi parfois sur les poutres de nos gre- niers ou de nos appartements, où elle vit aux dépens des Anobies. M. Schlottliauber a signalé ses habitudes chasseresses; M. Saxesen a trouvé sa nymphe dans le berceau de celle du Pissodes Hercymae, et M. Hartig dans celle du Pissodes notatns (Ratzeburg, Forst insect.. t. !.. page 36). CLÉIUENS. — OpillIS. {]?} Sa larve, suivant M. Perris, se trouve dans les sarments de vigne morte, où elle fait la chasse aux larves du Xylopcrtha sinunta. Elle habite aussi les jeunes pousses mortes du pin, où elle attaque les larves de YAnohiummolle, et sous l'écorce du même arbre, où elle dévore celles des Tomicus bichms et laricis. Dans nos poutres, elle se glisse dans les trous de YAnobmm pertinax. Cette larve a été trouvée, par M. Waterhouse, dans les parties mortes du chêne, et décrite par ce savant. (The Transact. of the entomolog. Soc. of London, t. I (1836), p. ;iO. pi. V, fig. 1 et détails.) Voici la description plus parfaite qu'a donnée, de celte larve, M. Perris. LariH'. Long. 0"'.O012 à 0"',0018. — Larg. O'",0023. Corps charnu, subdéprimé, un peu atténué antérieurement, un peu renflé à la région abdominale : couvert de poils roussâtres, plus touffus et plus longs que chez la larve du Tk. formicarius . Tête aplatie, cornée, ferrugineuse, luisante, marquée en dessus de quatre sillons irrégu- liers et ponctués, et en dessous de quatre sillons, comme dans les larves de Tlianasimiis, avec cette différence que les deux latéraux sont plus courts. Epistome transversal. Labre semi-discoïdal. Mandibules pointues et noires. Mâchoires courtes, échancrées en dedans. Labre surmonté de spinules cornées assez longues. Palpes maxillaires de trois articles, dont le second porte extérieurement une soie. Menton arrondi. Lèvre inférieure courte, faiblement échancrée. Palpes labiaux de deux articles. Antennes de quatre articles; conformées exactement comme celles de la larve du Th. formicarius, avec le petit article supplémentaire sur le troisième article, contre le quatrième : tous ces organes rous- sâtres, avec les articulations un peu plus pâles. Ocelles au nombre de cinq, disposés comme dans les larves précédentes, mais paraissant tous égaux. Corps d'un testacé clair et livide, plus pâle en dessous. Pro- thorax à bord antérieurjmembraneux, puis revêtu, dans toute son étendue dorsale, sauf les angles postérieurs, d'une sorte de carapace cornée, luisante et d'un ferrugineux terne. Mésothorax et métathorax 64 AiNGUSTlCOLLIiS. ayant deux petites plaques semblables et à peu près elliptiques. Abdo- men pourvu de bourrelets latéraux et de boursouflures rétractiles que présentent les larves des espèces précédentes : dernier segment assez grand, subcorné, ferrugineux, plus étroit à la base qu'à l'extrémité, oii il se termine par deux crocbets cornés et ferrugineux, qui, vus de face, paraissent obtus et arqués l'un vers l'autre, et, vus de profil, sont à peu près droits, avec le bout recourbé en haut et acéré. En dessous, un ma- melon anal et rétractile. Pattes et stigmates comme chez les larves des Th. formicarius et quadrimaculatiis. (Ann. de la soc. entom. de Fr., 3^ série, t. II, 1854, p. 608, pi. 18, fig. 277. — Larve 278-283, détails). Voyez aussi Chapuis et Candèze, Catalogue des Larves des Coléoptères. p. 167. 2. O. domestîciis ; Sturm. Dessus du corps hérissé de poils; d'un noir brun ou brun noir. Prothorax d'un fauve roussâtre eti devant. Elytres sérialement ponctuées jusqu'à la tache apicale; parées chacune d'une tache humérale couvrant la îuoitié externe de la base., d'une bande transverse vers le milieu de leur longueur, et d'une tache apicale, d'un fîave livide : celle-ci. arrivant à l'angle suturai : la bande, ne dépassant pas la rangée juxta- suturale. Tibias postérieurs droits. ^otoxus domeslicus. Sïuum, Deutsch. Faun. XI. p. 10. 2. pi. CCXXIX. fig. n-?. (ipilus domesticus. Klug, Clerii, in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissenscli. zu Ber- lin, 1842. p. 320. 3. — Id. tiré à part. p. 64. 3. — Bach, Kaeferfaun. t. III. p. 91. 2. — L. REDTENB.,Faun.aust. 2« édit. p. 550. — J. du Val, Gêner. 17. 49. fig. 241. Sotoxiis mollis. Var. A. SriNOU, Clériles. t. I. p. 222. pi. XIX. fig. 5. Etat normal. Elytres brunes ou d'un brun noirâtre, parées chacune d'une tache basilaire, d'une tacbe ou bande transveise et d'une tache apicale, d'un flave livide ou d'un livide flave ou roussâtre : la tache ba- silaire, couvrant depuis le troisième intervalle à partir de la suture, jusqu'à l'épaule, presque en carré un peu long, obliquement coupée à son bord postérieur, plus courte à son côté externe qu'à l'interne : la bande, située vers la moitié de la longueur, dont elle couvre environ le cinquième médiaire de la longueur, étendue depuis le bord externe CLÉaiE.NS. — Opiliis. 65 jusqu'à la strie juxta-suturale: la tache apicale, couvrant le septième ou le huitième postérieur, subarrondie à son bord antérieur, étendue de- puis le bord externe jusqu'au rebord suturai , ou même jusqu'à la suture, à l'angle suturai. Obs. Quand la matière colorante brune a plus ou moins fait défaut, les élytres présentent des variations diverses. On peut les réduire aux suivantes : Var «. Elytres d'an livide flavescent sur leurs quatre septièmes anté- rieurs, moins la tache scutellaire brune., colorées sur le reste comme dans l'état normal. Var. /3. Elytres d'un livide flavescent ou roussâtre. parées d'une tache scutellaire carrée brune ou noirâtre. Long. 0"' ,0067 à 0'",0078 (3 1. à 3 1. 1/2). — Larg. 0'n,0011 à 0'",0013 (1/2 à 3/5) à la base des élytres,: 0^,0014 à0^0018 (2/3 à 4/5). Corps allongé. Tête densement ponctuée; hérissée de poils fins et li- vides; marquée d'une fossette vers le milieu du front ; noire ou brune. Labre d'un livide roussâtre. Mandibules d'un rouge testacé à la base, noires à l'extrémité. Palpes d'un flave roussâtre. Antennes rousses, avec la massue plus jaunâtre, hérissée de poils livides. Prothorax tronqué et sans rebord en devant, tronqué et rebordé à sa base; subparallèle jusqu'aux deux tiers, rétréci ensuite jusqu'aux quatre cinquièmes, subparallèle postérieurement; médiocrement convexe; marqué d'un sillon un -peu obsolète, en angle dirigé en arrière, naissant des angles de devant et prolongé jusqu'au tiers de la ligne médiane, ordinaire- ment continué .sur cette ligne par une fossette ou un sillon court et obsolète ; creusé au devant de la base d'un sillon transversal peu pi o- fond; d'un tiers plus long qu'il est large en devant; densement ponc- tué; offrant ordinairement, sur la ligne médiane, les traces d'une raie étroite; hérissé de poils livides; brun, avec la partie médiane anté- rieure d'un flave roux. Ecusson obscur. Elytres trois fois et demie en- viron aussi longues que le prothorax ; subgraduellement élargies jus- C^^ ANOtSTlCULLKS. quauv ti'ois quarts ou un peu plus, obtusémonl arrondies, prises en- semble, à l'extrémité ; peu convexes sur le dos ; déprimées sur la suture après i'écusson; creusées d'une fossette humérale étroite, à dix ran- gées striales de points, obsolètes sur le dernier septième, c'est-à-dire sur la tache apicale; ces points donnant chacun naissance à un poil fin, hérissé; peintes et colorées comme il a été dit. Dessous du corps d'un roux brunâtre sur la poitrine, souvent d'un roux flave sur le ventre; garni de poils livides. Pieds hérissés de poils livides. Cuisses li- vides sur leurs deux tiers basilaires, noires ou brunes à l'extrémité : tibias bruns à la base et sur l'arête externe, d'un roux livide sur le reste; non incourbés à l'extrémité. Tarses d'un roux livide vers le milieu du dessus des articles obscurs. Cette espèce, moins commune que la précédente, se trouve dans les maisons. La larve paraît y vivre aux dépens de YAnobium domesticum^ FouRCROY. On rencontre aussi l'insecte sous les écorces de différents ar- bres, sous lesquelles dans son jeune âge il décime diverses larves ligni- vores. Obs. L'O. domesticas se distingue de l'O. mollis, par une taille ordi- nairement un peu moins avantageuse; par son prothorax, moins long, plus longuement parallèle sur le côté, marqué de sillons plus obso- lètes; par .ses élytres plus parallèles, moins arrondies ou un peu tron- quées sur la moitié interne de l'extrémité; marquées de rangées sériales de points, prolongées jusqu'à la tache apicale blanchâtre; sans ligne longitudinale saillante dans la direction du calus humerai ; parées chacune d'une tache humérale couvrant la moitié externe de la base, au lieu d'avoir une rangée oblique composée de trois taches; par la taclie apicale plus courte, ordinairement arquée siîc chaque élytre, plus rap- prochée de la suture en devant, et arrivant même postérieurement jus- qu'à l'angle suturai; par ses cuisses livides sur une plus grande éten- due ^asilaire, et par ses tibias bruns à la base, et non incourbés à l'ex- Irémité. MM. Chapuis et Candèze (Catalogue des larves des coléoptères, p. 166, pi. VI, fig. 2) ont figuré et décrit la larve de l'O. domesticus en signalant les différences qui la distinguent de celle de l'espèce précédente. Voici cette description : CLKRIENS. — Opilns. Çn Long. 0"',0014, Coukur générale d'un violet terne, plus ou moins obscur. Tête, Pro- thorax, extrémité du dernier segment abdominal, d'un brun rougeâtre : les deux derniers segments thoraciques et les six premiers segments abdominaux ornés, comme dans VO. mollis, de quatre taches d'un rouge vif : segment terminal conique, armé de deux cornes cylindri- que, striées transversalement et terminées par une petite pointe aiguë, droite, dirigée vers la région dorsale. Tout le corps est recouvert de longs poils hérissés, roussâtres et brillants, plus nombreux que dans VO. mollis : ces poils sont courts et blanchâtres à la face ventrale. MM. Chapuis et Candèze ont trouvé cette larve dans les tiges d'osier desséchées d'un panier abandonné dans un grenier. Elles vivaient en compagnie des larves de la Gracilia pygmaea, dont probablement elles se nourrissaient. Ces larves trouvées au printemps se changèrent en nym- phes dans le courant de l'été, et deux ou trois mois après en insectes parfaits. M. Letzner a trouvé la nyraplie de ÏO. domesticus dans un pieu de pin. dans lequel étaient logés des Xyletimis pectinatîis (Bericht d. Schles. Gesellsch., 1857, p. 12, Jakrsbericht, p. 122). ;j O. pallidus ; Olivier. Corps hérissé de poils en dessus ; entièrement d'un flave rousscUre, avec les yeux et l'extrémité des mandibules, noirs. Elytres sérialement ponctuées presque jusqu'à l'extrémité ; marquées cha- cune, près de la suture, des trois aux quatre cinquièmes de leur longueur, d'une tache ovalaire nébuleuse, souvent indistincte. Tibias postérieurs droits. NotOTUs svhnedla? Rossi, Fauii. elrusc. t. 1. p. 140. 335. Clcriis pallidus. Oliv., Encycl.inéth. t. VI. p. 17. 21. — Id. Entom. t. IV. ii"76. p. 11. 11. pi. I. fig. 11. Notoxus pallidus, Stuum, Deutsch. Faiin. XI. p. 18. 3. Opilus pallidus, Klug, Clerii, in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Derlin, 1842. p. 320. 4. — Id. tiré à part. p. 64. 4. Notoxns mollis. Spinola, Clcrites. t. I. p. 22-2. 5. var. D. pi. VIII. fig. 2. 68 ANGLSTICOLLES. Long. Ora,0090 (4 1.). — Larg. 0m.0022 (1 1.) à la base des clytres; 0^0029 à Om,0()33 (1 1. 2/3 à 1 l. 1/2) vers les trois quarts de la longueur de celle-ci. Corps allongé. Tète blonde ou d'un roux flave, obsolètement ponctuée, hérissée de poils blonds ; extrémité des mandibules noire. Yeux noirs ou d'un noir gris, à peine échancrés. Antennes blondes, hérissées de longs poils. Prothorax tronqué et sans rebord en devant ; tronqué et rebordô à la base; subparallèle jusqu'aux quatre septièmes de sa lon- gueur (mais sinué ou rétréci vers le cinquième ou un peu plus sur les côtés), rétréci ensuite jusqu'aux quatre septièmes ^ subparallèle en- suite; médiocrement convexe; marqué d'un sillon à angle dirigé en arrière, naissant des angles de devant et prolongé jusqu'au tiers de la ligne médiane où il est continué^, jusqu'à plus de la moitié de cette ligne, par une fossette ou un sillon ; creusé au devant de la base d'un sillon transversal, d'un tiers plus long sur la ligne médiane que large en devant, obsolètement ponctué, blond, hérissé de poils concolores. Eciisson blond. Elytres près de quatre fois aussi longues que le pro- thorax; subgraduellement élargies jusqu'aux deux tiers ou un peu plus ; arrondies, prises ensemble, à l'extrémité ; peu convexes sur le dos ; creu- sées d'une fossette humérale médiocrement profonde; déprimées sur la suture après l'écusson; à dix rangées striales de points, prolongées presque jusqu'à l'extrémité : ces points donnant chacun naissance à un poil d'un blond livide ; blondes ou de flave roussâtre , ordinairement marquées d'une tache oblongue ou en ovale allongé, nébuleuse, située des trois aux quatre cinquièmes de leur longueur, plus près de la suture que du bord externe, mais souvent indistincte. Desso^is du corps et pieds de la couleur des élytres ; garnis ou hérissés de poils fins, d'un blond livide. \ Cette espèce paraît habiter la plupart des parties de la France; on la trouve dans les environs de Paris, de Lyon et de Bordeaux. On l'obtient en battant les chênes, etc. Obs. Suivant Olivier, le prothorax serait parfois nébuleux ou obscur. O. «lorsalis; LucAS. D'un noir brun ou brun noir; hérissé de Ion (j s poils livides ou d'un livide roussâtre. Prothorax obsolètement ponctué ; mar- CLÉRiENS. — Opilus. 69 que sur sa ligne médiane d-un sillon prolongé depuis le sillon transversal jusqu'aux trois cinquièmes de sa longueur. Elytres parées d'une bande transversale blanche, couvrant de la moitié presque aux cinq sixièmes de leur longueur^ laissant brun le rebord suturai; inarquées jusqu'à cette bande de rangées sériâtes de gros points, moins grossièrement et irréguliè- rement ponctuées sur leur partie fostérieure. ÎSoloxiis dimidiatus? Laporte, Etudes entom. in Revue entomol. de Silberniann. t. IV. 1836. p. 42. 2. Opilus dorsalis. Lucas, Ann. de la Soc. entom. de Fr., 2« série. 1. 1. 1843. p. xxiv. — Id. Expl. se. de VAlgérie. p. 203. 533. pi. XX. fig. 3. Long. 0>n ,0202 (9 L). — Larg. 0°\0030 (1 1. 2/5). Corps allongé, peu convexe. Tète densement et anguleusenient ponc- tuée, hérissée de longs poils livides ; d'un brun noir. Epistome et labre moins obscurs. Palpes d'un roux livide, souvent un peu brunâtre. An- tennes pubescentes, brunes ou d'un brun noir, à premier article d'un louge brunâtre. Prothorax tronqué et sans rebord en devant; tronqué et muni d'un double rebord à la base; parallèle sur les côtés jusqu'aux trois cinquièmes, rétréci ensuite en ligne courbe jusqu'aux quatre cin- (juièmes, parallèle postérieurement; d'un quart plus long sur la ligne médiane que large en devant; très-médiocrement convexe; marqué d'un sillon transveral en angle très-ouvert et dirigé en arrière, naissant un pi'u après les angles de devant et croisant la ligne médiane vers le (juart de la longueur de celle-ci; rayé sur sa ligne médiane d'un sillon profond depuis l'angle du sillon transversal Jusqu'aux trois cinquièmes de sa longueur; marqué de points peu profonds, ou un peu obsolètes, donnant chacun naissance à un poil livide hérissé : d'un noir bleu, d'un brun noir ou d'un brun rougeâtre. Ecusson aussi long que large, arrondi postérieurement; relevé en rebord sur les côtés et à sa partie postérieure, concave sur son disque ; brun. Elytres trois fois aussi longues ((ue le prothorax; faiblement élargies jusqu'aux deux tiers ou un peu plus, obtusément arrondies, prises ensemble, postérieurement; peu convexes ; brunes ou d'un brun noir ; parées d'une bande transversale blanche, couvrant de la moitié ou un peu plus aux quatre sixièmes ou un peu moins de leur longueur : cette bande laissant le rebord suturai 70 AXGUSTJCOLLKS. brun, et émettant (au moins chez la 9)- dans le milieu de son bord postérieur, un court prolongement linéaire: marquées au devant de cette bande, de rangées sériales de gros points, et moins grossièrement et régulièrement ponctuées après celle-ci ; hérissées de poils longs et livides. Dessous du corps d'un brun noir ou noir brun ; hérissé de poils livides; ponctué sur la poitrine; pointillé sur le ventre. Pieds d'un brun noir ou noir brun, avec les soies des tarses dun livide roussâtre; hérissés de longs poils livides ou d'un livide roussâtre ; tibias postérieurs droits. Patrie : les environs d"Oran (collect. Godart). M. Lucas a obtenu divers individus sortis de bûches de Lentisque (Pistacia lentisms) dans lesquelles ils avaient sans doute vécu à l'étal de larve, aux dépens de quelques larves lignivores. O. tœniatus; Klug. Hérissé de poils, en dessus. Noir : élytres rouges sur leur moitié antérieure, noires postérieurement; marquées, vers les quatre septièmes de leur longueur, d\ine bande transversale blanche^ liée au bord externe et étendue ordinairement jusqu' au rebord suturai; striément ponctuées jusqu'à cette bande blanche, à peine ponctuées postérieurement. Opilus lacnialus . Klug, Clerii. in Abliandl.d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 320. o. — Id. tiré à part. p. 64. 5. Opilus Mimonti, Boieldieu, Ann. de la Soc. entom. de Fr. 3" série, t. VII. 1859. p. 471. 10. pi. VIII. fig. 6. Var. a. Prothorax rouge ou d'un rouge pâle. Obs. La partie antérieure de la tête et la poitrine, sont parfois égale- ment rouges. Opilus thoracicus. Klug, Clerii. in Abliandl. d. K. Akad. zu Berlin. 1842. p. 321. 6. — Id. tiré à part. p. 63. 6. Yai'. ^. Partie postérieure de la tête, antennes et prothorax, rouges ou d'un rouge rouge âtrc ou pâle. Opilus front(dis, Klug, C'/m/, m Abliandl. d. K. .Vkad.d. Wissensch. zu Berlin, p 321. 7. — Id. tiré à part. p. 63. 7. €r.KRiE\s — Clerus. 71 Nuloxus ciucntalus. (Dupont). Spinola, Clériles. 1. 1. p. 225. 9. pi. XXVIII. fig. 6. Long. 0"\(X)67 à 0'",0090 ( 3 1. à 4 1.). Corps allongé; hérissé de longs poils. Tête finement ponctuée; ordi- nairement noire, mais parfois rouge sur sa partie postérieure. Epis- tome., labre, palpes, rouges ou d'un rouge roussâtre. Antennes souveiiX de même couleur . parfois obscures. Prothorax rétréci postérieurement ; finement, ruguleusement et superficiellement ponctué ; marqué d'une impression transvei'sale en arc dirigé en arrière ; parfois noir, d'autres fois rouge ou d'un rouge roussâtre. Ecusson noir ou rouge. Elytres débordant la base du prothorax de la moitié de la largeur de chacune ; subsinueusement élargies jusqu'aux: deux tiers de leur longueur^ obtu- sément arrondies, prises ensemble, postérieurement; planiuscules sur le dos. Dessous du corps rouge sur l'antépectus; médi et postpectus, ordinairement noirs, parfois rouges ou rougeâtres. Ventre noir. Pieds noirs ; tarses rouges ou roussâtres. Patrie : la Dalmatie, la Grèce (collect. Pellet). Genre Clenis, Cl.\iron ; Geoffroy. Geoffroy. Hist. «les ins.. 1. I, p. 303. C.\R.\CTÈRES. Tête triangulaire; ordinairement aussi large que longue. Yeux à fossettes assez fines; plus longs que larges; entamés jusqu'à la moitié de leur largeur, vers le milieu de leur côté interne, par une écliancrure obliquement dirigée d'arrière en avant, de dehors en dedans. Antennes insérées un peu plus avant que le bord antérieur de l'échancrure des yeux, mais moins avant que leur bord antérieur, sous un très-faible rebord des joues ; ordinairement à peine prolongées jusqu'à la moitié des côtés du prothorax ; de onze articles : les huit premiers grêles : les trois derniers constituant une massue obconique : le dernier, tronqué souvent un peu oliliquement. Labre le plus souvent échancré à son bord antérieur. Palpes maxillaires plus longs que les labiaux; à dernier article graduellement et assez faiblement élargi d'arrière en avant; une fois environ plus long que large. Palpes la- 72 A^Y;lSTICOLLES. biaux à dernier article plus ou moins fortement séruri forme. Prothorux rétréci à partir de la moitié ou des trois cinquièmes de ses côtés; marqué en dessus d'un sillon transversal plus ou moins prononcé, croisant la ligne médiane vers le tiers environ de la longueur de celle-ci. Ehjtres débordant la base du protliorax du tiers ou des deux cinquièmes de la largeur de chacune ; voilant l'abdomen. Ventre de six arceaux apparents. Tarses postérieurs moins longs que le tibia; de cinq articles, mais dont le premier est caché en dessus par le deuxième et visible seulement en dessous; à deuxième article ordinairement moins long que le dernier : celui-ci au moins aussi long que les deux pré- cédents réunis. Les Clairons sont généralement parés de couleurs vives et agréables : le vert ou le bleu métalliques ornent généralement leurs corps, et leurs élytres présentent le plus souvent des bandes, des taches ou le fond, rouges ou orangés. Ces insectes se trouvent sur les fleurs, principalement sur les om- bellifères, dont ils recueillent les principes sucrés à l'aide des lobes frangés de leurs mâchoires. Quand on les saisit, ils replient leurs pattes et simulent l'état de mort, pour tenter d'échapper aux dangers dont ils sont menacés. Ils déposent leurs œufs dans les nids de diverses sortes d'Apiaires. principalement des abeilles maçonnes. La femelle épie le moment où l'abeille s'éloigne de son nid , pour y cacher un œuf parasite. L'es- pèce de ver qui en éclôt, après avoir dévoré l'une des larves, de l'abeille, brise la cloison qui la séparait de l'une de ses voisines, pour attaquer celle-ci. Ce petit loup dévorant, caché dans la bergerie, fait ainsi un certain nombre de victimes, avant de parvenir au terme de sa gros- seur; il s'enferme alors dans une coque tapissée d'une membrane mince, et s'y transforme en nymphe. Il met près d'un an, depuis la ponte de l'œuf, pour arriver à son état parfait. A Elytres sans bordure suturale, ou n'offrant que le rebord suturai paré d'urtt; couleur différente de celle du fond. B. Elytres marquées chacune seulement de quatre taches ponctiformes noires. 1. C, oetopunetatus; Fabricius. Bien ; hérissé de pûils. Elytres d'un CLÉRIENS. — Clerus. 73 7'oux orangé, ornées chacune de quatre sortes de points, noirs: le premier, le plus gros, sur le disque . vers le tiers : les deuxième et troisième, en rangée transversale, un peu avant les deux tiers ( l'externe plus gros ) / le quatrième, petit, aux sept huitièmes de leur longueur, plus rapproché de la suture que du bord externe. çf Cinquième arceau ventral échancré presque en demi-cercle à son bord postérieur: le sixième au moins aussi long que large. Cuisses postérieures un peu arquées, faiblement plus grosses que les précé- dentes. Tibias à peu près droits; prolongés à leur côté interne en une pointe épaisse, obtuse et assez courte. 9 Cinquième arceau ventral en ligne transversalement droite à son bord postérieur; le sixième, une fois au moins plus long, arqué en arrière à son bord postérieur. Cuisses postérieures de la grosseur des précédentes, à peine arquées. Tibias postérieurs droits; à deux éperons courts et grêles, Clmis octopiinctatus. Fabr., Mant. ins. t. I.p. 126. 9. — Kl. Entom. Syst. 1. 1. p. 208, 9. — Oliv., Entom. t. ÏV. n° 76. p. 9. 8. pi. I. fig. 8. a. b.— Latk., Hist. nat. t. IX. p. 154. 3. Altel(dmsS'7Mculatus. De Yillers, Entom. t. I. p. 222. 1.^. pi. I. fig. 26. Trichodes octopiinctatus. IIerbst., Naturs. (Coléoptères), t. IV. p. 138. 2. pi. XLI. fig. 12. — Klug, Clerii. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 336. 8. — Id. tiré à part. p. 80. 8. — Spinola, CUriles. t. I. p. 297. 1. pi. XXXIX. fig. 2. Long. Ora,OU2 à 0"\0157 (5 1. à 7 1.). — Larg. 0'".0025 à 0'",0045 (1 1. \i% à 2 1.), à la base des élytres. f;o?'ps suballongé. Té^c d'un bleu métallique; densement ponctuée; hérissée de longs poils livides : labre noir ou brun. Palpes dun roux orangé. Antennes: trois premiers articles orangés: les qua- trième à huitième, noirs: la massue brièvement pubescente, d'un noir cendré. Prothorax tronqué et sans rebord, en devant ; tronqué et l'c- bordé à la base; subparallèle jusqu'à la moitié des côtés, sinueusement rétréci ensuite, un peu plus long que large; médiocrement convexe ; bleu ; ponctué et hérissé de longs poils livides. Ecusson en triangle au moins aussi long que large ; bleu ; hérissé de poils. Elytres trois fois 74 ANGl'STICOI.LES. aussi longues que le prothorax; subparallèles jusqu'aux deux tiers; subarrondies, prises ensemble, à rextrémité, ordinairement émoussées à l'angle suturai; peu convexes sur le dos; peu profondément ponc- tuées; hérissées de poils livides moins longs et moins épais que ceux du prothorax; d'un roux orangé; parées chacune de quatre taches subponctiformes, noires ou d'un noir légèrement bleuâtre, un peu enfoncées; la première en ovale transverse^ sur le disque, vers le tiers de leur longueur; les deuxième et troisième formant avec leurs pareilles une rangée transversale^ un peu avant les deux tiers; la deuxième ou interne, ponctiforme, rapprochée de la suture : la troisième, la plus grosse, subarrondie, couvrant de la moitié aux neuf dixièmes de leur largeur ; la quatrième, la plus petite, située aux sept huitièmes de leur longueur, presque aussi voisine de la suture que la deuxième. Dessous du corps et pieds bleus ; hérissés de longs poils blanchâtres. Cette espèce est méridionale. On la trouve sur différentes fleurs et principalement sur les ombellifères. Elle n'est pas rare dans les envi- rons de Montpellier. Obs. Quand la matière colorante a été moins abondante, U^s élytres sont parfois d'un jaune pâle. BB. Elytres parées de'bandes transverses ou transversales. V, crabroiiiformis ; Fabricius. D'un bleu foncé. Tète et prothorax hérissés de poils fauves : la tête plus large que le prothorax. Antennes en majeure partie noires. Elytres un peu tronquées et munies d'une petite dent suturale, à l'extrémité; d'un roux testacé ; à rebord suturai souvent, au moins en partie., noir violâtre ; ornées chacune d'une tache basilaire juxta- scutellaire, de deux ba^ides liées à la suture et d'une tache apicale, d'un noir violet : la première bande , vers les deux septièmes , transverse, un peu plus développée vers la suture : la deuxième., transversale, située vers les deux tiers, presque uniformément développée : la tache apicale étendue jusqu'au bord latéral. a* Cinquième arceau ventral échancré en demi-cercle: le sixième, de ujoitié environ plus long que large, subcylindrique ou un peu co- nique, arrondi à l'extrémité. Cuisses postérieures renflées et arquées: cLKRiEiNS. — CÂerus. lY) tibias postérieurs arqués; munis d'un éperon interne assez long et courbé à l'extrémité. Clenis crabroniformis. Fabr., Mant. t. I. p. 126. 16. — ïd. Entom. Syst. t. I. p. 209. 17.— Ouv., Entom. t. IV. n° 76. p. 5. 1. pi. I. fig. a. b. Trichodes crabroniformis. Fabr. Syst. eleiith. t. I. p. 285. 9. — Schœnh., Syn. ins. t. II. p. 49. 11. — Klug, Clerii. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zuberlin. 1842. p. 329. 1.— Id. tiré à part. p. 73, l.—SnmiA,Clérites. t. II. p. 309.9. pi. XXX. fig. 3. Var. «. Elyires cCimjaune pâle ou testacé. Clerus li'pidus. Brullé, Expéd. se. de Morée. p. 154. 230, pi. XXXVH. fig. 7. Trichodes zébra. Faldêrmann, Nouv. Mém. des Natur. de Mosc. t. IV. 1835. p. 207. pi. VU. fig. 3. — Spinola, Clérites.\oc. cit. pi. XXX. fig. i. Long. 0'a,0160 à 0,0225 (8 1. à 10 L). — Larg. On\.0045 à 0«',00S4 (2 1. à 2 1. Ii2). Patrie : la Sicile^ la Grèce, la Turquie, l'Asie mineure, la Syrie. Obs. La couleur foncière des élytres varie du roux fauve au roux ou jaune testacé livide. Les taches basilaires semi-orbiculaires sont quel- quefois peu marquées ou rudimentaires. Le rebord suturai conserve parfois la couleur foncière, souvent il est au moins en partie obscur. Les bandes varient de développement : la première est en général angu- leusement plus développée sur la suture, soit en avant soit en arrière; quelquefois sa saillie anguleuse antérieure s'avance étroite jusqu'à l'é- cusson en formant ainsi une bordure suturale. La bande postérieure est quelquefois anguleusement prolongée en arrière sur la suture. La tache postérieure forme avec sa pareille une tache commune, arquée en devant. Les cuisses du cf varient de grosseur et sont parfois peu arquées ainsi que les tibias. Les palpes labiaux sont ordinairement noirs: les autres d'un roux fauve. €. umbellataruiM ; Olivier. Bleu. Tête et prothorax hérissés de poils en partie noirs. Elytres d'un rouge orangé ; ornées d'une tache scu- tellaire, d'mi rebord suturai., et chacune de trois bandes lices à la suture, bleues ou d'un bleu noir ou violacé: la première bande au tiers, extérieu- 6 76 ANGUSTICOLLKS. rement élargie et dingée en avant, liée ou presque liée à un point juxta- marginal : la deuxième, vers les trois cinquièmes, étendue jusqu'au rebord externe , fortement arquée sur chaque étui , à son bord antérieur : la troi- sième, grêle, vers les quatre cinquièmes, dirigée en arrière, de dedans en dehors. Antennes, en majeure partie, noires. d" Pygidium allongé, arqué en arrière à son bord postérieur ; d'un rouge orangé, avec sa partie longitudinalement médiaire, verte. Cin- quième et sixième arceaux du ventre d'un bleu vert ou vert bleu, avec les côtés orangés : le cinquième, échancré en arc à son bord postérieur : le sixième, plus long que large, subcylindrique, obtusément arqué en arrière à son bord postérieur. Cuisses postérieures plus grosses que les précédentes, arquées. Tibias postérieurs légèrement arqués. 5 Cinquième arceau ventral en ligne transversalement droite à son bord postérieur : le sixième, une fois au moins plus large que long. Cuisses postérieures non renflées. Tibias postérieurs droits. Clerus umbellatarum. Oliv. Entom. t. IV. n» 76. p. 3. 2. pi. I. fig, 2. a. Tnchodes tmbdlatorius. SciiOE\:;H., Syn. ins. t. II. p. 49. 12. Trichodes umbellatarum. KLUG,\evs\xch. in Ahhsinàl. d. K. Akad. d. Wissenschaft. zu Berlin. 18 i2. p. 336. 7.— Id. lire à part. p. 80. 7.— Spinola, Clérites. t. I. p. 298. 2. pi. XXIX. fig. 3. Long. 0™,0110 à 0'n,0157 (4 1. i\î à 7 1.). — Larg. 0'",0033 à 0"i,0047 (Il.ll2à21.). Corps allongé. Tête et prothorax ponctués ; bleus ; hérissés de longs poils livides et noirâtres sur la première, noirs sur le second. Antennes à tige en partie d'un roux testacé, avec la massue noire, et souvent le dessus des huit premiers articles également noirs. Elytres ordinaire- ment munies d'une petite dent à l'angle suturai; ponctuées; d'un rouge orangé ; parées d'une tache scutellaircj d'une bordure suturalc, et cha- cune de trois bandes liées à la suture, d'un bleu noir ou violacé : la tache scutellaire, étendue au moins jusqu'à la moitié de la base, une fois au moins plus large que longue, arquée en arrière à son bord postérieur : la bordure, couvrant ordinairement jusqu'à la première rangée, entre la tache et la première bande, réduite au rebord, posté- rieurement : la première tache, étendue jusqu'aux trois cinquièmes CLÉRiENS. — Clerus. 77 ou deux tiers de la largeur, formant avec sa pareille un arc très- faible dirigé en arrière, dilatée de dedans en dehors et dirigée en avant à son bord antérieur , de manière à offrir à ce bord , prises ensemble, une échancrure en demi-cercle, liée ou presque liée à un point d'un noir bleu, juxta-marginal : les deuxième et troisième, un peu dirigées en arrière de dedans en dehors : la deuxième, étendue jusqu'au rebord externe, sinuée ou échancrée près de la suture à son bord postérieur, fortement arquée en devant et plus développée sur les trois quarts internes do son bord antérieur, liée à la suture vers les trois cinquièmes de celle-ci : la troisième, attenante à la suture, vers les quatre cinquièmes, grêle, formant avec sa pareille un arc ou un angle très-ouvert dirigé en avant, étendue presque jusqu'aux trois quarts de la largeur de chaque étui. Dessous du corps et pieds bleus : partie des cinquième et sixième arceaux du ventre, et partie des tarses, d'un roux flave ou testacé. Patrie : l'Algérie. Obs. La tache scutellaire est parfois très-réduite ; d'autres fois elle acquiert un développement variable. Les bandes laissent ordinairement dominer de beaucoup la couleur du fond; chez quelques individus elles montrent un développement plus ou moins remarquable. â. C apiarius; Linné. Bleu; tête et prothorax hérissés de poils: ces poils noirâtres sur celui-ci : la tête, à peu près de la largeur du pro- thorax. Palpes et partie au moins de la tige des antennes, d'un roux fauve; massue des dernières, noire. Elytres arrondies à l'extrémité ; d'un roux orangé; à bord suturai concolore ; ornées chacune à la base d'une tache semi-orbiculaire juxta-scutellaire, de deux bandes , et d'une tache apicole, d'un bleu violet ou noirâtre: la bande antérieure, vers les deux septièmes, parfois réduite à des points, ou mdle : la posténeure, transversale, vers les trois cinquièmes, moins développée près de la suture, avancée en angle vers le milieu de son bord antérieur. Cinquième arceau ventral échancré en demi-cercle : le sixième, plus long que large, un peu conique. Cuisses postérieures visiblement plus épaisses que les précédentes, en ligne à peu près droite à leur bord 78 ANGUSTICOLLES. postérieur, arquées à leur bord antérieur. Tibias postérieurs sensible- ment arqués; munis d'un ou de deux éperons courts, grêles et faible- ment courbés vers leur extrémité. Ç Cinquième arceau ventral en ligne droite à son bord postérieur : le sixième, une fois plus long que large, arqué en arrière à son bord postérieur. Cuisses postérieures à peu près de la grosseur des précé- dentes. Tibias postérieurs droits ; munis de deux petits éperons droits. Attelabusapiar'ms. LiJiîiÈ, Syst. nat. 10<*édit. t. I. p. 388.7. — Id. 12e édit. t. 1. p. 620. 10. — ScopoL., Entom. carn. p. 3o. 110. 5. J. — Sulzer, Kennz. pi. IV. fig. 6. — Laichart. Tyr. ins.t. I. p. 244. 1. Clerus apiarius. De Geer, Mem. t. V. p. 137. pi. V. fig. 3. — Fabr., Entom. syst. t. I. p. 208. 14.— Panz., Faun. Germ. XXXI. 13.— Oliv., Entom. t. IV. n» 7G. p. 74. pi. I. fig. 4.— Illig., Kœf. Preuss. p. 283. 3. — Latr , Ilist. nat. t. IX. p. 153. 1. — Steph., Illustr. t. III. p. 323. 1. pi XIX. fig. /*. — Id. Mem. p. 197. 1.566.— Suckard, The Brit. coleopt. pi LU. fig. 23. Demestes apiarius. Schrank, Enum.p. 21.36. Trichodes apiarius . Fabr., Syst. eleuth. t. I. p. 284. 6. — ScH0ENH,Syn. ins. t. II. p. 48. 6. — Klug, Versuch. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissenscb. zu Berlin. 1842. p. 130. 2. — Id. tiré à part. p. 74. 2. — Spinola, Clérites. t. I.p.30D. 7. p. XXX. fig. 2. —Bach, Kseferf. t. III. p. 92. 1.— L. Redtenbach., Fann. austr. 2* édit. p. 331.— Rouget, Catal. 999. Etat normal. Elytres d'un rouge orangé, ornées chacune d'une tache semi-orbiculaire située à la base de l'écusson, de deux bandes et d'une tache apicale, violettes, d'un bleu violet ou noirâtre, liées à la suture : la première bande, transverse, non étendue jusqu'au bord ex- terne, dont elle reste séparée par une ou deux rangées de points, pa- raissant formée d'une tache suturale commune, anguleusement avancée et prolongée au moins jusqu'aux deux septièmes de la suture; liée, par le milieu de son côté externe, sur chaque étui, à une bande transverse moins développée dans le sens de leur longueur : la deuxième, trans- versale, couvrant des trois septièmes ou un peu plus aux cinq sep- tièmes de la suture, ordinairement moins développée près de celle-ci : la tache apicale formant avec sa pareille une tache arquée en devant, couvrant le dixième postérieur des étuis. La deuxième bande varie un peu dans son développement; rarement sa partie interne fait défaut : la tache ou bande apicale offre des CLÉRiENS. — Clerus. 79 différences moins sensibles ; mais la bande antérieure est parfois réduite à des points, ou même nulle. Var. «. Bande antérieure nulle. Trichodes unifasciatiis. Dahl. Trichodes apiarius. Kh\]G,Loc. cit. var. i. — Spinola, L.c. var. E. Var. /3. Bande antérieure réduite sur chaque élytre à trois petits points : l'interne., isolé de la suture. Trichodes apiarius. Spinola, 1. c. var. D. pi. XXX. t\g.-2 D. Var. V. Bande antérieure réduite à deux points sur chaque élytre. l'in- terne isolé de la suture. Trichodes sublrifascïatm. Sturm, Catal. 1837. p. 1-26. Trichodes apiarius. Klug, Loc. cit. var. 2. — Spinola. Loc. cit. var. D. Var. 0. Bande antérieure réduite à une tache suturale, commune, et à une autre sur chaque étui. Trichodes inicrruplus. Megerle, Dahl, Coleopt. p. 27. Trichodes anmius. (Baudet Lafarge), Dejean, Catal. 1837. p. 126. Trichodes apiarius. Klug, loc. cit. var. .3. — Spinola, loc. cit. var. B. pi. XXX. tîg. 2. B. Var. ï. Bande antérieure réduite à une tache suturale. Trichodes apiarius. Spinola, loc. cit. var. B.pl. XXX. lig. 2. D. Var. 5. Deuxième bande interrompue vers la suture : l'antérieure soit entière, soit interrompue. Trichodes apicida. Ziegler (Dejean), Catal. 1837. p. 126. Trichodes apiarius. Klug, 1. c. var. 1. Ots. Suivant Spinola, Zeigler aurait donné le nom d'Apicida aux in- dividus de petite taille, d'ailleurs parfaitement semblables au type. 80 ANGUSTICOLLES. La couleur foncière des élytres varie parfois. Klug en cite une va- riété ayant la base des étuis d'un rouge orangé., et le reste jaune. Les bandes varient aussi de couleur ou de teinte, et montrent toutes les nuances intermédiaires entre le bleu verdâtre et le violet presque noir. Long. O-n^OlOO à 0'n,0147 (4 1. 1/2 à 6 1. ifl). — Larg. 0'",0025 a Ora,0036 (1 1. 1/8 à 1 1. 2/3) à la base des élytres. Corps suballongé. Tête presque lisse, pointillée, bérissée de longs poils fauves. Labre bleuâtre. Palpes orangés. Antennes à tige ordinaire- ment d'un rouge jaune, parfois avec le dessus du premier, des sep- tième et huitième articles noir, et les trois de la massue entièrement noirs. Prothorax tronqué et sans rebord en devant, tronqué et muni d'un rebord étroit à la base, arqué et plus large sur les deux tiers anté- rieurs de ses côtés, sinueusement rétréci sur le dernier tiers ; plus long que large; médiocrement convexe sur le dos; transversalement sillonné ou déprimé un peu après le quart de sa longueur, étroitement sillonné au devant de son reliord basilaire; bleu, finement ponctué, hérissé de longs poils obscurs ou d'un fauve roussâtre. Ecusson presque en demi cercle, bleu, hérissé de poils. Elytres trois fois environ aussi longues que le prothorax ; faiblement élargies ou subparallèlcs jusqu'aux deux tiers, subarrondies ou en ogive obtuse à l'extrémité, avec l'angle su- turai tantôt émoussé. tantôt rectangulaire ou muni d'une très-petite dent; peu convexes sur le dos; marquées de points médiocres, rugueux, affaiblis près de la base et de l'extrémité; d'un rouge jaune, peintes comme il a été dit; hérissées de poils d'un blanc sale ou jaunâtre, fins, plus courts que ceux du prothorax, peu apparents. Dessous du corps et pieds d'un bleu métallique clair, hérissés de poils blanchâtres. Cette espèce paraît habiter toutes les provinces de la France. On la tiouve, pendant l'été, sur les fleurs, principalement sur les embel- li fèrcs. Obs. Elle a quelque analogie avec le C. Crabroniformis ; mais elle s'en distingue par sa taille moins grande, par la couleur du dessous du corps, de la tête et du prothorax d'un bleu moins foncé, par sa tête moins large, ses palpes maxillaires d'un roux orangé, par la tige des CLÉRiENS. — Clerus. 81 antennes d'un roux fauve ou testacé, au moins en dessus ; par son pro- thorax hérissé de poils noirâtres ; par ses élytres ordinairement arron- dies, prises ensemble, et non tronquées à l'extrémité; d'un rouge orangé, à rebord suturai concolore; parla tache apicale, formant, avec sa pareille, un arc ou presque un demi-cercle, à son bord antérieur. La larve du Cl. apiarius a beaucoup d'analogie avec celle du Cl. al- vearius^ mais elle a la plaque noire cornée du premier arceau thoraci- que obtriangulaire. Elle vit, comme la suivante, aux dépens de la postérité des abeilles maçonnes et de quelques autres Apiaires. Elle a été signalée et figurée pour la première fois par Swam- merdam (Bibl, natur. 1737, t. I, p. 526 et t. IL explic. des pi., p. 57, pi. XXVL IIL fig. A, larve, B, nymphe, C. insecte parfait). Elle avait été trouvée dans le nid d'une abeille maçonne. Sch.î:ffer (dans le t. IL de ses Abhandlungen von Insecten, chap. 1er j^^s Abeilles ma- çonnes, p. 22, pi. V, fig. 5 et 6, larve, fig. 8, dernier arceau de l'ab- domen, lig. 10, insecte parfait) a donné de cette larve une figure plus parfaite, Sturm (Deutsch. Faun. t. XI, 1837, p. 25), a parlé de cette larve d'après les auteurs précédents, et a émis le soupçon qu'elle de- vait sans doute vivre aux dépens de nos abeilles domestiques. Herbst. plus antérieurement (1792), en avait aussi dit quelques mois (Natursg. t. IV, p. 158). A A Elytres parées d'une bordure suhirale. C Elytres de couleur foncière, sur le calus humerai. 3. C alvearius; Fâbricius. Bleti. Tête et prothorax hérissés de poils en partie noirs. Elytres cVun rouge orangé, ornées crime tache scutel- laire, crime bordure suturale., et chacune de deux bandes et d'une tache sub- apiccde, bleues ou d'un bleu violet: la première bande, formant, avec sa pa- reille, im arc fortement dirigé en arrière à son bord postérieur, sinuée à son bord antérieur près de la suture, extérieurement avancée et plus développée, n'atteignant pas le rebord externe; la deuxième bande transversale, vers les trois cinquiè77ies ou un peu plus, avancée en angle vers le milieu de sonbord antérieur: la tache subapicale n'atteignant ni le bord latéral, ni r extrémité. Antennes, en majeure partie, noires. 82 ANGUSTICOLLES. cf Pygidiuin bleu; échancré en arc à son extrémité. Cinquième arceau ventral échancré presque en demi-cercle à son bord postérieur; le sixième aussi long que large, fortement échancré en demi-cercle ou figurant une sorte de forceps. Cuisses postérieures sensiblement plus grosses que les précédentes, droites à leur bord postérieur, arquées à l'antérieur. Tibias postérieurs droits, munis à leur côté interne d'un éperon court, grêle, courbé à son extrémité. 9 Pygidium tronqué. Cinquième arceau ventral en ligne transver- salement droite; le sixième une fois au moins plus large que long, arqué en arrière à son bord postérieur. Cuisses postérieures à peu près de la grosseur des précédentes. Tibias postérieurs droits, à deux éperons courts, grêles et droits, Réaumur, Mem. t. YI. p. 92. pi. VIII. fig. 9. larve, iig. 10. insecte. Attelabus. Sulzer, Geschich. d. ins. pi. IV. fig. 14. Le Clairon à bandes ronges. Geoffroy , Ilist. t. I. p. 306. 1. pi. V. fig. 4. (dé- fectueuse). Clerus alveolarius. Fabr., Ent. syst. 1. 1. p. 209. 15. — Panz., Faun. germ. XXXI. 14. — Oliv., Entom. t. IV, n» 76. p. 7. 3. pi. I. fig. 5. a. b. — Illig., Kœf. Preuss. p. 284. 4. — Latr., Hist. nat. t. IX. p. 154. 2. pi. LXXVII. fig. 4.— CuRTis, Brit. Entom. t. I. pi. XXXXIV. — Steph., lUustr, t. IX. p. 326. — Id. Man p. 127.1567. Trichodes ahearius. Fabr. Syst. eleuth. t. I. p. 209. 15. — Schoenh., Syn. ins. t. II. p. 49. 8. — Klug, Versuch. in Abhandl. d. K. Akad. d. "Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 334.5.— Id. tiréàpart. p. 78. 5. — Spinola, Clériles.-p. 301. 4. pi. XXIX. fig. 5. — Bach, Kœferf. t. III. p. 92. 2. — L. Redtenb. Faun. austr. 2«edit. p. 551. — Rouget, Catal. 998. État normal. Elytres d'un rouge orangé, ornées d'une tache scutel- laire, d'une bordure suturale, et chacune de deux bandes et d*une ta- che subapicale, bleues ou d'un bleu noir, liées à la bordure : la tache scutellaire, étendue jusqu'à la moitié de la base, en carré une fois au moins plus large que long: la bordure suturale, couvrant ordinaire- ment jusqu'à la .seconde rangée de points, entre la tache scutellaire et la première bande; jusqu'à la première rangée, entre la première bande et la seconde ; réduite au rebord suturai entre la deuxième et la tache subapicale, le plus souvent nulle, après celle-ci: la première bande, formant avec sa pareille un arc fortement dirigé en arrière, à son bord postérieur, et plus prononcé à son bord antérieur, profon- CLÉRiENS. — Clerus. 83 dément sinuée près de la siilure, moins développée dans le sens de la longueur près de celle-ci, avancée et plus développée extérieurement, couvrant du quart au deux cinquièmes de la suture, n'atteignant pas le rebord externe, dont elle reste séparée par une ou deux rangées de points : la deuxième bande transversale, étendue jusqu'au rebord ex- terne, couvrant des quatre septièmes ou un peu plus aux deux tiers environ de la suture, un peu étranglée ou sinuée près de celle-ci, à ses bords antérieur et postérieur, anguleusement avancée à son bord antérieur, vers la moitié de la largeur de ce dernier : la tacbc subapi- cale, transverse, formant avec sa pareille un ovale transversal , cou- vrant environ des cinq sixièmes aux quinze seizièmes de la suture ; à peine étendue jusqu'aux deux tiers de la largeur de cbaque étui. Variations des élytres. Obs. La tache scutellaire varie un peu dans sa forme: elle est quel- quefois arquée en arrière à son bord postérieur, au lieu détrc tron- quée. La bordure suturale est parfois plus restreinte, dépasse cà peine la première rangée de points sur chaque étui, entre la tache scutellaire et la première bande ; le plus souvent elle est nulle après la tache subapicale. Les bandes varient dans leur développement : l'antérieure est plus ou moins entaillée à angle à peu près droit, vers sa partie postéro- externe. Quand elle est plus développée, elle est moins profondé- ment sinuée près de la suture à son bord antérieur. La seconde bande offre la partie anguleuse de son bord antérieur, plus ou moins aiguë ou plus ou moins obtuse. La taclic subapicale ne varie pas moins. Souvent, au lieu de former avec sa parallèle un ovale transverse, elle se montre plus grêle, elle ligure un arc plus ou moins faible sur chaque élytre : dans celte varia- tion elle se rapproche un peu de la forme de la troisième bande, chez le Cl. unibellatarum ; mais elle est plus rapprochée de l'extrémité, et elle forme sur la suture un angle commun plus ou moins dirigé eu arrière. 84 ANGUSTICOLLES. Très-rarement les élytres offrent une tache de forme variable, entre la deuxième et la tache subapicale. La couleur des bandes et des taches varie, du bleu au violet et au noir. Ces variations peuvent être réduites aux variétés suivantes : Var. «. Deuxième bande des élytres, souvent moins développée dans le sens de leur longueur^ plus fortement sinuée ou échancrée près de la suture, plus avancée ou plus anguleuse vers le milieu de son bord antérieur. Tache subapicale presque en forme de bande, plus grêle que dans l'état normal, figurant sur chaque étui une sorte d'arc, mais formant avec sa pareille, sur la suture, un angle dirigé en arrière. Trichodes affinis. Dahl., Dejean, Catal. 1837. p. 127. Trichodes DaUii. Dejean, Catal. 1837. p. 127. — Spinola. ClérUes. p. 300. 3. pi. 24. fig. 4. Obs. Cette variété paraît particulière aux contrées les plus méridio- nales de l'Europe et du nord de l'Algérie. "Var. /3. Elytres marquées chacune d'une tache d'un bleu violet ou d'une nuance rapprochée, entre la deuxième bande et la tache subapicale. (Collect. Reiche). Dahl et Dejean, puis Spinola, à l'exemple des deux premiers, ont considéré comme spécifiques les différences signalées dans notre va- riété «; mais outre qu'on trouve des transitions insensibles dans les modifications offertes par la deuxième bande et la tache subapicale des étuis, les caractères particuliers aux çf de cette variété sont si conformes à ceux des a* du type, qu'on est forcé de reconnaître qu'ils appartiennent tous à la même espèce. Long. Oni.OOQO à 0"S0168 (4 1. à 7 1. 1^2), — Lai-g. O'n,0022 à 0"\0056 (à 2 1. 1/2), à la base des élytres. Corps suballongé. Tête bleue; densement ponctuée; hérissée de poils longs et mélangés, livides et noirs. LabrewoxY. Palpes d'un rouge orangé. Antennes noires, avec la massue brièvement pubescenle d'un noir cen- CLÉRiENS. — Clerus. 85 dré. Prothorax tronqué et sans rebord en devant, tronqué et rebordé à la base; subparallèle jusqu'à la moitié ou un peu plus de ses côtés, si- neusement rétréci ensuite; plus long que large ; médiocrement convexe ; bleu; densement ponctué; hérissé de longs poils noirs. Ecusson -pres- que en demi-cercle; bleu. Elytres trois fois et demie environ aussi longues que le prothorax; subparallèles jusqu'aux deux tiers, en ogive obtuse^ prises ensemble, à l'extrémité, ordinairement émoussées à l'angle sutu- rai ; peu convexes sur le dos; marquées de points médiocres assez rappro- chés, affaiblis près de la base; colorées et peintes comme il a été dit ; hé- rissées de poils moins longs que ceux du prothorax, livides sur les parties rouges^ noirs ou obscurs sur les parties noires ou bleues : dos de r abdomen, d'un rouge jaune, avec le pygidium bleu. Dessus du corps et pieds d'un bleu clair ou verdâtre; hérissés de longs poils blancs ou d'un blanc sale. Cette espèce paraît commune dans toutes les parties de la France; on la trouve sur les fleurs, principalement sur les ombellifères, Obs. Elle se distingue facilement du Cl. apiarius, par ses élytres parées d'une tache scutellaire, d'une bordure suturale, et par la bande ou tache postérieure n'atteignant pas l'extrémité des étuis. Voici la description de sa larve ; Larve. Allongée; un peu renflée à partir du milieu de l'abdomen jus- qu'à l'avant-dernier ou jusqu'au dernier arceau ; très-médiocrement convexe. Té^e presque carrée; subcornée; peu convexe; marquée de deux lignes d'un livide flavescent se croisant un peu au devant du mi- lieu de sa partie postérieure, et dont chaque branche antérieure aboutit vers la base des antennes; d'un rouge brun, entre ces lignes, d'une cou- leur plus obscure on noire, en dehors de ces lignes ; hérissée de poils longs, clair-semés et d'un livide flavescent. Epistome transverse. Labre arrondi en devant. Mandibules noires; cornées; arquées; terminées en pointe. Dessous de la tête offrant une plaque subcornée, formée par l'u- nion des mâchoires et du menton : les mâchoires, séparées du second par une rainure, paraissant formées de deux pièces basilaires, termi- nées par un seul lobe. Palpes maxillaires coniques: dépassant un peu les 86 ANGUSTICOLLES. mandibules dans l'état de repos; de trois articles. Menton allongé; gra- duellement rétréci d'avant en arrière; terminé par une lèvre palpigère. Palpes labiaux coniques ; de deux articles. Antennes situées près de la base des mandibules; dépassant l'extrémité des mandibules; coniques; de quatre articles; le premier, le plus gros, blanchâtre, en partie rétrac- tile : les autres, d'un livide flavescent : le deuxième, un peu plus long que le troisième ; celui-ci un peu appendice à son extrémité externe et muni d'un poil à cet appendice : le dernier, grêle, conique, terminé par un poil. Ocelles situés derrière la base des antennes; petits; or- biculaires ; au nombre de cinq, disposés sur deux rangées : trois, sur l'antérieure : deux, sur la postérieure. Corps composé de douze seg- ments; rose; hérissé de poils longs et fins, d'un livide flavescent, plus apparents sur les côtés : les trois segments thoraciques, presque égaux, plus larges que longs : le protïioracique, muni en dessus d'une plaque cornée noire, couvrant la majeure partie discale de sa surface, divisée dans son milieu par une ligne d'un livide flavescent, arquée en arrière à son bord postérieur : les deux suivants, marqués chacun d'un sillon transverse, arqué en arrière, rapproché, dans son milieu, du bord pos- térieur. Les huit premiers segments abdominaux un peu plus courts que les thoraciques, à peu près égaux; en partie rayés d'un léger sillon trans- verse, raccourci à ses extrémités : le neuvième, sensiblement plus étroit, que le précédent, rétréci d'avant en arrière, couvert d'une plaque ou tache cornée noire, commençant un peu après le bord antérieur et le couvrant jusqu'à l'extrémité : celle-ci terminée par deux crochets ou cornicules coniques, un peu recourbés, bruns : ce neuvième segment abdominal muni en dessous d'un mamelon pseusopode, en partie rétrac- tile. Dessous du corps séparé de sa partie supérieure par un bourrelet médiocrement saillant; rose; membraneux et garni de poils, comme le dessus. Pieds médiocres; graduellement rétrécis de la base à l'extrémitéj; garnis de poils assez longs et clair-semès; d'un livide flavescent, avec l'ongle et une tache à la base des hanches, noirâtres; formés de quatre pièces : une hanche, une cuisse, un tibia, et un tarse terminé par un ongle aigu. Stigmates au nombre de neuf paires : la première située un peu au devant de la seconde paire de pattes, et un peu plus en dehors, appartenant au segment niétathoracique : les huit autres plus petites. CLÉRIENS. — l'Ji')ll!i. 87 ponctiformes, situées sur les côtés de la partie dorsale, un peu avant le milieu de chacun des huit premiers anneaux. Cette larve vit aux dépens de la postérité des abeilles maçonnes et des Mégachiles qui percent les murs de pisé, pour y cacher leurs œufs. Réaumur, le premier (Mémoires, t. VI, p. 92, pi. VIII, fig. 9, larve. — fig. 10, insecte parfait), a parlé de cette larve qu'il avait trouvée dans le nid d'une abeille maçonne. Il l'a fait représenter ainsi que l'insecte parfait. La figure de ce dernier est défectueuse. La tache ou bande posté- rieure des élytres atteint l'extrémilé de celles-ci, et l'on pourrait croire, par là, qu'il avait sous les yeux un CL apiarius; mais la tache scutellaire carrée et la bordure suturale indiquée, ne permettent pas de douter qu'il n'ait eu en vue le Cl. alveolarius. Latreille (Hist. nat., t. IX. p. 154) a dit que cette larve vivait aux dépens de l'abeille maçonne. Nous l'avons trouvée nous-même assez souvent dans ces nids construits d'un mortier solide; mais elle paraît faire la guerre à d'autres Apiaires. M. Westwood (Introd. to the modem., Calssific, t. I, p. 204, fig. 29, n» 1, 9, larve, no 1, insecte parfait) dit l'avoir trouvée en juillet 1837, dans le parc de Bellevue, en compagnie de MM. Audouin et Brullé, dans les nids de la Mégachile mur aria. Elle y a été prise également par M. Guillebeau. M. Perris {Ann. delà soc. entom. de Fr., 3^ série, t. II, p. 611) l'a trouvée sous l'écorced'un jeune pin, qui l'année précédente avait servi de berceau à de nombreuses larves de Tomicus laricis ; et depuis cette époque, suivant ce qu'il a eu la bonté de nous écrire, ayant déposé dans un grenier destiné aux éclosions des insectes lignivores, de vieux bois de chêne et de cerisier, il rencontra durant plusieurs jours, sur les plan- chers, et se dirigeant vers la lumière, des larves qui appartenaient cer- tainement à cette espèce ou à la précédente. Il en recueillit ainsi une trentaine qu'il mit dans des bocaux, les uns avec de la vermoulure, les autres avec de la terre ; mais elles n'ont pas abouti. Cet excellent observateur (loc. cit. p. 619) paraît avoir reçu d'un apiculteur quelques- uns de ces vers rouges trouvés dans les ruches de nos abeilles domes- tiques. Nous pensons que ni la larve du Cl. alveolarius, ni celle du Cl. apiarius, ne vivent spécialement aux dépens de ces abeilles; elles peuvent se trouver quelquefois dans les runlics, mais nos investigations particulières et les observations de divers apiculteurs que nous avons 88 ANGIISTICOLLES. consultés sur ce point, semblent indiquer que le fait est assez rare. Latreille {Hist. nat. t. IX^ p. 151) assure que les larves des Clai- rons se rencontrent aussi dans les cellules des guêpes. Cette assertion mériterait d'être confirmée par de nouvelles observations. C Favariiis; Illiger. Hérissé de poils noirs, en dessus; blanchâtres ou rosats, en dessous. Bleu ou vert: pieds concolores. Antennes à massue au moins noire. Elytres subarrondies chacune a V extrémité; d'un rouge orangé; ornées d'une tache scutellaire, d'une bordure suturale, et chacune de deux bandes et d'une tache apicale ordinairement plus développées que la couleur foncière : la première bande plus développée sur la suture, for- rnant avec sa pareille un arc dirigé en arrière, peu ou point entaillé à sa partie postéro-externe : la deuxième, transversale ou à peu près : la tache couvrant la partie interne de l'extrémité, mais non le bord latéral. cf Cinquième arceau ventral échancré en demi-cercle à son bord postérieur : le sixième plus long que large, subconique, subarrondi à son bord postérieur. Cuisses postérieures arquées, renflées, visiblement plus épaisses que les précédentes. Tibias postérieurs sensiblement ar- qués, munis au côté interne d'un éperon courbé à son extrémité, plus long que le prolongement du tibia. Ç Cinquième arceau ventral en ligne transversalement droite à son bord postérieur : le sixième une fois plus large que long , arqué en arrière à son bord postérieur. Cuisses postérieures à peu près de la grosseur des précédentes, non arquées. Tibias postérieurs droits ou à peine arqués ; munis de deux éperons droits, courts et grêles. Clerus favarius. Illig, Monogr.t. I. p. 80. Trichodes favarius. Sturm, Deiitsch. Faun. t. XI. p. 26. 3. — Klug, Versuch, iii Abliandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zii Berlin. 1842. p. 332. 4. — Id. tiré à part. p. 7(5. 4. — Spinola, Çlérites t. Ip.343. 11. pi XXXI. fig. 1. a. — L. Redtenb., Faun. austr. 2'^' cdit. p. 5.31. Clerus obliqiiatus. Brullé, Expéd. se. de Morée. p. 133. 233. pi. XXXVII. fig. 9. Etat normal. Elytres d'un rouge orangé; ornées d'une taclie scutel- laire, d'une bordure suturalc, et cbacune de deux bandes et d'une tache postérieure, bleues : la tache scutellaire, étendue jusqu'à la moitié de CLÉRIENS. — (Uiinis. 89 la base, parfois presque en carré une fois plus large que long, souvent presque obtriangulaire : la bordure suturale, couvrant sur chaque étui deux ou trois rangées de points entre la tache scutellaire et la première bande, une rangée entre cette bande et la seconde, et seulement le re- bord , entre cette seconde bande et la tache postérieure : les bandes liées à la bordure suturale, plus développées que les espaces inter- fasciauxde couleur foncière; l'antérieure, formant avec sa pareille un arc dirigé en arrière, n'atteignant pas le rebord externe, dont elle reste séparée par une ou deux rangées de points , peu ou point sinuée ou entaillée à son bord postérieur, vers la partie postéro-externe de celui- ci, plus développée vers la suture que plus extérieurement, couvrant ordinairement du sixième ou du cinquième aux deux cinquièmes ou un peu plus de la suture : la deuxième bande, transversale ou à peu près, couvrant ordinairement des quatre septièmes ou trois quarts aux quatre cinquièmes de la suture à son bord antérieur, et un peu angu- leuse à l'extrémité de cette échancrure; échancrée en arc cà son bord pos- térieur : la tache postérieure, formant avec sa pareille une tache com- mune, obtusément arquée ou presque transversale à son bord antérieur, arrondie à son bord externe, commençant au septième de la longueur des étuis, et couvrant la moitié interne de l'extrémité, ou le bord apical, jusqu'à la partie postéro-externe, mais non le bord latéral. Long. 0^,0090 à 0'n,0112 ^4 1. à 1. 5). — Larg. Om,0023 à 0'»,0033 (1 1. à 1 1. 1/2). Patrie : l'Autriche et quelques autres parties orientales de l'Europe. Obs. Cette espèce, d'après les individus provenant de l'Autriche, et qui constituent l'espèce typique d'Illiger, s'éloigne du Cl. apiarius par l'existence de la tache scutellaire et de la bordure suturale; du. Cl. al- vearius, par la première bande de ses élytres plus développée vers la su- ture qu'à son côté externe, par sa tache postérieure couvrant au moins une partie de l'extrémité des étuis. Il faut rapporter à ce Cl. favarius le Trich. affinis, Chevrol. {Anu. de la Soc, entom. de Fr., 2^ série, t. 1er, 1843^ p. 331^ 7) . le ci. ohli- 90 ANGUSTICOLLES. quatus de M. BruUé {Expéd. se. de Morée p. 155-235, p. 37, lig. 7); et Klug, le Trich. senilis (Kollar). Obs. Cette espèce est une de celles dont les limites sont les moins fixeS;, et dont les variations rendent la détermination plus difficile. La tache scutellairc, parfois presque en carré large, est ordinairement rétrécie d'avant en arrière. Les bandes, les taches et la suture des ély- tres varient de couleur et de développement. Chez les individus soumis à notre examen, la bande antérieure s'est montrée toujours plus développée vers la suture, subarrondie ou non anguleuse à son côté externe, et peu ou point sensiblement entaillée à sa partie postéro-externe ; la deuxième bande un peu écliancrée à son bord antérieur près de la suture, ordinairement un peu anguleuse à l'extrémité de cette échancrure, un peu échancrée en arc à son bord postérieur. La tache apicale couvre ordinairement la moitié interne ou plus de l'extrémité, ou même s'étend jusqu'à la partie postéro-externe des étuis, sans couvrir le bord extérieur ; mais dans les variations par défaut, elle arrive à peine ou n'arrive pas à l'angle suturai, comme on le voit dans le véritable Tr. subapicalis de M. Chevrolat. La bordure suturale couvre ordinairement trois rangées de points, sur chaque étui, au devant de la première bande; une rangée entre celle-ci et la deuxième, et seulement le bord sutui'al, entre cette dernière et la tache apicale ; mais chez les variations par excès, cette bordure acquiert un peu plus de développement. La bordure, les bandes et les taches des élytres sont bleues dans l'état normal. Parfois ces diverses parties passent au bleu-vert ou au vert métalli- ({ue, et souvent le prothorax, la tête, le dessous du corps et les pieds subissent une modihcation de couleur semblable. Chez ces individus, la bordure, les bandes et taches des élytres mon- trent ordinairement un développement tel, que ces parties semblent la couleur foncière des étuis; ceux-ci montrent alors, en orangé ou rouge orangé, une tache Iiumérale obliquement dirigée en dedans, liée par une bordure externe jusqu'à une bande transverse rétrécie de dehors en dedans, et située vers le milieu des étuis, et une bande si- tuée vers les trois quarts ou plutôt un peu après, subtransverse, un (LÉiuKiNs. — ('.(enis. 91 peu obliquement dipigée en arrière de dedans en dehors, et couvrant le bord externe, jusque vers la moitié de l'extrémité. Près du Cl. favarim., vient se ranger le Cl. Lafcrtei de M. Chevrolat {Ann. de la Soc. entom. de Fr,, 2^ série, t. Ie^ 1843, p, 39-18). Ce dernier a beaucoup d'analogie avec le précédent ; mais il en ditïére par une taille ordinairement plus avantageuse (0'",0123àO'n,.0180 — 5 1. à 8 1.) ; par les espaces interfasciaux à peu prés aussi développés que les bandes; par la première de celles-ci plus éloignée de la tache scu- tellaire à son bord antérieur, moins développée sur la suture, angu- leuse à son côté extérieur, entaillée ou échancrée vers sa partie pos- téro-externe ; par sa tache postérieure arrivant k peine à l'ccusson. en laissant au moins la moitié externe du bord apical de couleur orangée, ou même n'arrivant pas à l'angle suturai. Le C. ailinis; (Dejean) Spinola, {Clérites, t. I", p. 302-3. pi. XXIX, fig. 6), se rapproche beaucoup du Cl. Lafertci ; mais il s'en distingue par la bande antérieure des étuis, liée à son bord extérieur à un petit point bleu ; par sa tache postérieure, formant, avec sa pareille, une tache oi - biculaire ou brièvement en ovale transA^ersal , complètement entourée par la couleur orangée; par ses élytres sinuées à leur bord apical, et munies d'une petite dent à l'angle suturai. On le trouve dans l'Egypte. Le C iioMlîs, Klug (Tr. Cf/rcc/» Chevrolat, Ami. de la Soc. entom. de Fr., 2*^ série, t. I£'^ p. 39-19. — T. Sanguineo-signatus, Dejean) Spinola {Clérites, t. I^'', pages 311-10, représenté pi. 30, fig. o, sous le nom de Tr. nobilis), se rapproche du CL favarins, x^iwiridi-fosciatus ; mais il s'en distingue sans peine par ses antennes entièrement oran- gées. Le cf a les cuisses postérieures plus renflées, les tibias peu ar- qués, et munis à l'extrémité d'un prolongement un peu plus long que les éperons. Cette dernière espèce offre des variations remarquables dans le dé- veloppement de ses Ijandes. Parfois l'antérieure est beaucoup plus res- treinte (Spinola, t. YI. pi. XXX, fig. 5, D). D'autres fois elle est interrom- pue ou simplement représentée par des taches ou des lignes {Trichodcf 92 ANGUSl'lCOLLKS. 7iobilis, Klug, Versuch, in Abhandl. 1842, p. 395, G, tiré à pai t, p. 79, 6. TricJiodes Carcelli, var. Ghevrolat, loc. cit.), ou même entièrement nulle. La bande postérieure est aussi quelquefois réduite à une sorte de point sur chaque élytre, et à un renflement suturai (Spinola, loc. cit. t. I"^"", pi. XXX, fig. 5, D). Cette espèce se trouve dans le Levant et dans la P?rse occidentale. 4, C. leucoiisideiis ; Olimer. Bleu; hérissé de poils cF un livide fla- vesceiit. Titje des antennes et palpes au moins en majeure partie d'un flave roussatre. Elytres à peine munies d'une très-petite dent à l'angle suturai; d'un rouge orangé ; parées d'une tache scutellaire^ d'une bordure sutur aie ^ et chacune d'un point sur le calus, de deux bandes et d'une tache apicale^ bleus : la première bande transverse ^ formant avec sa pareille un arc dirigé en arriére à son bord postérieur^ presque en ligne droite à l'antérieur : la deuxième^ transversale : la tache apiccde, couvrant au moins le sixième pos- térieur des étuis. a" Cinquième arceau ventral échancré presque en demi-cercle à son bord postérieur : le sixième demi-cylindrique, un peu plus long que large ; bleus l'un et l'autre : cuisses postérieures renflées, un peu ar- quées : tibias postérieurs sensiblement arqués, munis d'un éperon grêle, courbé a son extrémité. Etat normal. Elytres d'un rouge orangé, ornées d'une tache scutel- laire, d'une bordure suturale, et chacune d'un point sur le calus hu- merai, de deux bandes et d'une tache apicale, bleus, d'un bleu noir ou violacé : la tache scutellaire, presque en carré une fois au moins plus large que long, ordinairement rétrécie d'avant en arrière, quelquefois jusqu'à la première bande, d'autres fois moins longuement : la bor- dure suturale, couvrant ordinairement les deux rangées de points avant la première bande, la première, après cette bande jusqu'à la deuxième, et seulement le rebord suturai, entre celle-ci et la tache api- cale : la première bande formant avec sa pareille un arc obtus, dirigé en arrière à son bord postérieur, presque en ligne transversalement droite à l'antérieur, plus développée sur la suture dont elle couvre CLÉRiENs. — Clenis. 93 variablement du neuvième ou du cinquième aux deux cinquièmes ou trois septièmes, n'atteignant pas le rebord externe : la deuxième bande^ transversale, couvrant ordinairement des quatre septièmes aux cinq septièmes de la suture, ordinairement sinuée près de celle-ci, et un peu anguleusement avancée à son bord antérieur à l'extrémité de cette sinuosité ou échancrure : la tache apicale, couvrant environ le cin- quième postérieur, formant avec sa pareille, à son bord antérieur, un demi-cercle ou un arc dirigé en avant et un peu anguleusement avancé sur la suture. Variations des Elytres. Quand la matière colorante a été moins abondante, la couleur rouge orangé passe au jaune. La tache scutellaire est plus carrée, plus courte : les bandes sont moins développées dans le sens de la longueur: la tache apicale est transversale à son bord antérieur. Quand, au contraire, la matière colorante a été plus abondante, la tache scutellaire se prolonge jusqu'à la première bande : celle-ci et la suivante ont plus de développement dans le sens de la longueur, sur- tout près de la suture, et rétrécissent ainsi, plus ou moins, dans ce ce point, la couleur foncière. 9 Cinquième arceau ventral en ligne transversalement droite à son bord postérieur : le sixième une ou deux fois aussi large que long, arqué en arrière à son bord postérieur : l'un et l'autre, bleus sur le milieu, d'un rouge jaune sur les côtés. Cuisses postérieures à peine plus grosses que les précédentes. Tibias postérieurs un peu arqués, munis de deux éperons droits, très-courts. Clerus leucopsideus. Olivier, Entom. t. IV. n° 76. p. 8. 6. pi. I. fig. 6. — Klug, Versuch. ni Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zii Berlin. 1842. p. 337. 1-2. — Id. tiré à part. p. 81. 12. Long. 0^,0067(3 1. à S 1.) — Larg. 0™, 0010 à 0"i,0O28 (9/10 à II. 1/4). Corps suballongé. 7V7(^ Ijleue ; densement ponctuée ; hérissée de poils livides. Labre noir. Palpes d'un rouge flave ou testacé. Antennes d"un 94 ANr.USTlCOLI.KS. rouge llavc. avec; le dessus du premier article, les deux, premiers et la base des derniers de la massue, noirs. Prothorax tronqué et sans re- I)ord . en devant: tronqué et rebordé, à la base; subparallèle jus- qu'aux trois cinquièmes, rétréci ensuite en courbe rentrante ; plus long (|ue large : marqué d'un sillon transversal, en angle dirigé en arrière vers le tiers de sa longueur; bleu; densement ponctué ; hérissé de poils livides ; ottrant ordinairement au moins en partie une ligne mé- diane lisse ou saillante. Ecusson subparallèle, obtusément arrondi à son extrémité ; au moins aussi long que large; bleu: bérissé de quel- ques poils. Elytrcs subparallèles ou faildement élargies jusqu'aux deux tiers, en ogive obtuse, prises ensemble, postérieurement : trois fois et demie;» quatre fois aussi longues que le prot borax: hérissées de poils livides plus courts que ceux du prothorax, peu apparents ; chargées de deux à quatre nervures assez faibles et non prolongées jusqu'à l'extré- mité ; colorées et peintes comme il a été dit. Dessous du corps bleu , ou d'un bleu verdâtre brillant ou luisant; garni de longs poils blan- châtres. Pieds bleus ; garnis de larges poils blanchâtres : totalité ou au moins extrémité des tarses antérieurs, et souvent des autres, d'un rouge llave ou testacé. Cette espèce habite nos départements méridionaux, surtout l'an- cienne Provence; mais elle y est peu commune. Obs. Elle se distingue du CI. apiarius par sa tache scutellaire et par sa bordure suturale l)leue ; du Cl. alveorius, par sa tache apicale cou- vrant l'extrémité des étuis : de ces deux espèces et de toutes les pré- cédentes par son point bleu . sur chaque calus humerai. Le Cl. syi'iaeus (Dejean), Spinola (Clérites, p. 316^ 12, repré- senté pi. XXX, tig. 6, sous le nom û'Olivieri) , a aussi un point bleu sur le calus ; mais les bandes des élytres sont moins développées , plus étroites près de sa suture et suborbiculairement un peu renflées à leur extrémité externe, et la bordure suturale est triangulairement élargie à son extrémité, au lieu de former avec sa pareille une tache arquée en devant à son bord antérieur ; et les étuis sont tronqués sur la moi- tié interne de leur extrémité, et munis d'une petite dent à l'angle suturai. CLÉHlEiNS. — CkfUS. î)o J'ai viu clans la collection de M. Reiche, un Clairon ayant beaucoup d'analogie avec le Cl. syriacus; mais ayant la tache scutellaireoblrian- gulaire ; la bande suturale réduite au rebord, constituant à l'extrémité une tache triangulaire, comme un triangle plus large que long, cou- vrant le bord apical jusqu'à la partie postéro-externe , et offrant au lieu de la bande antérieure une tache discale orbiculaire. Cette tache, par sa position, ne peut être le représentant du renflement externe de la bande antérieure, chez le Cl. syriacus; elle semble montrer dans cet exemplaire une espèce inédite {Cl. Reichu). V, amniios; Fabricius. Vert ou d'un vert bleuâtre ; hérissé en dessus de poils livides. Antennes et palpes d'un roux flave. Elytres d'un jaune pâle ou d'unrouge roux., parées d'une tache scntellaire., d'une bordure su- turale postérieurement élargie en forme de tacite apicale commune, et cha- cune d'un point sur le calus et de deux bandes, verts, ou d'un vert bleuâtre: la tache scuteUaire, ordinairement liée au point du calus : les bandes étranglées près de la suture, dilatées ensuite de dedans en dehors : la pre- mière, non étendue jusqu'au bord externe, le plus souvent liée au point du calus : la seconde transversale ■ la tacite suturale postérieure presque en triangle : ce dessin laissant, de couleur foncière, une tache stibbasilaire. une bordure marginale liée vers la moitié de leur longueur à une bande transverse, une bande oblique. rer cet état comme une simple variation de l'awwios, ou, avec d'autres auteurs, le regarder comme le type d'une autre espèce ? La couleur des antennes, l'analogie des formes, la disposition des taches, portent à pencher vers la première opinion. ç Bandes, ou l'une d'elles, étranglées dans leur milieu. y. Bande postérieure au moins divisée en deux taches. Obs. La bordure marginale est alors étroite et dune largeur à peu près uniforme. L'éperon des tibas postérieurs du cf. (juoique moins long, semble indiquer par sa forme que cette variation doit se rattacher à Vam7nios. Le développement de la couleur verte varie, et souvent de telle ma- nière qu'il parait constituer la couleur foncière, et les élytres sem- blent alors vertes ou dun vert bleuâtre, parées chacune d'une tache CLÉRiENs. — Clerus. 09 sub])asilaire, dune bordure marginale naissant de l'épaule et prolongée jusque vers la moitié de leur longueur^, et de deux bandes liées au bord marginal et non étendues jusqu'à la suture; la première transverse, la seconde oblique : tous ces signes, jaunes ou d'un rouge orangé. A mesure que la couleur verte usurpe un plus grand espace des étuis, les diflerents signes jaunes s'éloignent du dessin primitif: la tache subbasilaire passe de la tigure d'une virgule renversée à celle d'un ovale oblique. La bordure marginale se rétrécit et se montre par- fois à peine anguleuse au niveau de la lâche subbasilaire. Les deux bandes sont étranglées dans leur milieu et renflées en forme de point à leur moitié interne^ ou même divisées. Il faut rapporter à de tels individus : Trkhùdes sipjilas.liwG,Cleni in Abliandi. d. K. Akad. d. Wissench zu BerUn. 1842. p. 339. 15. — Id. tiré à part. p. 83. 13. Tiichûdes ammios. Spinola, Clérites. p. 32-2. var. G. pi. XXXII. i\g. C. Peut-être faut-il y rapporter aussi au moins quelques-unes des cita- tions suivantes, si les auteurs ont oujjlié par négligence de mentionner la bordure marginale jaune, quand elle existait. Allelabus .sipylus. Linn., Syst. nat. ICédit. t. I. p. 387. 0. — Id. 12« édit. t. I. p. 620. 9. — Id. Mus. Liid. Ulric. p. 63. 1. Clerm sipylus. Fabr., Syst. entoni. p. 158. 3. — Id. Entom. sj^st. t. I. p. 208. 12. — Oliv. Entoin. t. IV. n" 76. p. 8. 7. pi. I. fig. 7. a. b. Trichodes sipylus . Fabu., Syst. eleuth. t. i. p. 284. 4. Mais d'autres individus se rattachant à cette variété G, semblent s'é- loigner du Cl. ammios^ par leur forme proportionnellement plus large; par leur couleur plus bleue (1) ou moins verte: par la bande marginale jaune notablement dilatée au côté interne au dessous du calus humerai : par la bande postérieure, un peu rétrécie de dehois en dedans et pou ou point étranglée dans son milieu. (1) Ménétriés nous a appris que lorsque ces insectes sont tués par ractiou du feu, 1,1 couleur verte passe au bleu. 100 ANGUSTICOLLES. Var. D. Elytrea cVun bleu vert, 'parées chacune de deux taches ou bandes orangées.^ liées au bord marginal et plus ou moins raccourcies du côté de la suture.- la première, transverse, un peu avant le milieu de leur longueur : la deuxième, oblique, un peu, avantV extrémité. Obs. Ici, non-seulement la tache subbasilaire, mais encore la bordure marginale ont disparu. La première bande dépasse souvent un peu la moitié de la largeur des élytres et d'autres fois n'arrive pas jusqu'à cette moitié. La bande postérieure n'est pas étranglée. Les variété C et D et une partie des précédentes ont toutes les élytres fortement et presque sérialement ponctuées. e Elytres bleues. Trichodes quadri/iuttatus (Steven), Fischer, in Bullct. de la Soc. i. cl. natiir. de Mosc. t. I. 1829. p. 68. (zool.). pi. II. fig. 4. — Klug, Clerii. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 338. 14. —Id. tiré à part. p. 82. 14. Trichodes ammios. Spinola, Clérifes. loc.cit. p. 325. 5. var. I. pi. XXXII. fig. i. t Elytres vertes. Clertis qnadripustiikitns. Brullé, Expéd. sc.de Morée. p. 156. 236. pi. XXXVli. fig. 10. Le Cl. ammios se trouve en Espagne , dans le nord de l'Afrique^ en Grèce, sur les bords de la mer Noire, dans la Russie méridionale, dans la Perse occidentale. €. toifascîatus ; Fabricius. Bleu ou d'un bleu vert, en dessous. Tête et prothorax bleus, hérissés de poils assez courts. Elytres d'un bleu violet, parées chacune de deux bandes orangées ou d'un rouge orangé, étendues de- puis le bord externe, jusqu'au rebord suturai qu'elles ne couvrent pas : la première, transversale, vers la moitié de leur longueur, moins développée de dehors en dedans et sinuée à son bord postérieur près de la suture : la seconde, située aux quatre cinquièmes, oblique. CLÉRiEXS. — Clcrus. 101 o' Cinquième arceau ventral assez fortement échancré en arc à son bord postérieur : le sixième un peu rétréci d'avant en arrière, tronqué à son bord postérieur, à peine plus long sur son milieu qu'il est large à la base. Cuisses postérieures droites, à peine plus grosses que les pré- cédentes. Tibias postérieurs droits; munis de deux éperons courts, grêles et presque droits. 9 Cinquième arceau ventral en ligne droite à son bord postérieur, le sixième une fois plus large que long, obtusément arqué à son bord postérieur. Cuisses postérieures de la grosseur des précédentes. Tibias postérieurs droits; munis de deux éperons courts, grêles et droits. Clcrus bifasciatus. Fabr., Spec. insect. t. I.p. 202. 7. — HerbsTs Arcli. p 87.3. pi. XXV. fig. 3. Trichodes bifasciatus. Herbst. Naturg. t. IV. p. 139. 3. pi. XLI. fig. 13. — Fabr., Syst. eleuth. t. I. p. 283. 3. Ohs. Cette espèce se rapproche par le dessin de ses élytres des der- nières variations de l'espèce précédente ; mais elle s'en distingue par ses élytres sensiblement élargies jusque vers les deux tiers de leur lon- gueur, en ogive, prises ensemble, postérieurement; violettes ou d'un bleu violet ; finement et légèrement ponctuées ; parées de bandes arri- vant, ou à peu prèSj jusqu'au rebord suturai ; par l'antérieure rétrécie de dehors en dedans et ordinairement sinuée à son bord postérieur, près de la suture. Patrie : le sud-ouest de la Sibérie. DEUXIÈME BRANCHE LES ÉNOPLIAIRES. CARACTÈRES. Tarses paraissant n'avoir que quatre articles : le pre- mier caché en dessus par le second, et visible seulement en dessous : le quatrième, rudimentairc ou peu apparent, caché dans une^échan- crure du troisième : celui-ci bilobé. Palpes labiaux à dernier article, soit graduellement élargi d'arrière en avant, soit subcylindrique. 102 ANGUSTICULLES, Front notablement plus large que le diamètre transversal d'un œil. Les Enopliaires se partagent en deux rameaux : Rameaux. ' sans rebord sur les côtés, servant à séparer la partie dorsale de sou repli. Massue des antennes visiblement moins longue que tous les articles précédents réunis. Tarsostemath* muni sur les côtés d'un rcboid servant à séparer sa partie dorsale de .son repli. Massue des antennes aussi longue ou plus longue que tons les articles précédents réunis, Enopliates. Genre Tarsostenus, Tarsostène: Spinola. Caractères. Tète à peu près aussi large que longue. Yeux séparés du bord antérieur du prothorax par un espace au moins égal à la moitié de leur diamètre, à fossettes fines; suborbiculaires, échancrés assez faiblement à leur partie antérieure. Antennes insérées au devant de l'échancrure des yeux, plus avant que leur bord antérieur, sous un très-faible rebord des joues; à peine prolongées jusqu'aux angles pos- térieurs du protborax ; de onze articles : les liuit premiers grêles: le troisième une fois plus long que le deuxième : les trois derniers cons- tituant une massue comprimée, à peu près égale à la moitié ou aux deux tiers de la longueur de tous les articles précédents réunis : les neuvième et dixième articles obtriangulaires : le onzième presque carré, à angle antéro-interne un peu avancé. Labre transverse; échancré à son bord antérieur. Palpes maxillaires un peu plus longs que les la- biaux , à dernier article, près d'une fois plus long que large, obtrian- gulaire, graduellement élargi d'avant en arrière, un peu obliquement tronqué à l'extrémité. Palpes labiaux à dernier article obtriangulaire, un peu moins long que celui des maxillaires. Prothorax graduellement rétréci sur les deux cintjuiènies postérieurs de ses côtés. Elytres débor- dant la ba.se du protborax du tiers environ de la largeur de cbacune: voilant incomplètement l'abdomen. Ventre de six arceaux apparents. Tarses postérieurs un peu moins longs que le tibia ; à dernier article aussi long que le deuxième. Ongles simples, ou à peine munis à la base de chacune de leurs branches, d'une faible dilatation dentiforme. cLKiUENs. — Tarsofili'iius. 103 1. T. iiitivittattis ; Rossi. Dessus du corps noir, hérissé de poils li- vides : palpes et tige des mi ternies d'un rouge flave. Tête et prothorax dense- ment ponctués. Elytres marquées de rangées sériales de points prolongées pres- que iusqiC àV extrémité ; parées chacune, un peu après le milieu, d'une bande transverse blanche n'anivantpas à la suture. Dessous du corps noir. Pieds d'un rouge flave : inajeure partie des cuisses, noire. Clerns nnivitlnliis. Rossi, Mant. t. I. p. 44. — Id. édit. Ilelw. p. 383. 112. — ScHOENH , Svn. ins. t. II. p. 43. — Ch.\ui'ENï., Hor. entoni. p. 200. pi. YI. fig. I. Opilus fascialiis. Steph., Illustr. t. III. p. 32-i. 2. — Cuutis, Brit. entom. t. VI. pi. CCLXVII. Opilus iiiiivittatus. STEVH.,Man. p. 197. 1504. — Kluk, Clerii. /« Abhandl.d.K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 18 42. p. 321. 8. — M. tiré à part. p. 65. 8. Tarsostenus univiitatus. Spinola, Clérites. t. I. p. 288. 116. pi. XXXII. fig. 3. — .1. DU Val, Gêner, t. III. p. 198. pi. XLIX. fig. 244. — Rouget, Catal. 997. Long. 0'".0O65 à 0'".0()5G (;2 I. à 2 I. 1/2). — Lnrg. 0'",0007 à 0'>\0011 (1/3 1. à 1/2 1.; Corps allongé. Tête noire, densement et assez grossièrement ponctuée, hérissée de poils livides: épistome. labre, base des mandibules et pal- pes, d'un rouge flave. Antennes de même couleur sur leurs six ou huit articles basilaires, noires sur les suivants, à peine plus longuement prolongées que les angles postérieurs du prothorax. Yeux noirs. Pro- thorax tronc|ué et sans rebord en devant; Ironciué et à peu près sans rebord à la base : subsinueusement parallèle jusqu'à la moitié de ses côtés, rétréci ensuite presque en ligne droite jusqu'à la base: plus long que large; peu fortement convexe; noir luisant; marqué sur les côtés de points aussi gros et aussi rapprochés que ceux de !a tète, plus espacés sur le dos, et donnant chacun naissance à un poil livide. Iiéris.sé. Ecits- son presque en demi-cercle ou en triangle à côtés curvilignes ; plus large que long; noir, Elytres deux fois et demie aussi longues que le prothorax: subparallèle ou faiblement élargies jusqu'aux quatre cin- quièmes, obtusément arrondies, prises ensemble, postérieurement ; peu convexes sur le dos ; convexement déclives sur les côtés : marquées de ran- 104 ANCILSÏICOLLKS. gées sériales de points arrondis, plus larges que les intervalles près de la base, graduellement affaiblis, prolongés presque jusqu'à l'extrémité, donnant chacun naissance à un poil livide, mi-couché ; d'un noir lui- sant, parées chacune, un peu après la moitié de leur longueur, d'une bande transverse blanche attenante au bord externe, et ne dépassant pas la rangée juxta-suturale. Dessous du corps d'un noir luisant; den- sement ponctué sur la poitrine, pointillé sur le ventre; hérissé de poils blanchâtres. Pieds d'un rouge llave, avec les deux derniers tiers des cuisses.: noirs. DEUXIÈME RAMEAU LES ÉNOPLIATES. Caractères, Prothorax muni sur les côtés d'un rebord servant à sé- parer la partie dorsale de son repli. Antennes à deuxième article plus long que le troisième ; à massue presque aussi longue ou plus longue que les huit précédents réunis. Les Enopiiates se partagent en deux genres : Goures. visilileraeiit plus longue que les articles premier à huitièrac réunis. Palpes à dernier article obtriangulaire. ReLorcl latéral du prothorax faible, invi- sible à sa partie antérieure quand l'insecte est examiné perpendiculaire- ment en dessus. Enopliiim. moins longue ou à peine aussi longue que les articles premier à huitième réunis. Palpes à dernier arlicle subcylindrique. Rebord latéral du protho- rax très -apparent, entièrement visible quand l'insecie est examiné per- pendicuiairenienl en dessus. Orthoplevra. Genre Enoplium, Enoplie; La treille. Latreilie, Uisl. nal. des crusl. et des Ins., t. IX (180't), p. I't6. Caractères. Tête plus large que longue, Yeiix séparés du bord anté- rieur du prothorax par un espace presque égal à la moitié du diamètre de l'un d'eux; transverses, échancrés à leur pai-tie antérieure. Antennes CLKRiENS. — EnopUiim. 105 insérées au devant de l'écliancrure des yeux; plus longues que la tête et le prothorax réunis insérées; sous le rebord des joues ; de onze articles : les deux premiers moins grêles que les suivants : le premier arqué sur son côté externe : le deuxième moins court que le suivant : les troisième à huitième grêles, moniliformes ; les trois derniers constituant une mas- sue aplatie, une fois au moins plus longue que les huit précédents réu- nis; les neuvième et dixième obtriangulaires, dentés au côté interne, plus longs que larges ; le onzième ovalaire. Labre transverse, échancré en devant. Palpes maxillaires et labiaux à dernier article obtriangulaire. Prothorax sensiblement élargi jusqu'aux trois cinquièmes environ de ses côtés, rétréci ensuite; marqué en dessus d'un sillon transversal, croisant la ligne médiane vers le quart de celle-ci, à rebord latéral peu ou point visible, surtout en devant, quand l'insecte est examiné per- pendiculairement en dessus. Elytres débordant la base du prothorax du tiers environ de la largeur de chacune; voilant l'abdomen. Ventre de six arceaux apparents. Tarses postérieurs sensiblement moins longs que le tibia ; à dernier article à peine aussi long que le deuxième. Ongles simples. Corps suballongé. l. E. serratîcoriie ; Olivier. Noir; hérissé de poils d'un fauve li- vide. Elijt)'es d'un flave roussûtre^ sérialement ponctuées sur leur moitié antérieure ou un peu plus., d'une manière fine et irrégulicre postérieure- ment. Tillus sevraticornis. Ouv., Entom. t. II. n" -22. p. 4. :2. pi. 1. fig. 2. a. d. — Fabr., Entom. syst. t. I. 2. p. 7S. 3. — Id. Sysf. eleiilh. t. I. p. 282. 5. — Panz, Faun. Gerin. XXVI. 13. Dennesles dentatiis. Rossi, Faun. ctriisc. t. I. 1790. p. 34. 82. pi. III. fig. 2. et addend. p. 341. 34. 82. Enoplium S('rraticorne.LxTR.,Uid. nat.t.I.p, 146. 1. — Id. Gêner. 1. 1. p. 271. 1. — ScHOENH., Syn. ins. t. II. p. 46. 1. — Klug, Versucli. etc. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 3.'57. 6. — îd.|tiré à part. p. 103. 0. Long. 0-^0036 à 0'",0056 (1 1. 2/3 à 2 1. 1/2). — Larg. 0™,0009 à 0>n,0013 (2/0 à 3/5) à la base des élytres; 0'",0014 à 0'n,0017 (2/3 à 4/5) vers les trois cinquièmes de celle-ci. Corps sub'allongé. Tête noire; obsolètement pointillée; hérissée de 106 A.NCit STICUIJ-KS. poils livides: parties de la bouche et antennes noires; prolongées jus- qu'à la moitié du corps. Prothorax tronqué et sans rebord, en devant; muni dun rebord étroit et faiblement arqué en arriére, à la base: élargi jusqu'aux trois cinquièmes de ses côtés, un peu anguleux dans ce point, rétréci ensuite en ligne peu courbe; marqué de points don- nant chacun naissance à un poil hérissé d'un fauve livide. Ecmson presque en demi-cercle, noir, sillonné. Elytres trois fois environ aussi longues que le prothorax; graduellement un peu élargies jusqu'aux trois cinquièmes de leurs côtés; en ogive, prises ensemble, postérieure- ment: peu convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés; d'un roux flavc; hérissées de poils concolores; marquées sur leur moitié ou trois cinquièmes antérieurs de points assez gros et peu profonds, sé- rialement disposés, irrégulièrement et finement ponctués postérieure- ment. Dessous du corps noir ou brun noir ; ruguleusement et finement ponctué; garni de poils livides. Pieds hérissés de poils semblables; noirs, avec la base des cuisses et les tarses souvent pâles. Cette espèce est méridionale. Elle a été trouvée en assez grand nom- bre, par M. le capitaine Martin, sortant du bois, dans la pharmacie de l'hôpital de Toulon. Sa larve y avait probablement vécu aux dépens de celle des Anohiunt. Klug a cité, bien à tort, comme synonyme de cette espèce, VAttelahus serraticornis de De Yillers : ce «lej'iiier est probablement identique avec le TiUus mutiUarius. (iciire Orthoplevra. (Iutiioi-levuk : Spinola. Spiiiola. En,00ol (1 1. 1/4 à 2 1. 1/4). — Larg. 0^,0011 à O'^-^OOM- (1/2 1. à 2/3 1.) à la base desélytres; 0"\0013 à 0"',0016 (3/5 1. à 2/3 1.) vers les deux tiers de celles-ci. Corps oljlong. Tête bleue, marquée de points ronds médiocrement rapprochés, donnant chacun naissance à un poil noir, hérissé; parfois notée d'une fossette un peu après le milieu du front. Parties de la bou- che noires. Antennes prolongées jusqu'aux angles postérieurs du pro- thorax; noires à leur extrémité, avec les articles deuxième à huitième d'un roux brun ; à massue allongée, peu serrée. Palpes maxillaires à dernier article obtriangulaire, plus long que large. Yeux à facettes mé- diocres. Prothorax tronqué et sans rebord en devant, étroitement re- bordé, arqué en arriére et sinué près des angles postérieurs, à la base ; rebordé sur les côtés, subsinueu-sement un peu élargi jusqu'aux quatre cinquièmes de ceux-ci, rétréci ensuite en courbe rentrante; à angles postérieurs, rectangulaires, assez vifs et un peu relevés ; au moins aussi long que large ; convexe ; bleu, marqué de points ronds plus gros que ceux de la tête et des élytres, médiocrement ou peu rapprochés, donnant chacun naissance à un poil noir, liérissé. Ecusson presque ei> demi-cercle, plus large que long, bleu, pointillé. Elytres trois fois à trois fois et quart aussi longues que le prothorax ; faiblement élargies jusqu'aux deux tiers, en ogive, prises ensemble, postérieurement; mé- diocrement convexes sur le dos ; à fos.sette liumérale médiocre ; creusées chacune, en dehors du rebord suturai, d'un sillon prolongé jusqu'au sixième de leur longueur; marquées sur la moitié interne de chacune, 'N.'rs le cinquième de leur longueur, d'une dépression transversale re- 114 ANGUSTICOLLES. montant vers la fossette humérale ; bleues, marquées de points sériale- ment disposés, un peu moins gros en devant que ceux du prothorax, graduellement affaiblis, oblitérés vers l'extrémité, donnant chacun naissance à un poil noir, hérissé. Repli assez large prolongé jusqu'à l'extrémité du troisième arceau ventral. Dessous du corps bleu; ponctué sur la poitrine, pointillé sur le ventre ; garni de poils fins. Pieds gar- nis de poils analogues ; bleus, avec les tarses d'un roux testacé. Obs. Le C. ruficomis a quelque analogie avec les C. cœruleus et viola- ceus; mais il s'en distingue par la couleur de la tige de ses antennes et de ses tarses. Il s'éloigne d'ailleurs du C. cœruleus , par une taille ordinairement plus petite; par sa couleur d'un bleu moins verdâtre; par son protho- rax plus sensiblement arqué en arrière à la base, ordinairement noté vers cette dernière, près des angles postérieurs, d'une fossette très-ap- parente, relevé à ses angles ; par ses élytres marquées de points subli- néaires, plus profonds; par leurs intervalles moins larges; par leur repli moins longuement prolongé. Il se distingue du C. violaceus par la massue de ses antennes formée d'articles plus lâches ou moins serrés; par la forme du dernier de ses palpes; par son prothorax sinué sur les côtés au devant des angles postérieurs; relevé et rectangulairement ouvert à ces derniers; mar- qué de points arrondis plus gros, moins rapprochés; par les intervalles des rangées de points des élytres imponctués; par le repli prolongé jusqu'à l'extrémité du troisième arceau ventral. A cette division paraissent appartenir les deux espèces suivantes : Cpusilliis; Klug. Capite thoraceque siibtiliter confertim punctatis, elytrispunctato-striatis^ punctis majoribus impressis, cijmieus, antennis basi ru fis. Corynetes pusillus. Klug, Clerii. in Abhandl. d. Akacl. d. "Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 347. 3.— Id. tiré à part. p. 91. 3. Long. 0^0045 (2 l.). Praecedentibus brevior. Palpi nigri. Thorax elongatus, posticè an- gustatus, lateribus marginatus. Elytra punctato-striata, punctis exca - coRYNÉTiENS. — Corymtes. 115 vatis usque fere ad apicen sat magnis^ apice rarioribus obsoletis. Pedes cinereo-pubescentes, tarsis subtus rufescentibus. Patrie : la Sardaigne. C seiliculatus ; Klug. Capite thoraceque confertim punctatis, elytm pimctato-stnatis, cyaneus palpis antennisque rufis^ his apice 7?/f//'w„ pedibus nigris^ coxis^ femoribiis basi, tibius apice tarsisqiie rufis. Corynetes geniculatus. Klug, Clerii in Abliandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 347. 4.— Id. tiré à part. p. 9i. 4. Long. 0™,0033 (1 1. 1/2). Aflinis praecedenti. Caput confertim punctatum. Thorax parum elon- gatiis, posticè parum augustatus, confertim punctatus, plago dorsali longitudinali Isevi. Elytra apice obsolète pimctato-striata. Palpi rufi. Antennœ rufae^ clava nigra. Pedes rufi, femoribus apice, tibiis basi late nigriis. Patrie : l'Espagne et le Portugal. BB Dernier article des palpes maxillaires tronqué à Textrémité, mais moins large à celle-ci qu'à la base ou dans son milieu. Massue des antennes peu allongée; formée d'articles serrés : le dernier, presque aussi grand que les deux précédents réunis. Prothorax peu ou point sinué au de- vant des angles postérieurs (s. -g. Corynetes, Herbst). DD Bepli des élytres à peine prolongé jusqu'à l'extrémité du deuxième arceau ventral. 3. C violaceus; Linné. Bleu; hérissé en dessus de poils noirs. An- tennes et tarses noirs. Tête et prothorax marqués de points arrondis., rap- prochés : ce dernier rétréci en ligne presque droite., sur sa seconde moitié ; souvent crénelé sur les côtés. Elytres creusées chacune d'un sillon juxtà- sutural postscutellaire ; marquées d'une dépression transverse obsolète; notées de points sérialement disposés^ visiblement plus gros en devant que ceux du prothorax., affaiblis postérieurement. Intervalles ponctués., souvent ruguleux. Repli à peine prolongé jusqu'à l'extrémité du, deuxième arceau ventral. 116 A.NGLSTiCOLLES. Dermesies vlolaceus. Linné, Syst. nat. 10"' édit. t. I. p. 336. 13. — Ici. 12« édit. 1. 1. p. S63. 13. — Fabr. Syst. ent. p. 37. 10. — Id. Syst. eleuth.t. I.p. 230. 17. Korynetes violaceus . Heubst, Naturs. t. IV. p. 130. 1. pi. XLI fig. 8. H. Conjnelesviolaceus. Paykull, Faun. saec. 1. p. 273. l. — Fabr., Syst. eleuth. t. I. p. 283. 1. — Gyllenh., Ins. suec. t. IIÏ. p. 270. 1. — Klug, Clerii, in Abhandl. d. K Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 18i-2. p. 349. 7. — Id. tiré à part. p. 93. 7. — Bach, Kœferfaun. 3« livr. p. 93. 3. — L. Rëdtenb. Fatin. austr. 2« édit. p. 332. — J. du Val, Gêner, t. III. p. 201. pi. L. fig. 248 bis. — Rouget, Catal. 1003. Clerus quadra. Marsh., Entom.brit. p. 323. 4. Necrobia violacea. Latr., Hist. nat. t. IX. p. 136. 1. pi. LXXVII. fig. 5. — Id. Gêner, t. I. p. 274. 1. Necrobia quadra. Steph., Man. p. 198. 1368. Long. 0^,0028 à 0^,0045 (1 1. Ift à 2 1.).— Larg. O'^OOIl à 0"\0014 (1?2 1. à 2/3 1.) à la base des élytrcs ; 0^,0013 à 0'",00i6 (3/5 à 3/4 1.) vers les deux tiers de celles-ci. Corps oblong. Tête bleue; marquée de points assez rapprochés, don- nant chacun naissance à un poil noir, hérissé; offrant ordinairement sur le front des traces plus ou moins faibles d'une impression orbicu- laire, voisine, sur les côtés, du bord interne des yeux, prolongée sur la ligne médiane jusqu'au milieu de leur bord antérieur, et en devant jusqu'à l'épistome. Parties de la bouche noires. Antennes un peu plus longuement prolongées que les angles postérieurs du prothorax; noires. Prothorax tronqué ou un peu arqué et sans rebord en devant ; rebordé, arqué en arrière et assez faiblement sinué prés des angles pos- térieurs à la base; subsinueusement élargi jusque vers la moitié de ses côtés; rétréci ensuite en ligne piesque droite ou faiblement rentrante; à angles postérieurs vifs, plus ouverts que l'angle droit et à peine rele- vés; moins long sur sa ligne médiane que large vers le milieu de ses côtés ; peu fortement convexe ; bleu, luisant, marqué de points ronds assez rapprochés, moins petits que ceux de la tête, sensiblement moins gros que ceux des rangées sériales des élytres, et donnant chacun nais- sance à un poil noir, hérissé. Ecusson presque en demi-cercle, plus large que long; noir; pointillé. Elytres prés de trois fois aussi longues que le prothorax; faiblement élargies jusqu'aux deux tiers, obtusément arrondies, prises ensemble, postérieurement : médiocrement convexes .sur le dos; à fossette humérale assez faible; creusées chacune, en dehors coRYNÉTiENS. — Corynctes. 117 du rebord suturai, d'un sillon prolongé jusqu'au huitième de leur lon- gueur, et parfois obsolète; marqué sur leur moitié interne, vers le cin- quième de leur longueur, d'une dépression remontant obsolètement vers le calus humerai ; bleues, marquées de points sêrialement dispo- sés, un peu plus gros près de la base que ceux du prothorax, graduelle- ment atïaiblis, donnant chacun naissance à un poil noir, hérissé ; fine- ment ponctuées sur les intervalles des rangées. Repli prolongé, en se rétrécissant, au moins jusqu'à l'extrémité du deuxième arceau ventral. Dessous du corps et Pieds bleus ou d'un bleu vert : tarses obscurs ou noirâtres : les pieds plus garnis de poi^> livides ou nébuleux que le corps. Obs. Le C. violaceus a quelque analogie avec les C. cœmleus et rujî- cornis. Il se distingue de tous les deux par le dernier article de ses palpes subovalaires, plus large dans son milieu qu'à son extrémité; par la massue de ses antennes formée d'articles serrés ; par son protiio- rax peu ou point sinué sur les côtés au devant des angles postérieurs ; par le repli de ses élytres à peine prolongé jusqu'à l'extrémité du deuxième arceau ventral. Il s'éloigne d'ailleurs du C. cœruleus, par sa taille oi'dinairement plus petite ; par son prothorax marqué en dessus de points plus serrés et séparés par des intervalles moins lisses; par ses éiyires ponctuées sur les intervalles des rangées sériâtes. Il se distingue du C. ruficornis par ses antennes et ses tarses noirs; par son prothorax marqué de points plus petits, plus serrés et séparés par des intervalles plus lisses ; non relevé aux angles postérieurs ; par ses élytres visiblement marquées de points sur les intervalles des rangées sériales ; notées d'une dépression transversale obsolète. AA Elytres non creusées chacune d'un court sillon jaxtà-sutural et possutellaire, ou n'en offrant que de faibles traces (s.-g. Necrobia). 4. C. rii^collis ; Fabricius. Poitrine, prothorax, pieds et base des élytres roux ou d'un rouge fave ; reste des élytres, tête et ventre, d'un bleu vert. Prothorax à peine sinué sur les côtés au devant des anrjlcs postérieurs. Elytres à peine ou non marquées d'un sillon juxtà-scutellaire ; sêrialement ponctuées, Repli prolonçié jusqu'à r extrémité du premier arceau ventral. 118 ANGUSTICOLLES. Dermestes ruficollis. Fabr. Syst. Entom. p. 37. il. — Id. Syst. Eleiith. t. I. p. 230. 18. Corynetes ruficollis. Herbst, Naturs. t. IV. p. 159. 3. pi. XI. fig. 9. — Fabr., Syst. eleuth. t. I. p. 286. 3. — Klug, Clevii. in AbhancU. d. K. Akad. d. Wis- sensch. zu Berlin. 1842. p. 350. 9. — Id. Tiré à part. p. 94. 9. — Bach, Kae- ferfaun. 3'' livr. p. 93. 8. — L. Redtenb., Faun. aiistr. 2« édit. p. 352. — J. DU Val, Gêner, p. 163. NecroMa ruficollis. Oliv., Entom. t. IV. n° 76 bis. p. 6. 3. pi. I. fig.3. — Latr., Hist. nat. t. IX. p. 153. 3.— Id. Gêner, t. I. p. 274. 2. — Bonelli, Spécimen in Memor. délia, d. Soc. di agricolt. di Torino. t. IX. p. 165. 1. pi. II. fig. 10. — Spinola, Clérites. t. II. p. 103. 2. pi. XLllI. fig. VI. — Steph., Man. p. 198. 1369. — CuRTis, Brit. Entom. t. VHI. pi. CCCL. — Suckhakd, Brit. Coléopt. p.|44. pl.XLII. fig. 6. — Brullé, Hist. nat. t. VJ. Coléopt. t. HI. p. 149. pi. IX. fig. 3. — Rouget, Catal. lOOl. Long. 0"i,0045 à 0^,0061 (2 1. à 2 1. 3/4). — Larg. 0>»,0016 à 0"\0022 (3/41. à 1 1.) à la base def^ élytres ; 0'".0020 à 0"\0026 (9/10 1. à 1 1. 1/4) vers les deux tiers de celles-ci. Corps oblong. Tête bleue ou d'un bleu vert plus ou moins foncé; mar- quée de points ronds assez rapprochés; hérissée de poils obscurs. Palpes d'un bleu vert obscur, A7ite7ines prolongées environ jusqu'au cinquième 'des élytres; noires, à massue formée d'articles assez rapprochés : le der- nier en carré plus large que long, presque aussi grand que les deux autres réunis. Palpes maxillaires à dernier article allongé, subparallèle, à peine plus large dans son milieu, tronqué à l'extrémité. Yeux à grosses facettes. Prothorax tronqué et sans rebord en devant ; rebordé, arqué en arrière, et subsinué près des angles postérieurs à la base ; rebordé sur les côtés; anguleusemcnt dilaté vers le milieu de ceux-ci, c'est-à- dire sensiblement élargi jusqu'à la moitié ou aux quatre septièmes, et rétréci ensuite en ligne presque droite; à angles postérieurs plus ou- verts que l'angle droit, moins long que large, assez convexe, d'un rouge flave, marqué de points plus petits que ceux de la tête ; hérissé de poils obscurs. Ecusson en ovale transversal, une fois plus large que long; d'un rouge flave. Elytres trois fois environ aussi longues que le prothorax; graduellement un peu élargies jusqu'aux deux tiers, arron- dies, prises ensemble, postérieurement; médiocrement convexes; sans sillon juxtà-sutural postscutellaire. ou n'en offrant que de faibles tra- coRYNÉTiENS. — Corynetes. 119 ces ; marquées de rangées sériales de points notablement plus gros que ceux du prothorax; pointillées sur les intervalles; hérissées de poils obscurs ; bleues ou d'un bleu vert, avec la partie basilaire d'un rouge flave jusqu'au septième sur la suture, et au cinquième sur le bord ex- terne. Dessous du corps et repli d'un rouge flave jusqu'à la partie pos- térieure de la poitrine, d'un bleu vert ou noirâtre sur le ventre; le repli prolongé jusqu'à l'extrémité du premier arceau ventral. Pieds d'un rouge flave. Cette espèce, importée sans doute aussi des pays étrangers, se trouve dans diverses parties de la France, principalement dans nos provinces méridionales. M. Heeger a fait connaître ses différents états, et donné sop histoire, La femelle dépose sur des matières graisseuses, rances ou presque desséchées, une trentaine d'œufs. Ceux-ci ont environ un tiers de ligne de long, moitié moins de largeur; ils sont cylindriques, obtusément arrondis aux extrémités, blancs, peu transparents. Dix à quinze jours après leur dépôt a lieu l'éclosion. Les jeunes larves, à leur sortie, com- mencent par dévorer leur coque, et cherchent ensuite des parties molles de graisse, dont elles se nourrissent jusqu'à leur entier développement. Trois fois elles changent de peau, dans des intervalles de neuf à douze jours, en conservant leur même forme; et quinze jours après leur der- nière mue, elles passent à l'état de nymphe ; douze ou quinze jours après, à l'état parfait. L'insecte vit, comme la larve, aux dépens des matières graisseuses ou animales desséchées. (Voyez Heeger, Beitrsege zur Naturgeschichte d. Kaefer, in Isis, 1848, p. 974-979, pi. VIII. fig. 13, œuf. — Fig, 14, larve. — Fig. 15-18, parties de la bouche. — Fig. 19, pattes. — Fig. 22, nymphe). Obs. Cette espèce est assez distincte par ses couleurs, pour ne pouvoir être confondue avec aucune des espèces voisines de notre pays. Elle a fourni le sujet d'un épisode touchant dont les détails ont été répétés dans le temps à l'un de nous, par le colonel Bory de Saint- Vin- cent, et qui ont été publiés par ce savant dans l'histoire naturelle des insectes, par M. Brullé. Nous reproduisons ce récit; il pourra faire ajouter un article au chapitre des événements d'une certaine impor- tance, dus à de petites causes. 120 ANGUSTICOLLKS. « Latreille n'était connu, avant 1793, que par des communications d'insectes nouveaux faites aux entomologistes de l'époque, et par des men- tions de Fabricius et d'Olivier. Prêtre à Brives-la-Gaillarde, il fut ar- rêté avec les curés du Limousin qui n'avaient pas prêté serment ; quoi- que ne desservant pas la paroisse. Il ne dut pas être compris dans la catégorie. Ces malheureux ecclésiastiques, avec ceux qu'on recruta en chemin, furent conduits à Bordeaux sur des charrettes, pour être em- barqués et déportés à la Guyane. Ils arrivèrent vers le mois de juin, et furent déposés à la prison du grand séminaire, en attendant qu'un na- vire fut préparé pour les transporter. On prétend que le proconsul de Robespierre, qui alors représentait le comité de Salut public dans le pays, avait fait disposer le navire pour qu'il péril en route. « En ce temps, quoique foi1 jeune, je m'occupais déjà beaucoup des sciences naturelles : mes parents possédant un beau musée, qui depuis plusieurs générations se formait dans ma famille. Je m'occupais sur- tout d'insectes, et suivant des cours d'anatomie, les élèves en.chirurgie que j'y voyais se faisaient un plaisir de m'apporter les papillons ou les coléoptères qui leur tombaient sous la main. « Le 9 thermidor qui arriva, comme on pressait la déportation des prêtres, la fit suspendre. Le proconsul sanguinaire fut rappelé à Paris pour rendre compte de sa conduite; un représentant plus doux fut en- voyé à la place. La guillotine fut démontée, les arrêts de mort cessè- rent, on ne fit plus d'arrestation ; mais les prisons ne se vidèrent que lentement, et les condamnés à la déportation n'en devaient pas moins être expédiés. Leur départ fut retardé jusqu'au printemps, et Latreille demeura ainsi détenu et bien malheureux, à la prison du grand sémi- naire. « Dans la chambre qu'occupait Latreille, était un vieil évêque, bien malade, dont un jeune chirurgien allait chaque matin panser les plaies. Quelques jours avant la mort de ce pauvre monseigneur, comme le chirurgien achevait son pansement, un insecte sortit de je ne sais quelle fente du plancher. Latreille le saisit, l'examine, le pique avec une glande épingle sur un bouchon, et paraît tout content de la trouvaille. C'est donc rare? dit l'élèAC chirurgien.— Oui, répond l'ecclésiastique.— En ce cas, vous devriez me le donner. — Pouniuoi? — C'est que je coRYNÉTiENs. — Covijnetes. 121 connais un jeune monsieur qui a une belle collection, de bons livres, et me donne diverses choses à mon goût, quand je lui porte des petites bêtes. — Eh bien , portez-lui celle-ci ; dites lui comment vous l'avez eue, et priez-le de m'en dire le nom. « Le petit bonhomme accourut chez moi, me remit le coléoptère; je me mis à chercher dans Geoffroy, dans ce qui avait paru d'Olivier, dans l'édition de Linné par Villers, et dans Fabricius , qui était ce qu'on avait de mieux, y compris le Systema naturce de Gmelin. Le lendemain, quand l'élève vint savoir ma réponse, avant d'aller au séminaire, je lui dis que je croyais son coléoptère non décrit. Ayant ouï cette décision, Latreille vit que j'étais un adepte, et comme on ne donnait i)oint aux détenus de plumes ni de papier, il dit à notre intermédiaire : Je vois bien que monsieur Bory doit connaître mon nom. Vous lui direz que je suis l'abbé Latreille, qui va aller mourir à la Guyane, avant d'avoir publié son traité sur lexamen des Genres de Fabricius. Quand ceci me fut rap- porté, je fus de suite trouver mon père et M. Journu-Auber, mon oncle, qui, sortis du fort de Hà depuis trois mois, avaient repris dans notre ville, où la terreur cessait graduellement, leur grande influence de for- tune et de position. Je leur appris qu'un naturaliste habile était détenu, et les priai de s'intéresser pour lui. Dargelas que je prévins aussi se joignit à nous; on obtint avec quelques difficultés, mais enfin on obtint de l'administration du département, que Latreille sortirait de prison, sous caution de mon oncle, de Dargelas et de mon père, comme conva- lescent, et qu'on le représenterait quand l'autorité le réclamerait. Avec l'ordre de sortie, Dargelas courut au séminaire réclamer le prison- nier. La troupe venait de partir pour le funeste embarquement. Nous courons au port; les malheureux sont déjà sur le ponton. Dargelas prend un bateau, et vient au milieu de la rivière où l'on appareillait; il montre ses pièces; Latreille lui est livré; il nous l'amène, et. trois jours après, comme il s'hébergeait avec nous, et nous exprimait sa reconnaissance, on apprit que le navire qui portait ses compagnons d'infortune avait sombré en vue de Bordeaux, et que les marins seuls s'étaient sauvés sur la chaloupe du bord. Trois mois après, mes parents avaient fait agir à Paris, et obtenu la radiation complète de l'hono- rable victime, qui se rendit à pied dans la capitale. » 122 ANGUSTICOLLES. Le Necrobius ruficollis a donc été le sauveur de Latreille ; il a arraché à la mort un naturaliste qui devait être un jour l'une des gloires scien- tifiques de la France. Genre Agonolia ; Agonolie, Caractères. Prothorax arrondi aux angles postérieurs. Dernier article des palpes maxillaires soit subfasiforme, soit subconique, tronqué à l'extrémité. Ehjtres non marquées d'une courte strie postscutellaire juxtà-sutural. 1. A. rtifipes; De Geer. Bleu: quatre ou cinq premiers articles des antennes et pieds, d'un roux testacé. Tête et prothorax souvent obscurs; peu hérissés de poils : le dernier arqué ou subarrondi et non sinué sur les côtés. Elytres rugueuses ou ruguleuses: sans sillon juxtà-postscutellaire et sans dépression transverse : marquées de points sérialement disposés, plus gros en devant que ceux du prothorax, oblitérés postérieurement. Intervalles marqués de petits points. Repli à peine prolongé jusqu'à l'extrémité du pre- mier arceau ventral. Clerus rtiftpes. De Geer, Mém. t. V. p. 1(55. 1. pi. XV. lig. 4. — Oi.iv., Encycl. méth. t. VI. p. 18. 23. Dermestes rufipes. Fabu., Spec. ins. t. I. p. G5. 14. — kl. Entom. syst. t. I. p. 230. 17. Corynetes rufipes. Herbst, Naturs. t. IV. p. 131. 2. — Fabr., Syst. eleuth. t. I. p. 280. 2. — Klug, Clerii. in Abhanill. d. K. Akacl. d. Wissensch. zu Berlin. 1842, p. 350. 8. — Id. tiré à part. p. 94. 8. — Bach, Kaeferfaiin. 3^ liv. p. 93. 4. — L. Redtenb., Faim, austr. 2« édit. p. 532. Necrobia rufipes. Oliv., Entom. t. IV. n" 70 bis. p. 3. 2. pi. I. fig. 2. a. b. — Latr., Ilist. nat. 1. IX. p. 156. 2. — Bonelli, Spécimen. îm Memorie délia - Soc. d'agricolt. di Torino. t. IX. p. lOG. pi. XX. fig. 10 bis. — Steph., Man. p. 198. 1570. — Rouget, Catal. 1000. Long. 0'°,0051 à 0'",0056 (2 1. 1/4 à 2 1. 1/2). — Larg. 0>",0018 (4/5 1.) à la base des élytres; 0"^,0022 (1 1.) vers les deux tiers de celles-ci. Corps oblong. Tête variant du noir bleu au bleu obscur, ou au bleu ou verdâtre; marquée de points assez rapprochés; hérissée de poils noirs peu allongés et clair-semés. Antennes prolongées jusqu'aux angles coRYNÉTiENS. — AgotioUa. 123 postérieurs du prothorax, d'un rouge jaune. Prothorax tronqué et sans rebord en devant; rebordé, obtusément arqué en arrière, et à peine sinué ou même sans sinuosité apparente près des angles postérieurs, à la base ; rebordé sur les côtés ; sensiblement élargi jusqu'aux quatre septièmes de ceux-ci, rétréci, mais non^sinué, ensuite; à angles posté- rieurs très-ouverts, émoussés ou subarrondis et non relevés; plus large que long; médiocrement convexe; variant du noir bleu au bleu verdâtre ; marqué de points assez rapprochés, à peine moins petits que ceux de la tête, moins gros que ceux des rangées sériales des ély- tres ; hérissé de poils noirs clairsemés et peu allongés. Ecusson en demi- cercle, plus large que long; bleu ou bleu vert; pointillé. Ebjtres trois fois à trois fois et quart aussi longues que le prothorax; faiblement élargies jusqu'aux trois cinquièmes ou deux tiers, obtusément arron- dies, prises ensemble, à l'extrémité; très-médiocrement convexes; d'un bleu verdâtre ; rugueuses ou ruguleuses ; marquées de points sériale- ment disposés, ordinairement moins distincts après leur moitié, obli- térés postérieurement; peu garnies de poils noirs presque couchés; marquées de petits points sur les intervalles. Repli réduit à une tranche à partir de la base du ventre. Dessous du corps ponctué; d'un bleu vert ou d'un vert bleuâtre. Pieds pubescents ; d'un roux testacé. Cette espèce, importée probablement des pays exotiques, avec les peaux des animaux, se trouve aujourd'hui naturalisée dans la plupart de nos provinces. Obs. L'A. rufipes ne s'éloigne pas seulement des Corynètes, précédem- ment décrits, par la couleur de ses pieds et de la base des antennes ; elle s'en distingue surtout par les angles postérieurs de son prothorax subar- rondis ou obtus; par ses élytres ruguleuses, sans sillon juxta-sutural postscutellaire et sans dépression transverse, marquées de petits points sur les intervalles ; par son repli réduit à une tranche à partir de l'extrémité du premier arceau ventral ou presque de la base du ventre. L'Agon. rufipes s'éloigne du C. ruficollis, près de laquelle feu le marquis de Spinola l'a placée dans la même coupe générique, par son protho- rax arrondi à ses angles postérieurs; par ses élytres non marc^uées d'une strie juxta-suturale postscutellaire; par sa couleur. 9 \%i AaNGUSTICOLLES. Elle se distingue des deux espèces suivantes par son repli à peine pro- longé jusqu'au deuxième arceau ventral et par ses couleurs. A. defaMctorum ; Waltl. D'unnoirmat et hérissée de poils noirs de même grosseur jusqu'à l'extrémité, oîi ils semblent comme coupés : huit premieî's articles des antennes^ tibias, tarses et partie des cuisses, d'un roux fauve ou testacé. Tête et prothorax finement et assez densement ponc- tués. Elytres marquées de rangées sériales de points assez gros : la rangée correspondant à la fossette humérale convertie en stries : les deux intervalles situés au côté interne de celles-ci subconvexement saillants : massue des antennes et dessous du corps d'un noir un peu luisant. Repli prolongé jus- qu'au quatrième arceau ventral. Corynetes defunctorum. Waltl, Reise n. Span. t. II. p. 63. — Revue de Sil* bermann. t. IV. p. 143. — Klug, Clerii. InAbhandl. d. k. Akad.d.Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 3.52. 13. — Id. tiré à part. p. 96. 14. Necrobia defunctorum. Spinola, Clériles. t. II. p. 108. 5. Long. O°i,O028 (1 1. 1/4). — Larg. 0°^,0009 (2/5). Patrie : l'Espagne. A. Ibicolor; Laporte. Dessus du corps paraissant presque glabre; marqué de points arrondis, non contigus. petits sur la tête et sur le protho- rax, assez, gros et non sérialement disposés .sur les élytres. Premier article des antennes et' prothorax d'un rouge un peu pâle: celui-ci transversal, faiblement en ligne droite jusqu'aux deux tiers, arrondi aux angles posté- rieurs. Tête, écusson et élytres d'un bleu verdâtrc. Repli prolongé jusqu'à l'extrémité du quatrième arceau ventral. Dix derniers articles des antennes et dessous du corps, noirs. Pieds d'un noir brun : genoux d'un rouge brun, Corynetes thoracicus. (Dejean), Catal. 1821. p. 42. Corynetes bicolor. Lapoute, Revue entom. de Silbermann, t. IV. 1836. p. 50. 2. ~ Klug, Clerii. in Abhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 3o2. H. — Id. tiré à part. p. 96. 11. Necrobia bicolor. Spinola, Clerites. t. II. p. 109. 6. pi. XLIV. fig. 4. Long. Q^,Om (1 1. 1/3). —Larg. 0"',0009 (2/5) ;à la base des élytres; 0'",0011 (1/2) vers les deux tiers de celles-ci. coRYNÉTiENS. — Opetiopalpus. 1;25 Patrie : l'Espagne. Il faut probablement placer dans cette coupe le Corynetes sabulosus; Motsghchulsky. Elongatus, subparallelus, niger, valde punctatus, nigro-ciliatiis, thorace antennarum articulis 7, pectore pedibus- qiie rufis. Corynetes sabulosus. Victor, Bullet. de la Soc. imp, d. Mosc. 1840. p. 178. pi. IV. fig. i. I. — Id. tiré à part. p. 10. pi. IV. fig. i. I, Long. O°»,0028 (1 1. 1/4). — , Larg. 0'n,0011 (1/2 I.). Plus petit, plus parallèle et plus bombé que VO. scutellaris; corselet plus transversal, plus velu ; élytres moins fortement ponctuées. Tête, massue, c'est-à-dire, trois derniers des antennes, élytres et abdomen, noirs : le reste, d'un rouge jaunâtre, tête, corselet et élytres latérale- ment ciliés. Patrie : Steppes du Caucase, sous du fumier desséché. Genre Opetiopalpus , Opétiopalpe; Spinola. Spinola, Essai monogr. sur les Clérites, t. U, p. 110. Caractères. Prothorax arrondi à ses anglesfpostérieurs. Palpes ma- xillaires à dernier article environ quatre fois aussi long que large, subgraduellement rétréci en pointe à son extrémité. Elytres non mar- quées d'une strie juxta-suturale et postscutellaire, courte. 1. O. scutellaris; Illiger. Dessîis du corps peu densement hérissé de poils livides sur la tête et le prothorax, noirs sur les éhjtres. Tête, palpes, moitié basilaire au moins des antennes, prothorax , éciisson , antépectus^ pieds et ordinairement partie du dernier arceau ventral , d'un rouge pâle : médi et postpectus et ventre noirs. Tête et prothorax finement , densement et ruguleusement ponctués : le dernier transverse, élargi en ligne droite jus- qu'aux deux tiers, arrondi aux angles postérieurs, Elytres d'un bleu ver- 1^() ANGUSTÎCOLLES. dâtre foncée marquées de points arrondis assez gro^ et non sérialeme?it disposés. Clerus scutellaris. Illic, Verzeicb. d. Ksef. Preiiss. p. 282. 1. — Panz., Faun. Germ. 38. 19. Corynetes scutellaris. Klug, Clcrii. in Ahhandl. d. K. Akad. d. Wissensch. zu Berlin. 1842. p. 351. 10. — Id. tiré à part. p. 9-5. 10. — Motsch., Insectes du Cau- case, in Bullet. de la Soc. des natur. de Mosc. 1840. p. 203. pi. VI. fig. k. — Id. tiré à part. p. 10. pi. IV. fig. k. Opeliopalpus scutellaris. Spinola, Clérifes, t. II. p. 112. 2. pi. XXXVIII. fig. 29, — J. DU Val. Gênera, pi. L. fig. 249. — L. Redtenb., Faim, austr. 2* édit. p. 5S3. Long. 0"^,004o (2 l.). — Larg. 0"\0011 (1/2). Corps suballongé. Tête fauve ou brune; revêtue d'un duvet cendré; concave entre les antennes; rayée d'une ligne longitudinale médiaire plus marquée entre les antennes. Yeux bruns. Antennes un peu plus longues que le corps; ciliées en dessous; brunes, avec la base du troi- sième article et des suivants annelée de blanc cendré. Prothorax faible- ment arqué et sans rebord, en devant , un peu en angle dirigé en arrière et muni d'un rebord étroit, à la base; armé d'une épine vers le milieu de cbacun de ses côtés; h peine aussi long sur son milieu qu'il est large. à la base; finement chagriné: obscur ou d'un rouge brun; garni d'un duvet cendré, avec la moitié po.stérieure noire sur chaque cinquiènieexterne de sa largeur; offrant la ligne médiane dénudée, excepté à ses extrémités ; chargée, vers les deux cinquièmes de sa longueur, entre cette ligne et chaque côté externe, d'un relief com- primé, dénudé, un peu obliquement transverse. Ecusson petit, presque carré; en majeure partie revêtu d'un duvet blanc. Elytres trois fois au moins aussi longues que le prothorax; subparallèles, à peine ré- trécies (a"), ou faiblement élargies ( $) jusqu'aux trois cinquièmes au moins de leur longueur, rétrécies ensuite en ligne un peu courbe, étroites et tronquées chacune à leur extrémité : marquées, depuis cha- que fossette humérale, d'une dépression en demi-cercle dirigé en arrière, prolofigée jusqu'aux deux septièmes de la suture; revêtues d'un duvet cendré plus serré et plus apparent sur cette partie dépri- mée : ce duvet formant une bande cendrée obliquement transversale. coRYNÉTiENS. — Opetiopalpus. 127 bordée en devant de brun ou brunâtre, avec la région srutellaire moins obscure ; postérieurement parées d'une bordure noire prolongée, on s'élargissant . depuis la partie du bord externe voisine de l'épaule, jusqu'à la ligne élevée interne, un peu avant le milieu de leur lon- gueur; en majeure partie testacées ou d'un fauA'c testacé sur le reste de leur surface ; chargées postérieurement d'un relief court, dans la direction de l'angle posléro-exlerne ; chargées chacune de tiois lignes élevées : l'externe, dans la direction de l'épaule, prolongée depuis la bande cendrée jusqu'aux cinq sixièmes au moins de leur longueur : l'intermédiaire, prolongée depuis la bande cendrée jusqu'au relief qui précède l'angle postéro-externe, mouchetée de noir et postérieurement de cendré : l'interne, à peine représentée en devant par un tubercule souvent peu prononcé, prolongée depuis la bande cendrée jusqu'aux trois quarts ou un peu moins de leur longueur, parée de deux fascicules, comprimés et mij- relevés postérieurement, de poils noirs : l'anté- rieur, formant la terminaison de la bordure noire précitée^ un peu avant le milieu de leur longueur : l'autre , un peu avant les trois quarts; ponctuées, mais moins distinctement sur la partie déprimée. Dessous du corps noir ou brun , garni d'un duvet cendré peu épais. Pieck hérissés de poils blancs clair-semés ; cuisses d'un testacé rosat à la base, noires sur la massue: tibias d'un testacé rosat, annelés de brun vers le tiers de leur longueur et hérissés de poils noirs vers l'extrémité de leur arête supérieure : tarses d'un testacé rosat, avec l'extrémité des articles obscure. Cette espèce se trouve en Allemagne et dans le sud de la Russie. Obs. Elle a beaucoup d'analogie avec le A. bicolor. Elle s'en distingue par le dessus de son corps à fond ordinairement testacé; par son pro- thorax noir sur chaque cinquième externe de sa moitié postérieure ; chargé de deux reliefs brièvement transverses , au lieu d'être tuber- culeux ; linéairement dénudé sur les trois cinquièmes médiaires de la ligne médiane, au lieu d'être ovalairement dénudé ou tuberculeux après la moitié de la longueur de celle-ci ; par son écusson blanc ; par ses élytres obscures au devant de la bande cendrée, ou même noi- nUres depuis l'épaule jusqu'au milieu de la largeur de chacune, près do ladite bande. 128 ANGUSTICOLLES. DEUXIÈME FAMILLE. LES LARICOBIENS. Caractères. Ongles munis d'une dent basilaire. Premier article des tarses voilé en dessus par le second, et visible seulement en dessous. Genre Laricobius^ LAmcoBiE ; Rosenhauer. Rosenhauer. Brocosoma nnd Laricobius. zw. neue Kaefergalt 1846. (A«|5s|, mélèze; /Siow, je vis.) Caractères. Ajoutez à ceux faisant reconnaître la famille : Tête subperpendiculairement inclinée ; presque en triangle notablement plus large que long. Antennes insérées au devant des yeux, sous un faible rebord des joues; courtes; de onze articles: le premier épais, peu allongé; le deuxième presque aussi gros, un peu plus court; les troisième à huitième moniliformes, étroits ; les trois derniers consti- tuant une massue grossissant graduellement vers l'extrémité. Yeux à facettes assez fines, faiblement échancrés par les joues vers leur partie antéro-interne. Prothorax sinueusement rétréci vers la base ; à angles postérieurs presque rectangulaires ; offrant sur les côtés, près des angles de devant, le commencement d'un sillon transversal. Elytres débordant de deux cinquièmes de la largeur de chacune la base du pro- thorax; voilant l'abdomen. Pieds assez courts. Labre transverse, un peu échancré. Mandibules fendues à leur côté interne, près de l'extré- mité. Mâchoires à deux lobes presque égaux ; ciliés ou frangés à l'ex- trémité. Palpes maxillaires à dernier article cylindrique. Palpes labiaux à dernier article élargi d'arrière en avant, tronqué à l'extrémité ; au moins aussi large à celle-ci que long sur sa ligne médiane. i. Ji, Ericlisonii, Rosenhauer. dessus du corps hérissé de poils lins et assez courts. Antennes blondes. Tête et prothorax noirs ou hruns^ mar- qués de gros points : le second^ plus large que long; dilaté et subarrondi LARicoBiEîss. — Larlcobius. 120 vers le milieu de ses côtés, suhsinuépres des angles de devant, simieusement rétréci postérieurement; offrant de chaque côté^ près des angles de devant, le commencement d'un sillon transversal oblitéré dans son milieu. Ecusson revêtu d'un duvet cendré. Elytres marquées de rangées sériâtes de gros points ombiliqués; brunes sur les côtés, parées d'une bordure stiturale brune, large à la la base, graduellement rétrécie, testacées sur le reste. Des- sous du corps noir. Cuisses brunes : tibias et tarses testacés. Laricobius Erichsonii. Rosenhauer, Brocos. etLaricob. zwei neue Kaefergatt. 1846. — 1(1. Beitraege zur Insecten-fauna Europas. p. 7. pi. fig. A-B à L. détails. — Lacord., Gêner, t. IV. p. 488. — J. du Val, Gêner, pi. L. fig. 250. Long. Ora,0017 à 0'n,0024 (3/4 1. à 1 I. 1;8). — Larg. O'n,0008 à On',0011 (1/3 1. à 1/21.) Corps oblong ; hérissé en dessus de poils fins, assez courts, cendrés, fauves ou brunâtres. Tête presque perpendiculairement inclinée; en- foncée à peu près jusqu'aux yeux dans le protliorax : noire ou d'un noir brun presque mat; très-finement et densement ponctuée; marquée de gros points disposés presque en cercle : deux près de l'épistome, deux près du bord interne de chaque œil ; deux sur le vertex, souvent con- fondus avec un sillon transversal situé après le niveau du bord posté- rieur des yeux ; deux plus gros sur le front. Antennes à peine prolon- gées jusqu'aux trois quarts des côtés du prothorax: blondes ou d'un flave testacé; garnies de poils fins et concolores. Yeux semi-globuleux; faiblement entamés par les joues, vers leur partie antôro-interne. Pro- thorax au moins aussi large en devant que la tète prise aux yeux ; tron- qué et sans rebord en devant ; dilaté et subarrondi ou subanguleux vers le milieu de ses côtés, en ligne presque droite ou subsinueuse après les angles de devant, sur la partie antérieure de ses côtés, sinueusement rétréci, jusque près des angles postérieurs, sur ses deux cinquièmes postérieurs; rebordé et cilié latéralement; plus large que long; obtu- sément et faiblement arqué en arrière à la base; muni à celle-ci d'un rebord plus étroit dans son milieu que sur le côté ; médiocrement con- vexe; d'un brun noir ou d'un brun de poix, presque mat, avec la par- tie latérale, dilatée souvent tirant sur le fauve; imponctué sur cette par- 130 ANGUSTICOLLES. tie, peu distinctement pointillé sur le reste; marqué de gros points, excepté sur les côtés de la moitié antérieure de la ligne médiane; of- frant sur les côtés, près des angles antérieurs, le commencement d'un sillon transversal arqué en arrière, oblitéré dans son milieu^ et les tra- ces d'un sillon longitudinal sur la seconde moitié de la ligne médiane. Ecusson plus large que long, en ogive ou en angle dirigé en arrière sur ses deux tiers postérieurs ; revêtu d'un duvet cendré. Elytres débordant la base du prothorax des deux cinquièmes de la largeur de chacune ; un peu plus larges que lui dans la dilatation de ses côtés ; subarrondies aux épaules ; faiblement élargies ensuite en ligne droite jusqu'aux deux tiers, subarrondies, prises ensemble, postérieurement ; peu fortement convexes ; déprimées transversalement vers le cinquième de leur lon- gueur ; marquées de points ombiliqués sérialement disposés : la rangée juxta-suturale convertie en strie, excepté à sa partie antérieure ; les deux ou trois rangées externes presque striées ; brunes sur les trois rangées ; marquées sur la suture d'une tache obtriangulaire également brune, couvrant à la base deux ou trois rangées sur chaque étui, et graduellement rétrécies jusqu'à la moitié de la suture, testacées sur le reste : cette partie testacée plus ou moins restreinte, suivant le déve- loppement de la matière colorante brune. Repli réduit à une tranche, à partir de la base du ventre. Dessous du corps noir ; finement ponctué ; pubescent. Cuisses brunes : tibias et tai^ses testacés : les tarses antérieurs parfois brunâtres. Cette espèce a été découverte sur des mélèzes, dans les montagnes du Tyrol, par M. Rosenhauer. Elle a été prise par M. Raymond dans les environs de Fréjus, et par M. Gabillot dans les Alpes. Elle paraît vivre sur les conifères^ probablement aux dépens des larves nuisibles à ces arbres. Obs. La bande longitudinale testacée des élytres varie dans son déve- loppement. Parfois elle est plus ou moins restreinte par la matière colorante brune, qui couvre les côtes et une partie au moins de la suture; d'autres fois, quand cette matière colorante a fait défaut, elle envahit presque toute la surface des élytres. TABLE DES ANGUSTICOLLES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE AGONOLIA. defunctorum 124 rufîpes 122 sabulosa 124 ATTELABUS apianis 78 formicarius 50 Geoffroy anus 113 mollis 60 octomaculatus 73 octopundatus 73 quadrimaculatus ..... 57 serraticornis 46 sipylus 99 CHRYSOMELA elongata 38 CLERUS affinis 91 alvearius 81 ammios. ....... 95 apiarius 97 bifasciatus 101 Carcelii 91 cœruleus. ....... llô crabroniformis 74 cyanellus HO fasciatus 40 favarius 88 femoralis 53 formicarius 40, 50, 53 fuscofasciatus 60 Lafertei 91 lepidus 75 leucopsideus 92 muHllarius 46 nobilis 91 obliquaius 88 pallidus 67. quadra 116 quadriguttatus 100 quadrimaculatus 57 quadripustulatus 100 Rechii 93 rufipes 51, 122 sanguineo-signatus .... 91 sipylus 99 subapicalis 90 substriatus 55 132 TABLE DES MATIERES. syriacus 94 Iransversalis 43 umbellatariim 73 viridi-fascialus 90 CORYNETES chalyhaeus lîO cœnileus 110 geniculatus 115 pusillus 114 ruficoUis 117 ruficornis 112 rufipes 122 sangtdnicollis 107 violaceiis 110, 115 CYLWRUS agilis 33 albofasciatus 33 DENOPS albofasciatus. personahis . DE RM ESTE S apiarius. . dentatus . mollis . . nificollis. . rufipes . . sanguinicoUis violaceus . 33 33 78 10" 60 118 122 107 118 ENOPLÎUM didce 107 snnguinicolle 107 serraticorne 104 LAGRIA ambulans 37 atra 38 ruficoUis 38 LARICOBIUS Erichsonii . 128 ^ECROBIA qmdra 116 ruficoUis. . 117 rufipes . violacea. . . 122 113, 116 NOTOXUS cruenlalus 71 dimidiatus 69 domesticus 64 mollis 60, 64, 67 pallidus 67 schœdia 67 OPETIOPALPUS scutellaris . . OPILO mollis OPILUS domesticus dorsalis . fasciatus frontalis Mimant i. mollis . pallidus. tseniatiis. thoracicus univiltatus 125 60 64 68 103 70 70 59 67 70 7i) l 3 ORTHOPLEVRA sanguinicoUis 107 TARSOSTENUS univittatiis 103 THANASIiMUS formicariiis 50, 55 nuitillariiis 46 quadriniaculatus 56 rufipes 55 TILLOIDEA unifasciata. 40 TILLUS albofasciatus ...... 33 ambulans 37 bimaculafu^ 38 elongatus. ,,.-.... 37 TABLE DES MATIERES 13-- formicarius 50 hynlinus 38 mulillarius 46 pallidipennis 43 transversalis 43 trlcolor 40 unifasciatus 39 Weberi 107 TRICHODES afjînis. . alvcnrius ammios . apiarius. apicida . 90 82 90 78 79 arnaius 79 bifasciatus 101 crabroniformis 75 favariiis 88 flavicornis 96 interruptus 79 octopunctatus 73 quadriguttatus 100 senilis 90 sipylus 99 suuiiifasdaius 79 umbellaiarum 76 unifasciatus 79 zébra 73 ADDENDA ET ERRATA. Page 79, ligne H, Tr. subirifasciatus, lisez : subtrifasciafus. Page 82, ligne 17, Clerus alveolarius, lisez : Cl. alveariiis. Page 90, ligne 26, après : parfois ces diverses parties passent au bleu vert oi au vert métallique, ajoutez : comme chez le Tr. viridi-fasciatus de M. Che- vrolat. Page 107, ligne 13, O. s«n|ir. Cfc/t, arauè par 2)ec/iai!a à ■Ct/ûn ANGUSTICOLES ET DIVERSIPALPES PL. 11 ■rat/c //ur J'cr//a^/c/ a /Ci/o,'t qrai/c /, T" i//ytr. ^uocie rî^&t£ HISTOIRE NATURELLE COLÉOPTÈRES DE FRANGE E. MULSANT Sous-liililiolliécaire de la ville de Lyon. Professi'ui' d'iiisloire nalurellu au Lycùe, Coire'^pondanl du Minislcre de l'iiislruction pulilique, etc. ET Cl. REY mVERSIPAIiPES PARIS iMAGNIN, BLANCHARD et C^^ successeur de LOUIS JANET Rue Honoré-r,hevalier, 3, près la place St-Sulpice 1863-1864 A MONSIEUR ACHILLE GODART Onicier en retraite, ChevaliLT de la Légion d'honneur. Monsieur, Après de glorieuses années consacrées au service de l'État, et dont les pre- mières remontent aux dernières campagnes du premier Empire, votre esprit intelligent et cultivé a demandé à une science, dans laquelle un de vos oncles a laissé un beau nom, des distractions attachantes et un aliment à son activité. Ces goûts sympathiques aux nôtres ont créé entre nous des liens d'amitié que le temps a resserrés. Puissent ces pages, que nous vous offrons, vous fournir une nouvelle preuve de nos sentiments affectueux. Vos dévoués , E. MULSANT lt Cl. REY. Lyon, le 10 Décembre 1863. TRIBU DES DIVERSIPALPES — XX- Caractères. Antennes courtes ou très-médiocres; insérées sous un léger rebord des joues, au devant des yeux; de onze articles ; soit fili- formes, soit épaissies dans leur milieu^ soit dentées ou flabellées au côté interne. Yeux suborbiculaires ; entiers ou entaillés. Epistome trans- versal. Labre petit. Mâchoires à deux lobes, petits et ciliés. Palpes ma- xillaires plus longs que les labiaux ; de quatre articles, variables sui- vant 1^ sexes. Menton corné. Languette petite. Palpes labiaux de trois articles. Tête suborbiculaire; dégagée du prothorax. Prothorax légère- ment rebordé sur les côtés. Ventre de six ou sept arceaux apparents. Hanches antérieures allongées; les postérieures obliquement transverses sur leur majeure partie, prolongées en arrière, parallèles et presque contigUL% à leur côté interne. Tarses de cinq articles, longs et grêles. Coiys allongé, subcylindrique ; à téguments de consistance médiocre. Les insectes de cette petite tribu sont remarquables par leur tête subglobuleuse, dégagée du prothorax, un peu plus large que le bord antérieur de celui-ci ; leur corps allongé et subcylindrique; la forme de leurs hanches postérieures ; leurs tarses longs et grêles et à articles 10 2 DlVEllSIPALPES. entiers; leurs palpes maxillaires longs et diversement conformés, sui- vant les sexes : de là le nom de Diversipalpes donné à ces Coléoptères. Malgré les caractères généraux signalés ci-dessus, l'étude de leurs parties révèle néanmoins diverses modifications dans la conformation de celles-ci. La tête , subglobuleuse , toujours dégagée du protliorax, quelquefois séparée de celui-ci par une sorte de cou, est au moins aussi large que ce premier segment. h'épistome est transversal : le labre petit. Les mandibules sont cornées, arquées, courtes, tranchantes et tron- quées ou à peine échancrées à leur extrémité. Les mâchoires sont terminées par deux lobes petits et ciliés. Les palpes maxillaires sont plus longs que les labiaux, généralement pendants, allongés et subfili formes, chez la. $ , robustes et munis, chez le a", d'un appendice parfois flabellé, inséré sur le troisième article. Le menton est corné: la languette petite, ordinairement anguleuse en devant. Les antennes insérées au devant des yeux, sous un léger rebord des joues, sont courtes ou faiblement plus longuement prolongées que le prothorax : leur forme varie suivant les espèces et même suivant les sexes. Elles sont filiformes et grêles chez le a* des Lymexylons, et épaissies dans leur milieu chez la 9 ; dentées en scie au côté interne, chez les Hylœoètes, ou même bidabellées chez certains cf. On leur compte toujours onze articles : le deuxième court : le onzième appen- dice : le troisième plus long ou plus court que le suivant, selon les genres. Les yeux, situés sur les côtés de la tête, sont entiers chez les uns, échancrés chez les autres. Le prothorax, à peu près tronqué en devant et en arrière, se montre transversal chez les Ilylœcètcs, plus long que large chez les Lymexy- lons; ses bords latéraux sont séparés du repli par un rebord faible et parfois peu marqué. Vécusson est généralement long, subparallèle sur ses deux tiers postérieurs et subarrondi postérieurement. Les élytres, de consistance médiocre, débordent un peu en devant la ÉTUDES DES PARTIES DU CORPS. 3 base du prothorax, chez les Lymexylons, ou égalenl à peine sa largeur chez les Hylœcètes, Elles sont plus ou moins déhiscentes à la suture; subparallèles, ou, par suite de leur déhiscence, graduellement un peu élargies. Tantôt elles voilent le dos de l'abdomen ; tantôt elles en lais- sent à découvert les derniers arceaux. Les aiks^ toujours existantes, sont incomplètement cachées sous les élytres, et peu repliées sous celles-ci à leur extrémité. L'antépectus a des dimensions variables. Le prosternum n'est point saillant entre les hanches. Le postpectus est grand. Les postépisternums sont allongés, rétrécis d'avant en arrière, et lais- sent souvent apparaître, sur leur côté externe, l'extrémité des épi- mères. Le ventre présente six arceaux, chez les Lymexylons, mais dont le premier, voilé dans le milieu par le prolongement des hanches, n'est visible que sur les côtés. On lui compte, d'une manière plus apparente, sept demi-segments chez les Hylœcètes; et même, chez le a", le septième arceau semble parfois suivi d'un huitième, de forme conique, rétrac- tile, servant à engaîner diverses pièces. Les hanches antérieures et intermédiaires sont allongées : les pre- mières sont subparallèles et subcontiguës chez les Lymexylons, sépa- rées à la base et convergentes vers l'extrémité, chez les Hylœcètes. Les hanches postérieures sont obliquement transverses sur la majeure partie de leur étendue ; mais à leur extrémité interne elles forment en arrière un prolongement notable, parallèle avec son pareil et presque contigu à celui-ci. Les cuisses sont peu renflées, comprimées; munies de trochanters courts; les tibias, simples et terminés par des éperons courts ou presque nuls. Les tarses sont simples, grêles, parfois aussi longs que le tibias; fili- formes, à articles entiers ; terminés par des ongles simples ou munis d'une petite dent basilaire. DIVERSIPALPES. VIE EVOLUTIVE. Linné, le premier, dans son Voyage dans la Gothie occidentale (1), en 1746, a fourni des détails intéressants sur les premiers états de l'une des espèces de cette petite tribu (2). Il a donné une figure assez grossière de cet insecte à l'état de larve, montré le chemin qu'elle se trace dans les bois qu'elle attaque, et parlé des ravages qu'elle exerce. Au commencement de ce siècle, Schellenberg (3) a plus exactement représenté, mais sans les décrire, la larve et la nymphe d'une autre espèce (4). Plus tard Sturm (5) a décrit brièvement les larves et nymphes de ces deux espèces, en répétant ou confirmant les indications données par le Pline du nord , sur les habitudes de ces insectes dans le jeune âge. M. Hartig (6) s'est borné à en dire quelques mots. M. Ratzeburg (7) a donné des espèces précitées une description à peine plus détaillée que celle de Sturm, et a fait figurer les deux larves et la nymphe de l'une d'elles. Enfin, M. Westwood (8) a reproduit le dessin de ces larves , tiré, pour l'une, de la planche de Schellenberg, et pour l'autre, de l'ou- vrage de M. Ratzeburg. Dès les premiers jours de leur vie évolutive, les insectes dont nous (1) Œlandska och Golhlandskn Resa. — Traduction allemande sous le titre de Reisen diirch einige schwedische Provinzen, 2« partie {Rcisen durch Westgothland), Halle, 1763, p. 172 et suiv., pi. II, fig. 1, bois percé de trous, et montrant le chemin suivi par la larve; fig. 2, larve; fig. 3, nymphe; fig. 4, insecte. (2) Cantharis navalis Linné [Lymeûcylon navale). (3) Enlomolofjische Beitrœge, 1S02. (4) Ihjlœcetiis dermestoides. (.")) Dcustchand's Fauna, XI" cah. 1837, p. 39 et 67. (6) Jahrcsherkhle, 1" année. H" cahier, 1838, p. 182. (7) Die Forstimeclen, t. 1, 1839, p. 40 et 41, pi. H, fig. 23 et 26. (3) To Introduclion to the modem Classification of Itisects, t. I, 1839, fig. 30, n"^ 19 et 23. YIK ÉVOLLTIVi:. 5 esquissons ici l'histoire, se montrent sous des formes faciles à recon- naître. Leurs larves, dont nous donnerons un peu plus loin une des- cription plus détaillée, sont allongées, subcylindriques, hexapodes. Elles ont la tête subglobuleuse, un peu encapuchonnée dans le pre- mier segment thoracique ; les antennes très-courtes, peu apparentes; les ocelles nuls; le corps camposé de douze arceaux, en partie garni en dessus de fines granulations ou de spinules, destinées à faciliter les mouvements de l'animal : le prothoracique un peu cuculliforme, plus large que la tête et plus long que chacun des deux suivants : le der- nier, terminé en dessus par un appendice tantôt relevé, vésiculeux et arrondi à sa partie postérieure, tantôt allongé, cordiforme, denticulé sur les côtés, bifide à son extrémité et pourvu en dessous d'un ma- melon en partie rétractile, au milieu duquel se montre l'ouverture anale. Ces larves sont principalement destinées à ronger les parties mortes des arbres, ou les troncs privés de sève. La sollicitude instinctive de la mère a eu le soin d'intioduire dans les fissures du bois ou dans les trous pratiqués par des insectes xylopliages, les germes vivants d'oîi elles sortiront. A peine la jeune larve est-elle éclose, qu'elle met en œuvre les ins- t uments reçus de la nature pour perforer les couches ligneuses. Elle pratique des chemins dont le diamètre augmente nécessairement avec le diamètre de son corps. Ses travaux, en lui procurant de la nourri- turc, ont pour but. dans les desseins providentiels, de permettre plus tard aux agents extérieurs de hâtei- la destruction des parties végé- tales, dont les débris deviendront pour la terre un engrais fécond. Mais parfois ces sortes de bûcherons se multiplient dans nos chantiers de construction, dans nos dépôts maritimes, et y causent d'irréparables dommages. Linné, dans son Voyage en Westgothie, en cite un déplo- rable exemple. Des pièces de bois d'un grand prix y sont bientôt mises hors d'usage. On peut, sur certains points, compter jusqu'à cent vers occupés à les cribler. Artisans sans repos, ils emploient tous les jours de leur existence vermiforme à exercer leur nuisible industrie. La larve, au mo:nent de sa sortie de l'œuf, s'avance plus ou moins profondément, et parfois pénètre jusqu'au cœur du bois, puis elle suit 6 DIVERSIPALPES. la direction des fibres végétales, en remplissant sa galerie de la vermou- lure qu'elle laisse après elle. Quelquefois on trouve ces larves dans les dédales pratiqués par des insectes ligaivorcs (1), et Ton a été tenté de soupçonner qu'elles avaient pour mission, comme celles de nos AngasticoUes, de décimer ces popu- lations amies des ténèbres, dont nos grands végétaux subissent les ou- trages ; mais si parfois elles déchirent d'une dent vengeresse ces vers destructeurs des bois qui se rencontrent sur leur route et semblent em- piéter sur leur domaine, rien ne vient justifier les goûts entomophages qu'on pourrait leur supposer. Dans les chemins couverts qu'elles pra- tiquent, elles sembleraient n'être exposées à aucun danger; mais la Providence qui a su établir avec un équilibre si admirable la répar- tition des différents êtres sur la terre, leur a donné des ennemis chargés de maintenir leur nombre dans de justes limites. D'autres larves chas- seresses, celles des Golydies et des genres voisins, s'introduisent dans leurs retraites ténébreuses, pour les dévorer, et mettent ainsi cer- taines bornes à leurs ravages. Quand les sortes de larves qui nous occupent sentent approcher le mo- ment de leur transformation, elles abandonnent la direction longitu- dinale qu'elles suivaient pour pratiquer un chemin horizontal jusque près des couches les plus extérieures. Leur but est de ne laisser à déchirer qu'un léger voile, quand elles auront revêtu leur forme par- faite. Elles ont le soin de laisser vide cette dernière partie de leur ga- lerie, pour y trouver un berceau commode, durant les jours de repos ou de sommeil qu'elles doivent passer sous la forme de nymphe. GENRE DE VIE DES INSECTES PARFAITS. Quand nos Diversipalpes ont rejeté les bandelettes qui les envelop- paient à l'état de momie, et donné à leurs téguments le temps de se consolider, ils s'occupent des moyens à employer pour jouir de la lu- mière. (1) Principalement dans les galeries du Bostrichus domesticus, suivant M. Har- tig {Jahrcsberichte, p. 182), et dans celles du Bostrichus monographus ainsi que dans celles du précédent, selon M. Ratzeburg {Forstinsecten, t. I, p. 41 et 42). HISTORIQUE. 7 Les uns apparaissent des que le printemps a fait sentir son heureuse influence; d'autres attendent que les feux de l'été aient échauffé la température des airs. A peine ont-ils abandonné les lieux obscurs dans lesquels se traînait leur jeune âge, qu'ils semblent préoccupés des actes qui doivent cou- ronner leur vie. On ne les voit pas venir demander aux fleurs les sucs emmiellés de leurs nectaires. Aussi la nature ne leur a-t-elle pas donné les couleurs vives ou joyeuses dont elle a paré la robe de la plu- part des insectes Mélilopliiles. Ils vont ordinairement se poser sur les bois dont leur robe imite la couleur, ou parfois sur les buissons ou sur les murs. Dans les journées chaudes, ils volent et s'agitent souvent au- tour des arbres, avec une activité inquiète. Ils se plaisent principalement dans les parties des zones, froides ou tempérées, couvertes de forêts séculaires. Les femelles surtout se mon- trent volontiers autour des scieries, et sur les arbres écorcés et nouvel- lement mis à terre. Ell^s semblent y chercher un lieu convenable pour assurer l'avenir de leur postérité. Quand elles ont satisfait à ce devoir maternel, elles survivent peu de jours à l'accomplissement de cette tâche; elles disparaissent bientôt dans ce fleuve orageux du temps, qui nous emporte, hélas, nous-mêmes avec tant de rapidité! lIISTOmQUE. Essayons maintenant de tracer l'historique de la science. 1758. Linné, dont les travaux nous servent de point de départ, rangea dans la 10^ édition de son Sîjstcma natam\ dans son genre Cantharis, la seule espèce alors connue de lui de ces insectes. 1761. Il en ajouta une seconde espèce, dans la 2« édition do sa Fauua suecica. 17G7. Moins bien inspiré, il colloqua parmi ses Mdoe le o* de cette, dernière. 177o. Fabricius, dans son Systema entomologlœ, décrivit aussi les deux espèces de nos Diversipalpes connues de Linné ; mais, en raison der^ caractères particuliers de leurs parties de la bouche, il créa pour ces insectes le genre Lymexylon. 8 DIVERSIPA'.PES. 1787. Dans sa Mantilla insecîonim, il détacha l'une des espèces pré- citées, pour la joindre à son genre Horia; mais dans ses ouvrages sui- vants, il la fit rentrer dans le genre Lymexylon. Dans ses divers ouvrages, il augmenta à tort le nombre des deux espèces connues, à l'aide de diverses variétés de celles-ci. A part Herbst, qui, dans les Archives de Fuessly (1789), plaça un de nos Diversipalpes dans le genre Lytta, presque tous les autres écri- vains prirent pour guide Linné et Fabricius. Gmelin, dans la 13^ édition du Systema naturœ (1787); De Villers, dans YEntoniologia de Linné (1789); Cuvier, dans le Tableau élémentaire de l'histoire des animaux (1798), continuèrent à nommer les insectes dont il est ici question des Cantliaris. Gmelin adopta comme sous- genre le nom de Lijmexylon pour la plupart des espèces, et celui de Horia pour celle que Fabricius avait colloquée dans cette coupe. Cuvier, mieux inspiré, partagea ses Cantharis en trois sous-genres : 1° Cantharis correspondant au Téléphoridès des auteurs modernes; â*» Malachius, Fabr.; 3° LymexTjlon, auquel il donnait le nom français de Lime-bois. Les suivants, à l'imitation de Fabricius, réunirent nos Diversipalpes dans le genre Lymexijlon. Bornons-nous à citer Olivier (1), Schneider (2), Panzer (3), Latreille (4), Duméril (5), PaykuU (6), Lamarck (7). Latreille, dans son Précis (1799), avait fait entrer le genre Lijme- xylon dans la quinzième famille des Coléoptères et lui avait donné pour caractères : Antennes filiformes, ou en scie dans quelques espèces. Antennules antérieures beaucoup plus longues que les postérieures, grossissant insensiblement, quel- quefois irrégulières. Lèvre inférieure allongée. Tarses à articles entiers. (1) Encyclopédie mélhodiqtie, t. VII, et Entomologie, t. II (1790). (2) ISeuestes Magazin, l" cahier (1791), p. 109. (3) Faunae Imectorum germanicae Initia, et Entomologia Germanica (1793- 1794). (4) Précis des caractères génériques des insectes (1797). — Histoire natu- relle des crustacés et des insectes, t. IX (1804). (a) Tableau de la classification des insectes, annexé au premier volume des Leçons d'anatomie comparée de G. Cuvier (1800). (6) Fauna suecica, t. II (1800). (7) Système des animaux sans vertèbres (1802). HISTORIQUE. 9 Duméril, dans le Tableau précité (1800), l'avait placé dans sa famille des Apalytres, et dans la section des Coléoptères ayant cinq articles à tous les tarses. Latreille, dans son Histoire naturelle (1804), le colloqua dans sa fa- mille des Malacoder?ies , correspondant à celle des Apalytres de Du- méril. 1806. Ce dernier, dans sa Zoologie analytique, donna le tableau sui- vant des Coléoptères pentamércs , ou ayant cinq articles à tous les tarses : « Elytres dures. /3 Elytres très-courtes, ne co.ivrant pas le ventre. Antennes grenues. ^/3 Elytres longues, couvrant le ventre. y Antennes en soie ou en fil . S Corps aplati. e Antennes non dentées, ç Tarses simples, çç Tarses natatoires. es Antennes dentées. Corselet ou sternum pointu. SS Corps arrondi, allongé, convexe. yy Antennes en niasse. 1} Antennes en masse feuilletée. i Antennes en masse feuilletée d'un seul côté. u Antennes en masse feuilletée ù, rextrémité. m Antennes en masse non lamellée. A Antennes en masse ronde et solide. >A Antennes en masse longue, perfoliée. CMC Elytres molles; corselet plat. Antennes de forme variable. Familles. Brachélytres. Créophages. Nectopodes. Steunoxes. Téréovles. Priocères. Pétalocères. Stéréocères. IlÉLOCÈRES. Apalytres. Nos DivERsiPALPES passèrent, dans cet ouvrage^ de la famille des Apalytres, dans celle des Térédyles. 1806. Dans son Gênera crustaceorum et insectoi^m, Latreille con- serva les Coléoptères dont il est ici question , dans sa famille des Malacodernes, devenue la cinquième, de la sixième qu'elle était; mais il forma, aux dépens du genre Lijmexylon, celui de Hylœcetus, à Taide de l'espèce que Fabricius avait autrefois passagèrement colloquée avec ses Horia. 1808. Gyllenhal, dans le t. I de ses Insecta suecica, sans adopter le 10 DIVERSIPALPES. genre nouveau, conserva nos Diversipalpes parmi les Malacodermes de La treille. 1809. Ce dernier auteur, dans ses Considérations gé.nérales s?fr V ordre naturel des animaux^ n'apport:i d'autre changement aux dispositions de son ouvrage précédent que de redonner à sa famille des J^Ialacodermes le sixième rang. 1817. Le même écrivain, dont les idées se sont fréquemment modi- fiées depuis ses premiers écrits, et souvent d'une manière moins heureuse, plaça nos Diversipalpes dans sa famille des Serricornes, la troisième des Coléoptères pentamères, et ils y formèrent la septième tribu, celle des Lime-bois. 1817. La même année, Laraarck, dans son Histoire naturelle des ani- maux sans vertèbres, fit entrer les insectes dont il est ici question, dans ses MÉLYRIDES, A élytres recouvrant rabdomen; à mandibules fendues à leur pointe ou munies d'une dent au dessous; à corps mou. Il les distinguait des autres insectes de la même famille par leur tête dégagée et séparée du corselet par un étranglement ou sorte de cou. 1825. Latreille, dans ses Familles naturelles du règne animal., divisa la famille des Serricornes en deux sections : les Sternoxes et les Malaco- dermes. Nos Diversipalpes y restèrent la septième tribu ; mais les Clai- rons placés auparavant dans la quatrième famille, celle des Clavicornes, y constituèrent sous le nom de Clalrones la sixième tribu, et les Pti^iiores placés au sixième rang, prirent le huitième. 1829. Cet illustre entomologiste, dans la 2^ édition du Règne animal, forma, dans sa famille des Serricornes, pour les insectes dont nous nous occupons, une troisième section, celle des îÂme-bois ou Xijlotrogues, distinguée des deux précédentes par leur tête entièrement dégagée. Leach, dans l'article Entomologij ., inséré dans le t. IX de VEncyclo- pédie d'Edimbourg (1815), avait, à l'exemple de Latreille, adopté le sys- tème tarsal, méthode divisionnaire rejetée ou négligée par la plupart des entomologistes qui avaient subi l'influence des idées de Fabricius. Il avait fait entrer nos Diversipalpes dans la tribu des Mélyrides, la hui- tième des Coléoptères pentamères. HISTORIQUE. 1 1 1824. Curtis, soit dans son Guide pour r arrangement des insectes, soit dans son Entomologie britannique (British Entomology), (1824- 1839), et Stepliens, dans ses Illustrations of british Entomology (Mandibulata) (1827-1833), s'éloignèrent de la marche suivie par leur compatriote. Ce dernier, dans le tome V de son ouvrage, lit entrer nos Diversi- palpes dans sa famille des 0Edé5œrides, Latroille (1829) avait terminé sa famille des Serrigornes par la sec- tion des Lime-bois. Sturm (1837), dans le onzième cahier de saFaune d'Allemagne (Deutsch- land's Fauna)^ les plaça à la suite de nos Angustigolles, où ils semblent plus naturellement servir de transition aux Ptiniores de l'illustre pro- fesseur de Paris. 1839. M. ^yestwood, dans son Introduction to the modem Classification of Insectes se rapprocha des idjes de Latreille; remplaça le nom de Ser- rigornes de cet auteur en celui de Priociîres (Priocerata); appela 3Ia- crosternes les Sternoxes, et Aprosternes les Malacoderucs. Les Lymexij- lonides occupèrent parmi ceux-ci le rang qu'ils avaient dans le Règ7îe animal, et formèrent la huitième famille de cette section. 1845. M. Blanchard, dans son Histoire naturelle des Insectes, colloqua les coléoptères dont il est ici question, dans sa tribu des Clériens, dont ils formèrent, sous le nom de LT/mexylonides, la troisième famille. 1845. La même année, M. L. Redtenbacher, dans ses Genres de la Faune des Coléoptères d'Allemagne disposés d'après une méthode analy- tique, plaçait sa famille de Lymexylones à la suite de celles des Ptines et des Anobies, et lui donnait les caractères suivants : Antennes soit filiformes, soit épaissies dans le milieu, soit dentées. Antépectiis sans prolongement sternal vers le médipectiis. Tarses de. cinq articles, simples. Ongles simples. Corps allongé et cylindrique. Elytres déhiscentes vers Textré- mité, et non convexement déclives à celle-ci. 1832. M. Bach, dans sa Faune des Coléoptères du nord et du milieu de l'Allemagne, répéta ces caractères. 1857. M. Lacordaire, dans le quatrième volume de son Gênera des Coléoptères, adopta les idées de Sturra, sur la place à donner à nos Di- 12 DIVKnSIPALrE?. VERSIPALPES, et fit suivre sa famille des Clérîdes de Lymexylones. Il assigna à ces insectes les caractères suivants : Menton et languetle petits : le premier corné : la seconde coriace, entière. Deux lobes aux mâchoires, petits, lamelliformes et ciliés. Palpes robustes : les maxillai- res très-développés, pendants et flabellés chez les mâles. Tête découverte, subor- biculaire, rétrécie en arrière. Antennes de onze articles, insérées au bord antérieur et un peu au-dessous des yeux. Hanches ^nténaiwes et intermédiaires très-long :es, cylindriques, celles-ci contigiiës et couchées : les trochantins de celles-là distinc- tes : les postérieures transversalement obliques, épaisses, prolongées au côté in- terne en une forte saillie conique; jambes sans éperons terminaux; tarses penta- mères longs ettrès-grèles. Abdomen de cinq à sept segments en dessous, tous libres. Mésosternum très-long, coapé obliquement de chaque côté en arrière. 1858. M. L. Redtenbacher, dans la S'' édition de sa Faima austriaca. suivit à peu près M. Lacordaire dans l'indication générique des carac- tères de cette tribu. 1860. Enfin M. Jacquelin du Val , dans son Gênera, donna de sa fa- mille des Lymexylonides les caractères suivants : Mâchoires à deux lobes petits et ciliés. Palpes maxillaires de quatre articles; les labiaux de trois; les premiers offrant, chez le cJ , un appendice presque toujours grand et flabellé, dépendant du troisième article. Languette petite, submembra- neuse; paraglosses nulles. Tête entièrement dégagée, suborbiculaire. Antennes de onze articles, insérées de chaque côté du front, au devant des yeux. Pronoium simple, muni d'une légère ligne latérale, le séparant des parapleures. Abdomen offrant inférieurement six ou sept segments apparents tous libres. Hanches anté- rieures longues, subcylindriques, très-saillantes, avec leurs trochantins distincts; les postérieures épaisses, obliquement transversales, fortement prolongées en une saillie conique intérieurement où elles sont contiguës. Tarses tous de cinq articles, grêles, filiformes. Corps allongé, subcylindrique, à segments médiocrement résis- tants. Dans ce travail, le savant auteur rectifia le chiffre des segments du ventre indiqué par M. Lacordaire et, à son exemple, par M. Redten- bacher, et divisa le genre Ihjlœcetus en deux sous-genres : Hylœcetns et Uylœcerus : le dernier ne paraissant avoir pour base que des caractères sexuels. Après les beaux travaux des entomologistes précédents, surtout de ceux qui ont étudié dans ces derniers temps, avec plus de soin, les in- HYLŒCÉTIENS. — HljlœCCtUS. 13 sectes dont nous allons esquisser l'histoire, notre tâche sera rendue bien facile. Cette famille se divise en deux familles : les Hylcecetiens et les Lymexyloniens, composées chacune d'un seul genre. Genre Hylœcetus^ Hyloecete; Latreille. Latreille. Gênera crustaceorura et insectorum. t I (1806). p. 266. Caractères. Ventre de sept arceaux, chez la 9 , offrant souvent une sorte de huitième arceau rétractile, chez le cT; le premier très-visible sur les côtés. Tête subglobuleuse; rétrécieen ligne courbe jusque près du bord antérieur du prothorax. Yeux subarrondis, médiocres ; entiers ; hérissés de poils fins. Antennes insérées un peu plus avant que le ni- veau du bord antérieur des yeux, sur la ligne de leur bord interne; moins longuement prolongées que les angles postérieurs du prothorax ; de onze articles : le troisième plus long que le quatrième : le onzième appendice; dentées ou flabellées au côté interne du troisième ou du quatrième article au dixième. Labre petit; étroit. Mandibules courtes; en pointe ou à peine échancrées à l'extrémité. Mâchoires terminées par deux lobes courts et peu ciliés. Paljjes maxillaires de forme différente dans les deux sexes; longs, pendants et subfiliformes, chez les Ç; moins longs et ordinairement munis d'un appendice simple ou flabcllé; vers la base du quatrième article, chez les cf. Menton presque carré. Lèvre petite. Palpes labiaux beaucoup plus courts que les maxillaires ; à dernier article le plus grand. Prothorax plus large que long. Elytres un peu moins larges que le prothorax à ses angles postérieurs; recou- vrant, ou à peu près, le dos de l'abdomen. Hanches antérieures très- distantes entre elles à la base, convergeant l'une vers l'autre d'avant en arrière. Pieds grêles. Tarses de cinq articles : les postérieurs aussi longs que le tibia. Ongles munis d'une dent basilaire. 1. M. «leymesioîîZes; LiNNÉ. Allongé; pubescent. Tête et prothorax noirs {a'), ou d'un roux flave (Ç). Antennes dentées au côté interne. Ecusson caréné. Elytres voilant l'abdomen ; chargées chacune de quatre 14 DIVERSIPALI'ES. nervures; noires^ ou d'un roux livide, avec l'extrémité noire (o'),ou en- tièrement d'un roux flave (9). Pieds d'un rouge roux livide. çf Palpes maxillaires noirs; moins longs et plus robustes; à pre- mier article plus large que les précédents, excavé en forme de coupe, donnant naissance vers sa partie externe de cette excavation à un appendice, en ligne courbe à sa partie externe, et flabellé à sa partie interne : ce troisième article donnant insertion dans son excavation au quatrième article : celui-ci le plus grande, en ovale oblique. Pro- thorax faiblement arqué en devant; presque sans rebord à la base ou muni d'un rebord très-étroit; non creusé d'un sillon anté-basilaire. Septième arceau ventral de moitié au moins plus long que le précé- dent; suivi d'une sorte d'anneau ou d'étui conique, rétractile et par- fois caché. Obs. La tête, le prothorax et l'écusson sont noirs; les élytres noires, chez les uns, d'un roux pâle avec l'extrémité noire, chez les autres. $ Palpes maxillaires roux; plus longs; simples, c'est-à-dire sans appendice flabellé, pendants, subcomprimés; à dernier article le plus long, tronqué à l'extrémité. Prothorax tronqué en devant ; à peine rebordé à la base; mais creusé au devant de celle-ci d'un sillon linéaire, transverse, non étendu jusqu'aux bords latéraux et s'éloignant gra- duellement de la base à partir de la ligne médiane. Septième arceau ventral très-court, non suivi d'un appendice. Ohs. Les palpes, la tête, le prolhorax, l'écusson et les élytres sont entièrement d'un roux flave ou d'une teinte rapprochée. cf Dessus du corps entièrement noir. Ohs. Le dessous du corps est aussi cnlièrem.ent noir ou noir brun ; les antennes d'un roux fauve ou d'un fauve brunâtre; les palpes ma- xillaires noirs ou bruns: les pieds d'un roux livide ou flavesccnt, d'un roux nébuleux ou branfilrc. Mdoe Marci. Linn., Syst. rat. 12« cdit. t. I. p. 681. 13. Lymcrylon morio. FADR.,Manliss.t. I. p. 103. G. — Id.Syst. eleuth. t. ll.p.88.6. Lymexiilon Marci. Oliv., Entom. t. 11. n*» 25. p. 4. 2. pi. I. fig. 2. — Latr.# Ilist. nat. t. IX. p. 134. 2. Lymeccylon barbalim. Panz., Faun. Germ. XXII. 4. Dircaea barbata. Pakz., Faun. Gcrm. 2« édit. XXII. 4. HYLœcÉTiENS — Hylœcetus. 18 Lymexylon proboscideum (S . Schellenb , Entom Beytr. I. p. 8. pi. II. fig. 5-8. Var. a, a" Tête, prothomx, éciisson et extrémité des élytres, noirs ; celles-ci d'un roux flavescent sur le reste de leur surface. Obs, Labre et base des mandibules roux. Antennes ordinairement d'un roux fauve. Dessous du corps noir^ avec les deux derniers arceaux du ventre ordinairement d'un roux flavescent. Pieds de môme couleur, ou avec la base des cuisses postérieures ou même des autres, obscure. Lymexy Ion proboscideum. Fabu., Spec. ins. t. I. p. 2!î6. 4. — Id. Syst. eleuth. t. II. p. 87. 3. — Panz., Faun. Germ. XXlf. 3. — Schellenb., Entom. Beytr. I. p. 8. pi. Il.fig. 1-4 c?. 9 D'un roux testacé, avec les yeux, les ailes et la poitrine, noirs. Cantharia dermestoides. Linn., Faun. suec. p. 702, — Id. Syst. nat. 12« édit. t I. p. GoO. 2S. Lymexylon dermestoides. Fabu., Syst. entom. p. 204. 1. — M. Syst. eleuth. t. Il, p. 87. 1. — Oliv., Entom. t. U. n« 23. p. 4. pi. I. fig. 1. rt-rf. — Panz., Faun. Germ. XXII. 2. Lytla francofurtana. IIerbst., Arch. p. 143. 3. pi. XXX. fig. 4.. Horia dermestoides Fabr., Mant. t. I. p. 164. 2. — Roemek, Gêner, p. 47. 59. pi. XXXI Y. fig. 26. cJ 9 Lymexylon proboscideum. Schneider, Jïag. p. 109. Lymexylon dermestoides. Payk., Faun. suec. t. II. p. 161. 1 (c? $ et var.) — Gyllenh., Ins. s'jec. t. I. p. 313. 1 (c?, $ et var.). Hylœcetus dermestoides. Latr., Gêner, t. p. 260 (Ç et J)- — Schoenh., Syn. ins. t. m. p. 43 (9 , d' et var.). — Stkph., lllustr. t. V. note. — Id. Man. p. 202 (d' et 9). — CuRTis, Hrit. entom. t. XIV. pi. DCXXXIV. — Zetterst., Ins. lapp. p. 80 (c? et 9). — Bach, Kaeferfaiin., 3« livr. p. 119 (c?. var. et 9). — L. Redtenb., Faun. austr. 2^ édit. p. 536 (cJ.var.et 9). —J. du Val, Gêner, p. 206. pi. LI. Long. 0™,0067 à O^jO^OS (3 à 9 1.). — Larg. O'«,0009 à 0°i,0033 (2/5 à 1 1. 1/2). Corps allongé; subcylindrique; garni en dessus d'une pubescence fine, hérissée, peu longue, cendrée (a*) ou d'un roux livide ou flaves- cent ( 9 ); coloré, suivant ses parties, comme il a été dit. Tête dense- 16 ' DIVERSIPALPES. ment ponctuée ; marquée sur le milieu du front, au niveau du bord postérieur des yeux, d'une fossette petite, ovale, à bords relevés, stig- matiformes. Yeux noirs. Antennes prolongées jusqu'aux deux tiers du prothorax; dentées au côté interne. Protliorax transversal, près des deux tiers plus large que long ; sans rebord en devant, à peine rebordé sur les côtés et à la base ; arrondi aux angles de devant, à peine élargi en ligne presque droite jusqu'aux quatre cinquièmes, rétréci ensuite; à angles postérieurs à peu près droits et un peu relevés ; tronqué à la base; convexe, avec les côtés déclives; ponctués; marqué, entre la ligne médiane et les côtés, de deux fossettes : l'une, près du bord an- térieur , l'autre vers les trois cinquièmes de sa longueur, séparées par une faible saillie subarrondie. Ecusson rétréci après la base, puis sub- parallèle, presque bilobé à l'extrémité; ponctué; chargé sur la ligne médiane d'une carène affaiblie ou nulle à l'extrémité. Elytres un peu moins larges en devant que le prothorax à ses angles postérieurs ; six à huit fois aussi longues que lui ; arrondies, prises ensemble, à l'ex- trémité; ordinairement déhiscentes vers celle-ci; peu convexes sur le dos ; convexement déclives sur les côtés ; finement, densement et ru- guleusement ponctuées ; chargées chacune de quatre nervures : la deu- xième à partir de la suture et la quatrième, prolongées jusqu'aux sept huitièmes de leur longueur : la deuxième, naissant de la base, au côté interne du calus humerai ; la première, du sillon situé en dehors du calus humerai; les première et troisième, raccourcies en devant; la deuxième, unie à la troisième vers le milieu de la longueur des étuis; la troisième, un peu après cette longueur. Dessous du corps finement pointillé, pubescent. Pieds grêles; pubescents. Cette espèce habite principalement les zones froides ou tempérées. Elle vit, dans son jeune âge, principalement dans les troncs morts ou malades de différents arbres. Gyllenhal et Sturm indiquent le chêne, l'aulne et le sapin. Sa larve a été trouvée dans le picéa par MM. Warnkœnig et Rieger; dans le chêne, par M. Nœsdsinger; dans le hêtre, par M. Ratzeburg, et par M. Chambovet, de Saint-Etienne (Loire). Nous l'avons rencontrée dans les troncs de cette dernière essence et dans le sapin. Un jour, le 10 juin, à la Grande-Chartreuse, par un temps chaud HYLŒicÉTiENS. — Hîjlœcetus. 17 et disposé à l'orage, nous vîmes sortir d'un tronc de hêtre, coupé à six ou sept pieds au dessus du sol, une multitude de ces insectes ; tous étaient des cf. Aussitôt qu'ils quittaient de leur retraite, ils volaient avec une grande vivacité autour des arbres sur lesquels des 9 avaient déjà pris leur essor. Plusieurs de celles-ci ne tardèrent pas à venir se poser, près d'une scierie voisine, sur les planches ou plateaux de hêtres fraîchement sciés, dans le hut de clicrcher un endroit propice pour y cacher l'espérance de leurs descendants à venir. Obs. La couleur de la robe varie suivant les sexes. Le C3* est soit en- tièrement noir, ou avec les élytres d'un roux teslacé et l'extrémité noire. La Ç est d'un roux testacé, avec les yeux et la poitrine, noirs. Fabricius et. d'autres ont considéré comme spécifiques ces différences de couleur. Schneider et Paykull ont été les premiers à rapporter ces di- verses variations à une même espèce. Voici la description de la larve : Long. OB' ,022s (10 1.). Allongée; subcylindrique. Tète notablement plus étroite que le seg- ment prothoracique; subglobuleuse; subcornéo; liss;e, luisante, d'un livide flavescent; notée sur le vertex d'une ligne plus pâle avancée jusqu'aux deux cinquièmes postérieurs, oîi elle se divise en deux lignes divergentes , peu apparentes, dirigées chacune vers la base des man- dibules; marquée, au devant de la naissance de ces deux lignes, de trois taches d'un fauve brunâtre, disposées d'une manière rayonnante et notée, vers ces taches, de quelques légères fossettes; hérissée sur les côtés de poils livides. Einstome charnu ; rétréci d'arrière en avant en forme de triangle tronqué, aussi long que large. Labre charnu; petit, semi-orbiculaire, remplissant l'espace existant entre le côté basi- laire interne de chaque mandibule. Mandibules courtes, larges à la base, en quart de cercle à leur côté externe, assez longuement tron- quées et tranchantes à leur extrémité interne ; coriaces et d'un livide flavescent à la base, noires et cornées à l'extrémité. Mâchoires charnues; offrant à leur partie interne basilaire une sorte d'appendice bilobé ; munies d'un lobe continu, conique, terminé en pointe subcornée et offrant près de celle-ci des spinules entremêlées de poils. Palpes ma- 11 18 DIVERSIPALPES. xillaires plus courts que le lobe des mâchoires; coniques; de trois articles; garnis de quelques poils. Lèvre inférieure charnue, composée d'un menton formé de deux pièces : la basilaire en parallélogramme transversal : l'antérieure, plus longue que large, subcylindrique; ter- minée par des pièces palpigères courtes, divergentes, et pourvue dune languette aussi- avancée que les palpes. Palpes labiaux coniques; de àevL\ articles. Ânte?mes très-courtes, peu visibles; situées immédiate- ment en arrière de la base des mandibules ; coniques ; garnies de poils offrant trois articles apparents. Ocelles nuls. Corps composé de douze segments : les trois thoraciques portant chacun en dessous une paire de pieds : le prothoraciquc le plus large de tous, débordant la tête de chaque côté, presque aussi long que les méso et métathoracique réunis; en parallélipipède transversal; coriace; lisse avec la partie antérieure et ses côtés couverts de fines granulations; marqué d'une légère fossette de chaque côté de son disque. Abdomen de neuf segments, subcoriaces : le premier aussi court que l'anneau métathoracique : le deuxième et sur- tout le troisième moins courts; les suivants plus longs: les trois premiers lisses en dessus : les autres garnis en dessus de granulations fines sur le quatrième, moins fines sur le cinquième, transformées sur les autres en petites pointes subcornées : ces pointes constituant une rangée trans- versale, vers la moitié de la longueur du sixième serment, une ligne arquée près du bord antérieur du septième et deux petites rangées sur le huitième : le neuvième rétréci d'avant en arrière en forme de cône plus long que large et terminé par un appendice corniforme , une fois et demie plus long que large, recourbe vers son extrémité, plan en dessus, parallèle, armé de petites pointes ou dentelures de chaque côté, bifide et corné à son extrémité; pourvu en dessous dun mamelon pseudopode, au milieu duquel se montre l'anus : le mamelon, garni de granulations et pourvu de chaque côté d'une rangée de petites pointes concourant à donner plus d'énergie à la progression de la larve. Dessous du corps presque charnu ou subcoriace comme le dessus. Pieds médiocres; garnis ou hérissés de poils un peu raides; composés de quatre pièces: une hanche, paraissant suivie d'un trochanter, d'une cuisse, d'un tibia et d'un tarse terminé par un ongle aigu. Stigmates au nombre de neuf paires : l'antérieure, située sur le deuxième arceau HYLOECÉTiENs. — Hijlœcetus. 19 thoracique, un peu en devant et en dehors de la deuxième paire de pieds, en dessous du bourrelet latéral : chacune des huit autres paires, en dessus de ce bourrelet, sur les huit premiers segments abdominaux. Schellenberg (Entom. Beitmge, 1802) a le premier représenté cette larve. Sturm (Deutsch. Faun. t. XI, 1837. p. 71) en a donné une courte description. M. Ratzeburg (Forstlns. t. I, 1839. p. 40) l'a également décrite et fait représenter (loc. cit., pi. II, fig. 21 B). M. Nordlinger (Stettin entom. Zeit. 1848, p. 227, pi. I, fig. 3) a fourni quelques dé- tails sur elle, et a donné une image des trous dont sont criblées les par- ties des bois dans lesquelles elle a vécu. (Voyez aussi du même auteur: Nachtrœge zu riaf.:-eburffs ForsUnsectcn , 1856, p. 2). M. Westwood {Introduction, etc.) l'a également fait représenter. Nymphe. Allongée; garnie sur la tète de poils fins; de granulations sur le prothorax et l'écusson , et de petites spinules sur les derniers anneaux de l'abdomen. Palpes pendants. Antennes couchées sur les côtés de la tête et du prothorax. Elytrcs et ailes déhiscentes et incour- bées sur les côtés du corps. Pieds convergents vers la partie médiane de la poitrine et du ventre. Abdomen rétréci à partir du neuvième arceau : les deux derniers plus courts : le dernier, tronqué. Suivant M. Ratzeburg. cet insecte ne rcsie qu'une huitaine de jours à l'état de nymphe. L'insecte paraît au printemps. H. Flaljellîcoriiîs*, ScHNEmER. Allongé., puhescent. Tête et protho- rax noirs. Antennes flaheUces au côté interne (çf). Elytres voilant à peu prés tout le dos de V abdomen, chargées chacune de quatre nervures; d'îin roux testacé. avec l'extrémité noires. Pieds d'un rouge livide, avec les cuisses postérieures noires. Dessous dii corps noir; région anale d'un roux flave{'ia>-, Nov. 1ns. Spcc. p. 25. 49.pl. fig. 4 (S). 20 DIVERSIPALPES. Lymexylon flabeUiconie. Schneider, JSeuest. Magaz. (1791). p. 109. note (J). — Panz., Faun. Germ. (1794). XIII. 10 (c?). — Gyllenh., Ins. suec. t. IV. (1827). p. 352. 2. (c?). Hylœcc'ilis flabdlicornis. Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 46. 2. (J). Hylœcerus flabeUicoriiis. i. du V.\l, Gêner, t. III. p. 206. pi. LI. fig. 252. cJ. Long. O^^.OOTS à 0'»,0100 (3 1. 1/2 à 4 1. 1/2). — Larg. 0",0022 (1 1.). çf Corps allongé, subcylindriqiio, pubescont. Tête suborbiculaire. noh'C. Labre ei palpes d'un roux fia vc. Antennes tV un roux brunâtre; biflabellées au côté interne, à partir du troisième article, et munies à la base d'un appendice foliacé. Prothorax transversal, noir. Ecusson noir. Elytres un peu moins larges en devant que le prothorax à sa base ; voilant à peu près tout le dos de Tabdomen ; subparallèles, faiblement rétrécies postérieurement; subarrondies chacune à l'extrémité; char- gées chacune de quatre nervures; d'un roux flave ou testacé, avec l'ex- trémité noire. Ailes brunes. Dcsso2is du corps noii-; région anale d"un roux flave ou testacé. Pieds d'un roux flave : cuisses postérieures noires. Nous en devons un exemplaire à la générosité de M. le baron Henri de Bonvouloir. Cette espèce habite le nord de rAUemagne, la Finlande et sans doute aussi quelques autres contrées septentrionales de l'Europe, et y est rare. Le o" seul de cette espèce est encore bien connu. Il a été décrit et fi- guré pour la première fois par Uddman, en 1753. La Ç est probable- ment comme le soupçonnait cet auteur, l'insecte décrit par lui après le précédent (loc. cit. p. 23, n" 49). Elle différerait du o^ par ses an- tennes d'un rouge roux, non flabellées, c'est-à-dire simplement dentées au côté interne; par ses élytres d'un rouge roux ou testacé plus briè- vement noires à l'extrémité ; par le dessous de son corps d'un roux flave sur le ventre, à partir du deuxième arceau. Elle doit sans doute aussi différer par la forme des palpes, dont les auteurs ne parlent pas. S'il en est ainsi le sous-genre Hylœcerus de J. du Val ne reposerait que sur des différences particulières à l'un des sexes, et aurait consé- quemment une faible valeur. LYMEXYLONiENS. — Lymexijlon. -21 L'if, fîabdlicornis d' s'éloigne facilement de XU. derrnestoides cf, par ses antennes flabellées. La 9 du premier se distinguerait de celle du second, par sa tète et son protliorax noirs; par ses élytres noires à l'extrémité; par sa poitrine et les deux premiers arceaux du ,ventre, noirs; par ses cuisses postérieures noires ou brunes. GcnvGLymexijloij, Lymexylon; Fabricius. Fabricius. Syslema cnloraologiac, 1775, p. aii. Caractères. Ventre de six arceaux : le premier visible seulement sur les côtés. Tête plus large que longue; rétrécie presque immédiate- ment après les yeux, et séparée du prothorax par une sorte de cou. Yeux gros et saillants; entaillés à angle rentrant, à leur partie anté- rieure; hérissés de poils fins assez nombreux. Antennes insérées au devant de l'échancrure des yeux; subfiliformes (çf), ou plus épaisses dans leur milieu ($); ni dentées ni flabellées au côté interne; de onze articles : le troisième plus court que le quatrième : le onzième appen- dice. Labre petit, transverse. 3Ianclibides coiirtQS ; entières ou à peine érhancrées à l'extrémité. Mâchoires à deux lobes courts; médiocrement ciliés: l'interne plus petit. Palpes maxillaires àe forme différente dans les deux sexes ; longs, pendants et subfiliformes, chez la $ ; moins longset munis d'un appendice irrégulièrement flabellé chez le cf. Menton presque carré. Lèvre inférieure courte. Palpes labiaux beaucoup plus courts que les maxillaires. Protliorax plus long que large. Ehjtrcs un peu plus larges que le prothorax à ses angles postérieurs; laissant à découvert les deux ou trois derniers arceaux du dos de l'abdomen. Hanches antérieures parallèles, rapprochées l'une de l'autre. Pieds grêles. Tarses de cinq articles : les postérieurs au moins aussi longs que le ti- bia. Ongles simples. 1. li. IVavale? Linné. Sublinéaire, subcyUndriqiie^ pubescent. Tête noire. Antennes au moins aussi longuement prolongées que les angles posté- rieurs du prothorax. Celui-ci plus long que large^ bissinué à la base; d'un roux testacé (9). et maculé de noir (d"). Elytres laissant à découvert au 22 DIVERSIPALPES. moins les deux derniers arceaux de l'abdomen; d'un roux pâle ou testacé à la base et sur une largeur graduellement rétrécie à la suture, avec le côté externe ci souvent V extrémité, noirs ou d'un brun noir. Ventre d'un roux orangé. Poitrine noirâtre {'^) ou d'un roux livide {d"). Pieds de cette der" nière couleur. cf Palpes maxillaires peu allongés, robustes; à deuxième article grand, plus large que long, profondément excavé au sommet : le troisième, très-court, peu apparent, en majeure partie reçu dans l'exca- tion du précédent, excavé lui-même et obliquement en forme de coupe : le quatrième, presque ovalaire, inséré dans l'excavation du troisième ; offrant, à la partie postérieure de sa base, un appendice naissant de l'excavation du troisième, fortement et irrégulièrement flabellé, un peu courbé postérieurement. 9 Palpes maxillaires assez longs; à deuxième article obtriangulaire : le troisième court : le quatrième un peu plus long que le deuxième, plus large, obtusément tronqué. Cantharis navalis. LiNN.,Syst. nat. 10« édit. t. I. p. 403. 29.— Id iâ" édit. t. I. p. 650. 26. Lymexylon navale. Fabr., Syst. entoin. p. 204. 2. — Id. Syst. eleuth. t. 11. p. 88. i. — Oliv., Entom. t. II. n° 23. p. 5. 4. pi. I. fig. 4. a. b. — Panz., Faun. Germ. XXII. 5. — Payk., Faun. suec. t. II. p. 161. 2. ç. — L.ur., Ilist. nat. t. IX. p. 135. 4. — Id. Gêner, t. I. p. 267. 1. $. — Gyllenh., Ins. suec. t. I.p. 316. 2. 9. — Schoenh., Syn. ins. t. III. p. 4G. i. — Sturm, Deutsch. Faun. t. XI. p. 61. pi. CCXXXIV. J 9 . — Curtis, Brit. entom. l. VIII. pi. CCCLXXXII. — STÉPH.,Illustr. t. V. 62. — Id. Man. p. 202. 1603. — Ratzeb., Fortins, t. I. p. 41. pi. II. fig. 23. J 9 . fig. 23. B. larve. — Bach, Kaeferfaun. t. III. p. 120. 1. — Lacord., Gêner, t. IV. p. 504. — L. Redtenb., p. 576.— J. DU Val. t. III. p. 207. pi. M. fig. 253. 9. Long, Om,OOG7 à 0"i,0135 (3 1. à 6 1.). - Larg. 0-^,0012 à 0^0020 (3/5 1. à 9/10 1.). Corps .sublincaire, subcylindrique ; garni en dessus d'une courte pu- bescence. Tête finement granulée, ou finement et densement ponctuée; noire ; l\ pubescence obscure, courte et hérissée. Labre et base des man- dibules d'un roux pâle ou testacé. Palpes de même couleur. Yeux noirs, LYMEXYLONIENS. — LyniôxyloTi. 23 hérissés d'un duvet court, fin et assez épais. Antennes grêles et filifor- mes (o*), un peu épaissies dans le milieu chez la Ç; brunes ou d'un brun fauve, avec les premiers articles d'un roux testacé et moins pu- bescents. Prothorax tronqué ou un peu arqué en devant; arrondi aux angles antérieurs; subparallèle ou faiblement élargi sur les côtés; bis- sinué à la base, avec les angles postérieurs dirigés en arrière ; plus long que large; médiocrement convexe en dessus^ convexement déclive sur les côtés; sans rebord ou à peine rebordé ; superficiellement poin- tillé; roux ou d'un roux fauve (?) ou plus ou moins maculé de brun (o*). Ecusson subparallèle, arrondi postérieurement; aussi long que large; roux ou d'un roux testacé; pubçscent. Elytres un peu plus larges que le prothorax à ses angles postérieurs ; quatre fois au moins aussi longues que lui; plus courtes que l'abdomen, dont elles laissent au moins les deux derniers arceaux à découvert; subparallèles ou un peu atténuées postérieurement; arrondies chacune à l'extrémité; ordinai- rement en partie déhiscentes à la suture; médiocrement convexes sur le dos, convexement déclives sur les côtés, obsolètement pointillées; garnies d'une pubescence fine et couchée ; d'un roux pâle ou testacé, avec le bord externe et l'extrémité, bruns ou noirs (?), ou noires, avec la base et la suture jusqu'au delà de la moitié de leur longueur, d'un roux pâle ou testacé (a*). Ailes noires ou noirâtres. Lcssous du corps finement ponctué, pubescent. Poitrine rousse ou d'un roux L ;-facé (a"), ou noirâtre (o*). Ventre d'un roux tirant sur l'orangé (cj"v)- Pieds d'un roux testacé, pubescent. Cette espèce vit principalement dans le chêne. Elle est ordinaire- ment assez rare; mais quelquefois elle se multiplie dans les chantiers de bois destinés aux constructions navales, et y cause de grands dégâts. La larve a beaucoup d'analogie avec celle de VH. dermestoides ; mais son dernier arceau est pourvu d'un appendice vésiculeux très-relevé et arrondi à sa partie postérieure, au lieu d'avoir une sorte de prolonge- ment corniforme. Linnéj comme nous l'avons dit, a le premier fait connaître cette larvcj dontSturm;, MM. Ratzeburget Westwood ont ensuite donné une description et la figure. TABLEAU MÉTHODIQUE DES DIVERSIPALPES Hylœcetus, La treille, dermestoides, Linné, flabellicornis, Schneider. Lymexylon, Fabricius. navale, Linijjé, TABLE DES DIVERSIPALPES PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE CANTARIS dermestoides lo navalis " . . 22 DIRC.EA barhala ii IWRIA dennesloides lîi IIYLœCERlS fldbeUiconiis 20 IIYLŒCETUS dermestoides lo llibclliconiis ■ . lî> LYMt:XiLLON barbai um 1^* dermestoides 1"> ftabellleorne 20 marei l '* morio l't D.'ivale 21 proboscidcum 15 LYTTA francofurtana 1^> MELOE marei 1'* Lyon. — Imji. ilo Pinicr, successeur ilc Ricliaiil, 31, rno Tiipiu, if A /, ^^.  fê 'féi mi •r ^ '^^^^ ^^ ... .V A - ..^ ^ ^,^^. ^-^ n^ — "il ij.i.<^ ^> v^ rS^^^. ^ 1....^..., ^ ^ ik....... .^ %. t. ^« ^"^P^.^ V